‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 100 sur 167 · part., foU 99 verso et seq«, sect. s>isswo · texte numérisé non relu

part., foU 99 verso et seq«, sect. s>isswo

petit nombre d'élus : abscondilè quo$% in foveis viperarum venarij ei qtêoii hmreiiiam malo éerpere m paud» K Origèae la considère comme le seul moyen d'expliquer oertainB récits bibliqiie9f tels que la , lutte de Jacob et d'Ésaû avant leur naissance, tels que l'élection de Jérémie, quand il était enccHre dans le sein de sa mère, et une foule d'autres faits qui accuseraient le ciel d'iniquité, s'ik n'étaient justifiés par les actions bonnes ou mauvaises d'une vie antérieure à celle-ci. De plus^ pour ne laisser aucun doute sur l'origine et le vni caractère de cette croyance, le prêt^re d'Alexandrie a soin de nous dire qu'il ne s'agit pas ici de la métempsycose de Platon^ mais d'une théorie toute différente et bien autrement élevée*. " ^

Outre la métempsycose proprement dite, les kabba-listes modernes ont imaginé encore un autre moyen ôffert par la grâce divine à notre faiblesse , pour nous aider à reconquérir le ciel. Us supposent que lorsque deux âmes manquent de force pour accomplir , chacune séparément, tous les préceptes de la loi, Dieu les réunit dans le même corps et les confond dans une même vie, afin qu'elles se complètent l'une par l'autre comme l'aveugle et le paralytique. Quelquefois c'est une seule de ces deux âmes qui a besoin d'un supplément de

1. Bi«nmym. epistoL ad Bmêiriodm, Voir aussi Uuet, Origeniana.

2. Ut^i i^y,(^)it liv. 1 , chap. 7. Ou xoltt. TlXarcovo; {&tTftV90|AaTMa(v^ àXXà X91T* ôUn» Tivà û^miXoTcpav •cw^iav, Adv.i/êUum, Uv* 3*

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vertu et qui vient le chercher dans lautre^ mieux partagée et pliis forte* Celle-ci devient alors comme la mère de la première; elle la porte dans son sein et. la nourrit de sa substance comme une femme le firnit de ses entrailles. Delà le nom de gestation ou d'imprégnation (^*0^y) sous lequel on désigne cette association étrange, dont le sens philosophique, s'il y en a un, est très difficile à deviner ^ Mais laissons ces rêveries,

ou si l'on veut, ces allégories sans impcnrtance^et tenonsnous-en au t^xte du Zohar.

Nous savons déjà que le retour de l'âme dans le sein de Dieu est à la fois la fin et la récompense de toutes les épreuves dont nous venons de parler; (pendant les auteurs du Zohar n'ont pas voulu s'arrêter là : cette union, dont résultent pour le créateur aussi bien que pour la créature des jouissances ineffables, leur a semblé un ftdt naturel, dont le principe esl dans la constitution même delesprit; en un mot, ils ont voulu l'expliquer par un système psycologique , qu'on retrouvesans exception au fond de toutes les théories enfantées par le mysticisme. Après avoir retranché de la nature huinaine cette force aveugle^qui préside à la vie animale,

i. Ce mode de transmigratibn a particalièrement occupé Isaac Loria, comme le témoigne son fidèle disciple 'Haïm Vital dans son Etz 'Hm'm, Traité de la Métempsycose (n^SlASaiSO) chap. i.

Moïse Ck)rdttero, plus réservé et loujours plus près djx Zohar ^ en parle très peu.

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qui ne quitte jamais la terre ^ et par conséquent ne jone aucun rôle dans les.destiaées de l âme, le Zohar distingue encore deux manières de sentir et deux sortes de connaissances* Les deux premières sont la crainte et l'amour : la lumière directe et la lumière réfléchie , ou la face interne et la face extérieure ; telles sont les expressions par lesquelles on désigne ordinairement les deux dernières* ce La face intérieure, dit le texte , re- (c çoît la lumière du flambeau suprême, qui luit éter- « nellement, et dont le mystère ne saurait jamais être (f dévoilé. Elle est intérieure, parce qu'elle rient d'une cf source cachée ; mais elle est aussi supérieure, parce « qu'elle vient directement d'en haut. La fac>3 extéu rieure n'est qu'un reflet de cette lumière, directe w tement émanée d'en haut ^. >» Lorsque Dieu dit à Moïse qu'il ne le verra pas en face , mais, seulement par derrière, il fait allusion à ces deux manières de connaître , que représentent aussi, dans' le paradis terrestre, Tarbre de vie et celui qui donnait la science du bien et du mal. C'est, en un mot, ce que nous appellerions aujourd'hui l'intuition et la réflexion. L'amour et la crainte , considérés du point de vue rèligieut , sont

