SIA
iégion (1). — Dans les provinces du Sénat, au contraire, les proconsuls n'avaient de juridiction pénale complète que si elle leur avait été spécialement déléguée par l’empereur (2}
10. Les MAGIsTrs micirum. — Constantin modifia les attributions des préfets du prétoire. Il leur réserva toute l’administration civile de l'empire, mais leur enleva tout le pouvoir militaire, pour l'attribuer à de hauts fonctionnaires nouveaux, magistriequilum, magistri peditum, qui furent, sous ses successeurs, confondus sous le titre de magistri militum. Ils étaient au nombre de trois pour l'Occident, dont un en Gaule ; cinq pour l'Orient trois d’entre eux étaient aux frontières, per Orientem, per Thraciam, per Illyriam, les deux autres restaient près de l'Empereur, Præsentales. Ils avaient la connaissance en appel de presque toutes les affaires où figuraient des militaires et des affaires exceptionnelles de la capitale. Les autres, les magislri per provincias, se réservant les affaires particulièrement graves (3).
Enfin, au-dessus, les ducs et les comtes jugeaient les affaires d'importance secondaire, assistés d’un conseil, auditorium, ayant simple voix consultative (4. Les membres de l’'auditorium étaient des officiers salariés et nommés directement par l'Empereur. |
SECTION II Compétence de la justice militaire et procédure
Pour terminer le rapide exposé de la justice militaire à Rome, il nous faut dire quelques mots de la compétence etde
(1) Dion Cassius, LV. 22.
(2) Dion Cassius, LIT, 13.
(3) Lydus, Administration militaire chez les Romains. Traduction latine de Hase, passim.
(4) Lydus, Loc. cit. et Code L. VIIL. 12, de diversis off. et apparit.