‹ La juridiction des consuls français dans les echelles du Levant d'après lesChapitre 24 sur 56 · Engelhardt, op. cil., II, p. U · texte numérisé non relu

Engelhardt, op. cil., II, p. U

2. Ces codes figurent dans le recueil d*Aristarchy-Bey^ 1. 1, p. 2Î5 ; t. Il, p. 353 ; dans Gatteschi, Droit ottoman, p. 286-i8t ; Féraud-Giraud, op. cit., I, 312 49S. Le nombre (loi« membics '|iii rumpo aii*nt le tribunal do commerce fut réduit à cinq in tigèncâ dont le prôii'Jciil et deux européens.

LA PÉRIODE C0NTE.VP0UA1.NE 71

comte Granville, le i mai 1880, sir H. Lagard, ambassadeur anglais ; et. Engelhardt, après avoir suivi pas à pas la série des réformes entreprises, en constate l'échec complet et termine par cette conclusion pessimiste. « La réaction musulmane a repris la plupart de ses positions '. »

Les diplomates européens s*étaient bien gardés de faire fond sur les engagements de la Porte ; aussi, quand, au Congrès de Paris le 25 mars 1856, les représentants de ia Turquie demandèrent le retrait des capitulations, les puissances usèrent de procédés dilatoires et se bornèrent à répondre aux promesses du sultan par d'autres promesses : ombre pour ombre *.

Le protocole de 1856 s'exprime ainsi :

« M. le baron de Bourqueney et les autres plénipotentiaires avec lui reconnaissent que les capitulations répondent à une situation à laquelle le traité de paix tendra nécessairement à mettre fin et que les privilèges qu'elles stipulent pour les personnes circonscrivent l'autorité de la Porte dans des limites regrettables ; qu'il y a lieu d'aviser à des tempéraments propres à tout concilier; mais qu'il n'est pas moins important de les proportionner aux réformes que la Turquie introduit dans son administration, de manière & continuer les garanties nécessaires aux étrangers avec celles qui naîtront des mesures dont la Porte poursuit l'application. » Et les plénipotentiaires émirent le vœu qu'une conférence s'ouvrît à Constantinople en vue de procéder, d'accord avec le gouvernement ottoman, à la revision des capitulations. Ce vœu,comme tant d'autres, cstdemeuré stérile*.

Page 1