Dont U Phme, pag. 354 de la tnd. de M. GooSÎD
dm ZAwr on vpçiàl'dhià'pèm ut hs mèm, et ees deux
principes opposés ea apparence, de même qu'ils déoonlent d*uiie soorco unique^ inépuisable^ qui est ViBfiai {En êoph), vont aussi se confondre dans un attribut coBimun appelé le /Ib, d'où ils se séparent soue une forme nouvelle pour se confondre de nouveau. De là le syslèmetrinitaire des kabbalisles que penonne ne WBh fondia avec la trinité platonicienne. Toutes réserves faites pour noB reelmehes ultérieures, on eonvient qu'avec des bases aussi différentes le systèoM kabbalistique, dût-il être né aous Finspiration du philœoplie grec , conserverait encore tous les droits de Toriginar lité ; car, en matière de métaphysique^ Toriginalité ab-* sdue est un fait extrêmement sare, pour ne pas dire introuvable^ et Platon lui-même (qui l'ignore?) ne doit pas tout à son propre génie. Toutes les grandes con^ ceptions de l'esprit humain sur la cause suprême, sur le premier être et la génération dea dioses, avant de revêtir un caractère vraiment digne de la raison et de la seienee, se sont montrées squs des voiles plus ou moins grossiers. C'est ainsi qu'on peut admettre une tradition qui ne. fasse aucun tort à Tind^endanee et à la fécondité de l'esprit philosophique. Malgré ce principe qui nous met à Taise, nous soutenons que les kabbalistes n'ont eu aucun commerce, au moins direct^ avec Platon. En efitet^. que Ton se figure ces hcnnmes puisant aux sources de la philosophie la plus indépendante 9 nouiris de cette dialectique raiUeuBe et impi-
Digiiizeû by LiOOgle
noisiÈin PAttriB. 267
toyaUe qiû nrt tout e& quesliim, et défniit mm aouTnit
qu'elle édifie; que psu* une lecture, même superfieieUe, des di0lo§m$j ctt les suppose isitiée i toatet les él6-gaace& de U civilisation la plus raffinée, poumv4-on coseewir aprte eel» ee qu'il y a dirraiiennel, d'ineirfte et d'imagination déréglée dans les passages lea plusimporlants du Zek«r? Pwmrl-on e'expliquer eette es-* traerdinake description de la Tête blanAé, oes méiftphores gigantesques mêlées de puérils détails, cette supposition d'une révélation sei»rète et plus aneienne que celle du mont Sinaï , enfin ces efTorts incroyables aidéa dea jmjmà les plus arbitraiiea pour trouver leur propre doctrine dans les textes sacrés? À ces divers careetteee, je reconnaiB bien ime philosophie qui, prenant naissance au sein d'un peuple éminemment religieux, n'ose paa encere s'avouer à dle-même toute scm audace, et cherche à se couvrir, pour sa propre satisfiMtiM, du Toile de* Tantorité; mais je ne saurais les concilier avec le choix tout à fait libre d'une philosophie étrangère, d'une jdiilosophie indépendante, qni ne eache à personne qu'elle tient de la raison seule son austérité, sa force et ses lumières. D'ailleurs, à aucune époque les Juifs n'ont renié leurs maîtres étrangers ni refusé de rendre hommage aux autres nations des connaissances qu'ils leur empruntaient quelquefois* Ainsi, nous apprenons dans le Thalmnd que les Assyriens leûr ont fourni les noms des mois, des anges, et les caractères dont ils se servent eaooce aujourd'hui pour éérire
leurs livres sacrés ^ Plus tard, quand la langue grecque a commencé à se répandre parmi eux, les docteurs les plus vénérés de la Mùthna en parlent avec admiration, et permettent de la substituer, dans les cérémonies re* ligieuses, au texte même de la loi^. Durant le moyen âge, initiés par les Arabes à la philosophie d'Âristote, ils ne craignent pas de rendre à ce philosophe les mêmes honneurs qu'à leurs propres sages, sauf à en faire, comme nous Tavons déjà dit, un disciple de leurs plus anciens docteurs, et à lui attribuer un livre où ron*voit le chef du lycée reconnaissant sur son lit de mort le Dieu et la loi d'Israël^. Enfin, le Zràar même nous apprend, dans un passage très remarquable déjà cité précédemment, que les livres de TOrient se rapprochent beaucoup de la loi divine et de quelques opinions ensôgnées dans Técole de Simon bon Jochaï Seuleoient on ajoute que cette antique sagesse fut enseignée par le patriarche Abraham aux enfants qu'il eut de ses concubines, et par qui, selon la Bible, l'Orient a été peuplé. Quelle raison aurait donc empêché les auteurs de la kabbale de consacrer aussi un souvenir à Platon,
1. ThcUm. de Jérusalem. Trait, Rosch^Haschana, □^ssban maw Smd nnav ^hv wmnrw Ailleurs (Trait. Sarihedrin, cbap. 25),. on dit en parlant d'Esdias que rÉcrituie fut changés par lai, n> in3«i nanvji, èt cette écntùre porte totqoors le nom d*A88yiiiaime, nivtt
2, TMm. Bàb. Trait. Meguilah, chap. I. Trait, Sata, ad fin.
5. Ce livre s'appelle le livre de la Pomme ^ IT'.Dnn "fflD 4. Zohar, part., fol. 99 et 100, sect. Kin ' '
TBOlSiteE PARTIS. 269
quand il leur était si faeile, à l'exemple de leurs modernes héritiers, de le mettre à lecole chez quelque prophète du vrai Dieu? C'est précisément, au dire d'Eusèbe, ce que fait Aristobule, qui, aprè^ avoir interprété le Pentateuque dans le sens de la philosophie de Platon, n a pi^s de peine à accuser celui-*€i d avoir puisé toute sa science dans les livres de Moïse : le m«me stratagème est appliqué par Philon au chef du Portique^; nous sommes par eonséquent autorisé à dire que ce n'est point daus le platonisme proprement dit qu'il faut chercher l'origine du système kabbalistique. Nous allons voir maintenant si noua la trouverons chez les philosophes d'Alexandrie.