Un ancien diplomate^ op. cit., p
2. Bcugnot, Mémoire sur le régime des terres dans les princ'pautés fondées en Syrie par les Francs à la suite des Croisades^ p. 57. Livre de Jean d*Ibelin, ch. iv.
3. Les Turcs, sur ce point, comme sur presque lous, se bornèrent & recueillir inlégi-alemenl l'hérilage des gouvemcmenls qu'ils remplaçaient. Hassan- Peh mi-Pacha, dans son Traité de droit iniernationaly dit que ies piivilcgcs accordés aux étrangers en Turquie n'ont pas tt;; créés par l'Empire ottoman, mais proviennent des usages qui étaient en vigueur dans les États orientaux.
èrement incertaine. Il importait que des conven- §gulières fussent conclues et donnassent à l'état de caractère officiel et juridique.
pièce curieuse, apocryphe d'ailleurs suivant toute nce, rapporte à Mahomet lui-même le premier [ui aurait reconnu aux chrétiens des privilèges dans s musulmans *. Une autre tradition s'arrête à Omar que ce calife, dans une convention passée avec le che Sophronius, ait réglé avant tout autre lacondis chrétiens conquis par les sectateurs de l'Islam*, îhroniques de Saint-Denis' êtd'Eginard* nous ont e souvenir des relations qui existèrent entre Charge et Haroun-al-Raschid. D'après Hautefeuille, qui à-dessus des recherches approfondies, il y aurait eu entre les deux princes un traité formel, une ation véritable \
l167, les Francs conclurent avec les musulmans te un traité pour l'installation à Alexandrie d'un
riôrc, Négociations de la France dans le Levant, I, LXVI-LXIX, [te de ce traité d'après le ms Harlay Saint-Germain, 248. pière, op, cil. y LXVI.
miqucs de Saint-Denis^ 1. II, p. 250. Karoli Magni per Eginardum scrîpta, p. %.
efeuille, Histoire des origines, des progrès et des variations du iritime in ter national, I, p. 96. — Pardessus, Collection des lois s antérieures au xviii» siècle. Introduction, t. I, p. LXVI. i un extrait d'Ibn Khaldoun publié par Tornbey, on H», au sujet de )n en Egypte du roi Amaury, en 1167: « Pranci in Syriam reverteegyptii Alexandriam occupaverunt. Hos inter et Francos convenlum insulem Kahiric hi tenerent. — L. de Laigne, L'institution consu- )4.3.
Le 10 juin 1236, Conrad de Castro, ambassadeur de Gênes, signa pour dix ans avec Abou-Zakaria, roi de Tunis, un traité de commerce, qui fut renouvelé en 1250 et 1272'.
En 1252, saint Louis entra en rapport avec les princes arabes de Tripoli et d'Alexandrie et établit des agents dans ces deux villes*.
En 1270, Philippe le Hardi négocia avec le sultan de Tunis, Abou-Abdallah-Mohamed^.
Par un traité conclu en 1403 avec le sultan du Caire, Philibert de Naillac, grand maître de Rhodes, obtint le droit de placer à Jérusalem, à Ramah, à Damiette et à Alexandrie des représentants qui recevraient de lui la mission et acquerraient auprès des gouvernements égyptiens le droit de protéger les chrétiens quels qu'ils fussent qui pourraient être exposés aux avanies ou aux insultes des mahométans \
A la même date, Venise contracta avec Témir de Palatcha un traité régulier ^.
Sous le règne de Charles Vil, Jacques Cœur entretenait des facteurs en Egypte et le sultan Aboud-Saïd-Jacmac leur permit de trafiquer sûrement dans tout le pays. Il échangea même des présents avec un envoyé de Jacques Cœur, Jean Village*.
En 1447, le même sultan, par l'intermédiaire de ce Jean Village, écrivit à Charles VII une lettre pour promettre
1. L. de Mas Latrie, Documents relatifs au commerce des Génois sur la côte d'Afrique au Moyen AgCy p. 440.