L'Exterritorialité, p
blissements faits aux Échelles sous Tancien régime : il» sont exclusifs et fermés. La concentration des colonies marchandes est extrême; extrêmes^ la difficulté avec la* quelle on y est admis, )e soin avec lequel elles se resser-* rent sur eHes-mèmea^ jatoii8«» de teors privilèges et désireuses de s'abriter contre tottte cuut» rren ce. Ce trait, qui n'est d'ailleurs point spécial à la France^ marque profondément tout t^iHeteii ordre de choses. Cest un régime de privilèges et d'exehisîon, et les capftuiations sont sollicitées pour garantir ces privilèges et pour écarter les rivaux.
Ce qu'on appcITc dans u»e ville du Levaof la ir nation française ' » est la réunion des commerçants. La nation firaBçaise i^ eompte toujours qu^un très petit nombre de membres. En sont sévèrement exclus les insolvables, les vagabonds, les aventuriers. D'ailleurs, on ne peut s'embarquer pour les Échelles sans l'agrément du roi. Tout nouvel arrivant doit être muni d'un passeport, avoir obtenu l'autorisation de la Chambre de commerce de Marseille ; enfin, fournir un cautionnement de 40 à 60.000 francs et des garanties d'honorabilité*. On voit quels obstacles entouraient l'accès du Levant pour le négociant français.
Une fois le commerçant installé, ce régime d'étroite et envahissante protection ne se relâche pas. Le but qu'avant tout Ton poursuivait, c'était d'empêcher que les richesses acquises par les Français dans le Levant ne fussent détournées de l'épargne nationale *.
1. Sur Inorganisation de la « nation française » dans le Levant, voir L. de Laigne, op. ci7., p. 558.
2. Ordonnance dn roi en date du 21 octobre 1685 portant « dérenses à peine d'amende à tous marchands français de passer dans le Levant et la Barbarie pour s'y établir sans avoir été examinés et reçus par la Chambre de commerce de Marseille ». Une ordonnance du 3 novembre 1700 rappelle et confirme celle dn 21 octobre 1685.