AtUiquit. jud.^ liv. XIV, chap
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va-t-on chercher la pensée première ? Chez ceux qui négligent la loi de Dieu pour rechercher la sagesse des nations. Que cette accusation soit fondée ou non, peu no» importe ; que Tanatiième dont elle est la justification ou la cause ait été prononcé pendant la guerre des Hasmonéens on celle de Titas, peu nous hnporfe encore* Mais ce qui nous intéresse et nous paraît en même temps hors de do<ute, c'est que réradition grecque, à quelque degré qu'elle ait pu exister dans la Palestine, y était regardée comme une source d'impiété, et constituait par elle-même un véritable sacrilège : aucune sympathie, aucune alliance ne pouvaient donc s'établir entre ceux qui en étaient soupçonnés et les fondateurs ou les dépositaires de l'orthodoxie rabbinique. H est vrai que le Tbahoaud rapporte aussi» au nom d'un certain rabi Jehoudah, qui les tenait d'un antre docteur plus ancien appelé Samuel, les paroles suivantes de Simon fils de Gamaliel, celui-là même qui joue un si beau rôle dans les Actes des apôtres ; ce Mous « étions mille enfants dans la maison de mon père ^ : cr cinq o^ts d'entre eux étudiaient la loi, et cinq cents « étaient instruits dans la science grecque. Aujourd'hui
i. Je traduis Utténaemeni ces deiixmols hsm ntn» panseqod je
ne suppose pas qu*fl soit ici question de réoole rellgiense, mais Men
de la famille de Gamaliel. Ce qui le prouve, c'est que la justification donnée par le Thalmud ne porte que sur la personne et la famille de ce docteur. Le privUége é(mi il joaissait m devait ,pas s'étendre à des étnusgers.
280 tk KABBALE.
« il n^en reste plus que moi et le fils de mon frère »
A celte objection la Guémara répond : Il faut faire une exception pour la famille de Gamaliel qui touchait de près à la cour ce qui signifie sans doute qu'à la cour du roi Hérode on parlait grec^ et comme nous ne sachons pas que les lettres et les sciences y fussent jamais en grand honneur, il ne peut pas être question ici d'une école de poésie ou d'éloquence, encore moins d'un enseignement philosophique. Remarquons d'ailleurs que ce passage tout entier est loin de nous oi&ir le même caractère que le précédent : il ne s'agit plus d'une tradition générale, exprimée parées termes sacrsH mentels : « Nos docteurs nous ont enseigné» QJ3*1 IJTl)» mais d'un simple ouï-dire, d'un témoignage individuel qui est déjà loin de sa source. Quant au caractère de Gamaliel, tel que la tradition nous le représente^ il n'a rien qui le distingue des autres docteurs de la loi, que son attachement même au judaïsme le plus orthodoxe et le respect universel qu'il inspirait (yofxoidobiMeAoç t/jiioç vconi t& Xcxô)) Or, de tels sentiments ne pourraient guère se concilier avec la réputation d'im-
I. R. supr. ï]bH iiwî DWD Shmûv IDK nnn^ ai lait m«a uDm min nnS m.sa wan no:i vn onS»
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5. CTest rexpression mâine dont se sert l'Evangile. Act. ap., V, 34-49.
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piété faite aux hellénistes ' ; de plus, ce patriarche de
la synagogue, déjà vieux au temps des apôtres, était mort depuis longtemps quand l'école d'Alexandrie a été fondée. Eniin, puisque la maison de Gamaliel était une exception, et que cette exception était fondée sur un usage particulier à la cour du roi liérode, le fait, quel qu'il soit, a dû disparaître avec la cause, et il est vrai qu'on n'en trouve plus dans la suite la moindre trace. Contre ce texte si obscur et si incertain, nous en trouvons un autre, parfaitement d'accord avec les termes sévères de la Mischna. « Ben Domah demanda à « son. oncle, rahi Ismaêl, si, après avoir achevé l'étude « de la loi, il lui serait permis d'apprendre la science (f grecque. Le docteur lui cita ce verset : Le livre « de la loi ne quittera pas ta bouche; tu le méditeras «r nuit et jour. Maintenant, ajouta-t-il, trouve-moi « une heure qui n .appartienne ni au jour ni à la nuit, cr et je te permettrai de l'employer à l'étude de la « science grecque » Mais ce qui achève de ruiner l'hypothèse qui donne à la philosophie alexandrine des adeptes parmi les docteurs de la Judée, c'est que tous les passages précédemment cités (et nous n'en connaissons pas d autres) nous autorisent à croire que le nom même de la philosophie était inconnu parmi eux. Ën effets quel philosophe que ce vieillard qui conseille