‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 102 sur 167 · Considerationes de theoiogià mysUcàf pars secund., ad ùa · texte numérisé non relu

Considerationes de theoiogià mysUcàf pars secund., ad ùa

tahemaéhs , mSs^n yS'C; ) * , il y en a un , désigné sous le titre de saint des saints , où toutes les âmes Tont se réunir à Tâme suprême et se compléter les unes par les autres. Là, tout rentre dans Tunité et dans la perfection; tout se confond dans une seule pensée qui s'étend sur Tunirers et le remplit entièrement; mais le fond de cette pensée, la lumière qui se cache en elle ne peut Jamais être ni saisie ni connue; on ne saisit que la pensée qui en émane. Enfin, dans cet état, la créature ne peut plus se distinguer du créateur; la même pensée les éçlaire, la même volonté les anime ; Tâme aussi bien ^e Dieu commande à TuniTers, et ce qu'elle ordonne , Dieu Texécute ^.

n ne nous reste plus, pour avoir terminé, cette analyse^ <in'à faire connaître en peu de mots l'opinion des kabbalistes sur un dogme traditionnel auquel leur système donne un rôle très secondaire, mais qui, dans l'histoire des religions^ est de la plus haute importance. Le Zohar fait plus d une fois mention de la déchéance et des malédictions qu'amena dans la nature humaine la désobéissance de nos premiers parents. U nous apprend qu'Adam, en cédant à la bête, a réellement ap-

1. Nous a?0D8 parlé plus haut des tabernacles de la mort, de la dégradation ou à» Tenfer ; il s*agit id des tabernacles de la vie.

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1'* part., fol. 48 recto et verso, V27* riprn Tîa nn'H in*3D j>oSy

secL n^Wîiia

DBtXlÈMË PARTIE. 253

pelé la mort sur lai-même, sur sa postérité et sur toute la naturel Âvantsa faute, il était d'une force et d'une beauté iHen supérieures à celles des anges. S'il avait un corps, ce n'était pas la vile matière dont le nôtre est composé; il ne partageait aucun de nos besoins, aucun de nos désirs sensuels. Il était éclairé par une sagesse supérieure à laquelle les messagers de Dieu, de l'ordre le plus éleyé> étaient condamnés à porter envie'. Cependant, nous ne pouvons pas dire que ce dogme soit le même que celui du pécbé originel. Eu effets il s'agit ici, quand on considère seulement la postérité d'Adam, non d'un crime qu'aueune vertu humaine ne saurait effacer, mais d'un malheur héréditaire^ d une punition terrible, qui s'étend mr l'avenir aussi bien- que sur le présent. « L'homme pur, w disent les textes, ëst par lui-même un vrai sacrifice, « qui peut servir d'expiation; c'est pour cela que les « justes sont le sacrifice et l'expiation de l'uiiivers. »

Ils vont même jusqu'à représenter l'ange de la mort cominè le plus grand bien de l'univers; car, disent^ils,

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l~ part., fol. 148 verso. H0S7 SdS uro onan 2..Hin« «sn3iS -;ma3f«i n^aia tviki -jOTn» hott ]Vo 5« part., fol. 83 verso, secl. û^ïînp 3. i"* pari.» fol. 68 » sect.

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.e'est pour noas protéger 'contre lui que la loi a été

donnée; il est cause que les justes auront en héritage les sublimes trésors qui leur sont réservés dans la vie à venir*. Du reste, cette antique croyance de la déchéance de rhomme, si positivement enseignée dans la Genèse^ est représentée « dans la kabbale, avec assez d'habileté, comme un fait naturel, comme la création même de 1 âme humaine, telle qu'on l'a expliquée plus haut, ce Avant d'avoir péché, Adam n'écoutait que cette i< sagesse dont la lumière vient d'en haut; il ne s'était « pas encore séparé de Farbre de vie. Mais quand il (( céda au désir de connaître les choses d'^n bas et de ce descendre au milieu d'elles, alors il en fut séduit, il (( connut le mal et oublia le bien ; il se sépara de Tarbre « de vie. Avant d'avoir fait cela, ils entendaient la voix (c d'en haut, ils possédaient la Sagesse supérieure , ils H conservaient leur nature lumineusé et sublime. Mais ce après leur péché, ils cessant méiiie de comprendre (( la voix d'en bas^. » Comment ne pas admettre l'opinion que nous venons d'exprimer, lorsqu'on nous apprend qu'Adam et Ève, avant d'avoir été trompés par les ruses du serpent, n'étaieni pas seulement affranchis des besoins du corps, mais qu'ils u'avaient pas de corps, c'estFjirdire cpi'ils n'appartenaient pas à là terre? Os étaient l'un et l'autre de pures intelligences, des esprits bienheureux comme ceux qui habitent le séjour des

I. 2<> part., fol. 163 Kicto et veno. , B. part., fol. 52 recto et verso. .

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