‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 106 sur 167 · RAPPORT DE LA. KARBALE AVEC L'ÉCOLE D'ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

RAPPORT DE LA. KARBALE AVEC L'ÉCOLE D'ALEXANDRIE

La doctrine métaphysique et religieuse que nous

avons recueillie dans le Zohar a sans doute une ressemblance plus intime avèc ce qu'on appelle la philosophie néoplatonicienne qu'avec le platonisme pur. Mais avant de signaler ce qu'ils ont de commun^ avonsnous le droit d'en conclure que le premier de ces deux

i. Qwd onmùprolm liber, p. 873, éd. de Maug.

systèmes ait néoessairemeiit copié l'antre ? 1^ nous ton*

lions nous contenter d'une critique superficielle, un senl mot suffirait à résoudre eette question; «ar nous n'aurions aucune peine à établir, et nous ayons déjà établi dans notre premier mémoire, que la doetrine secrète des Hébreux existait depuis longtemps quand Ammonius Saccas, Plotin et Porphyre renouvelèrent la face de la philosophie. Nous aimons mieux admettrai comme de fortes raisons nous y obligent, que la kabbale a mis plusieurs siècles à se développer et i se constituer à son état définitif. Dès lors, la supposition qu'elle a beauooup emprunté de Téeole paXttme d'Alexandrie demeure dans toute sa force et mérite un sérieux examen; surtout si Ijon songe que dqiuis la révolution opérée en Orient par les armes macédoniennes, plusieurs Juifs ont adopté la langue et la dfvilisation de leurs vainqueurs.

n faut d'abord que nous partions d'un fût déjà prouvé ailleurs % et qui, dans la suite de ce travail, se prouvera plus elairement encore par lui-même ; c'est que la kabbale, comme l'attestent la langue danslaq/aelle elle nous a été conservée et son étroite atlianee avee les institutions rabbiniques, nous est venue de la Palestine; car à Alexandrie les Juifs parlaient gree^ el dans aucun cas ils n'auraient fait usage de l'idiome populaire et oorrompu de la Terre-Sainte. En Perse, pendant les

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