4. part., ni^hv >Kn3 nSaSanm Hisp ia rnsn^r?» fol. 83 verso, sect. -|S "^S; 2« part., fol. 141 verso, sect. nDim

2« part., fol. 208 verso. Ces deux sortes de connaissances s'sppeUent le plus souvent le Miroir lummmuo^ nmy M^^SpsoM et le Miroir wnhMiineuœ^ tr^7\2 K^^r HnbpBDK* Sous ces deux noins éUes sont quelquèfois mentionnées dans le ThiOmui.

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définis d'une manière très remarquable dans le passage suiyant t ci C'est par la crainte qa'on est conduit à Ta- (c mour. Sans doute , l'homme qui obéit à Dieu par i< amour est parvenu au degré le plus élevée et apparu ,(c tient déjà, par sa sainteté, à la vie future; mais il (c ne faut pas croire que , ser^r Dieu par crainte , ce ce ne soit pas le servir. C'est, au contraire, un hommage «f très précieux que celui de la crainte, bien qu'il éta- « blisse entre Dieu et Tâme une union moins élevée. Il « n'y a qu'un seul degré plus élevé que la crainte, If c'est l'amour* Dans l'amour est le mystère de l'unité, «f C'est lui qui attire les uns vers les autres les degrés «r supérieurs et les degrés inférieurs ; c'est lui qui w élève tout ce qui est à ce degré suprême, où il est (I nécessaire que tout soit uni. Tel est le sens mysté- (f rieux de ces paroles : Écoute^ Israël, l'Éternel notre ir Dieu est un Dieu un >i

Nous comprenons sur-le-champ qu'une fois arrivé au dernier terme de la perfection» l'esprit ne connaît plus ni la réflexion ni la crainte ; mais sa bienheureuse existence, entièrement renfermée dans l'intuition et dans l'amour, a perdu son caractère individuel; 'sans intérêt, san» action, sans retour sur ellemême, elle ne peut plus se séparer de l'existence divine. Toid', en eflfet, comment elle est d'abord repré-

1. -pzim n2m M12 nSs7 ]nd nanw in^S lynx nsv 2* part., foî. *n5<7 KbSn nwnpa paTxiKi mhrjh n»by "w^a 216 recto, sect. ^ipn

sentée sous le point de vue de l'intelligence : « Venez u et voyez ; qiaand les âmes sont parvenues dans le u lieu, qu'on appelle le trésor de la vie, elles jouissent « de cette lumière brillante, •^rUl HK^^^SpSDK, dont a le foyer, est dans le ciel suprême : et telle estla splen- « deur qui en émane, que les âmes ne pourraient la t< soutenir, si elles n'étaient elles*mèmes revêtues d'un c< manteau de lumière» C'est grâce à ee manteau qu'elles cr peuvent subsister en face du foyer éblouissant qui « éclaire le séjour de la vie. Moïse lui-même n'a pu ce en approcher 9 pour le contempler , qu'après s'être « dépouillé de son enveloppe terrestre*. » Voulonsnous savoir à présent comment l'ftme s'unit à Dieu par Tampur, écoutons ces paroles d'un vieillard, à qui le Zohar adonné le rêle le plus important après celui de Simon ben Jocbaï : « Dans une des parties les plus ce mystérieuses et les plus élevées du ciel, il y a un pâte lais qu'on appelle le palais de l'amour, rpnx * ti là se passent de profonds mystères ; là sont rassem- « blées toutes les âmes bien-aimées du. Roi céleste; « c'est là que le Roi céleste , le S^int , béni soit-il , « habite avec ces âmes saintes et s'unit à elles par des f< baisers d'amour, TtyrT^l |^p\yj^. » C'est en vertu de cette idée que la mort du juste est appelée.iin baiser

V part., fol. 66 recto, seet. m '•îtot KnSpSDKT 2. MipM-r M*m Mbd^n' ntit Hnnao HTjn ns^pn vnvo ia3 2* part., fol. 97iecU>, sdct. D^iasTO *rnanK Ssni

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