‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 109 sur 167 · Trait. Menaehoth, fol. 90. mSi dv kS TWHCB nvv pinai · texte numérisé non relu

Trait. Menaehoth, fol. 90. mSi dv kS TWHCB nvv pinai

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à Hircaa de faire servir contre ses ennemis les exigences de leur culte, d'un culte qui était aussi le sien! Ce serait plutôt un politique à la manière de Machiavel.

Le moyen aussi de supposer la philosophie parmi les

chez le roi Hérode! Si nous consultons sur ce point le commentateur le plus ancien et le plus célèbre , Salomon Jarchi, il ne fera que nous confirmer dans notre opinion ; « Ce que le Thalmud, dit-il , entend par « science grecque, n'est pas autre chose qu'une langue fc savante, en usage chez les gena de cour» et que le i< peuple ne saurait comprendre ^ » Cette explication, quoique très sage, est peut-^tre un peu restreinte;

i. Raschi ^ Glose sur le Thalmud , passage cité; nODH

Maîmouides, ia ]nî3D oyn inu i^dSo ^aa onaiD» dans son commentaire sur la Miachna^ s'exprime sur le même siqet, dans les ternes suivants : La science grecque était un langagfe allégorique et détourné du droit sens comme le sont encore

aujourd'hui les énigmes et les emblèmes.» m:iuSa Qnv onain « Nul doute, ajoute- mi^nm anann iqd hium "jnta □^isi^u « t-il, qu'il n'existât chez les Grecs un langage semblable, quoique « nous n'en ayons pas conservé la moindre trace. » Cette opinion est parfaitement ridicule et ne mérite pas même d'être discutée. Nous en dirons autant de celle de GfreHSrer {Ristmre eriHque êa CkHtHmiime primdHf, t. n, pag. 352). 6*appuyant sur les paroles de Mttoonîdes, le critique allemand suppose que la science grecque, telle que l'entendent les Thalmudistes, n'est pas autre chose que l'interprétation symbolique , appliquée aux Écritures par les Juifs d'Alexandrie , et il en conclut que les idées mystiques de la Palestine sont empruntées à TÉgypte. Mais comment apercevoir le moindre rapport entre cet ordre d^idées et le conseil qui a été donnéà Hircan, ou les usages pratiqués à la cour du roi Hérode ?

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mais à coup sûr l'expression douteuse à laquelle elle 86 rapporte ne peut pas désigner plus qu'une cèrtaine culture générale, et plutôt encore une certaine liberté d'esjNrity produite par Tinilnence des lettres grecques.

Tandis que les traditions religieuses de la Judée ex-* priment tant de haine pour tonte sagesse venue des Grecs, voici avec quel enthousiasme, avec quelle adoration et quelle terreur superstitieuses elles parlent de la kabbale : « Un jour notre midtre^ Jocbanan ben Zachaî « se mit en voyage, monté sur un âne et suivi de rabi « Éléazar ben Aroeh. Alors celui-ci le pria de lui ensei- « gner un chapitre de la Mercaba. Ne vous ai-je pas (i dit, répondit no'tre maître, qu'il est défendu d'exc< pliquer la Mercaba à une seule personne, à moins « que sa propre sagesse et sa propre intelligence ne <c puissent y suffire* Que du moins^ répliqua Éléazar, il (t me soit permis de répéter devant toi ce que tu m'as (( appris de cette science. Eh bien^ parle, répondit ente core notre miadttre. En disant cela, il descendit à terre, ce se voila la tête et s'assit sur une pierre, à Tombre cf d'un olivier... A peine Éléazar, fils d'Aroch, entrai €< conmiencé à parler de la Mercaba, qu'un feu des-

i. Kcms traduisons aind le mot ] 21 (Raban) n<Hi seulement parce

que c'est un titre supérieur à celui de rabi ( >2l), mais aussi parce que c'est probablement une abréviation du mot qui signifie littéralement notre maître : rabi signifie mon maître. Le premier de ces deux titres appartient aux Thauaîms et exprime une autorité plus générale que le second.

Digiiiz

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ir cendit du ciel , enveloppant tons les arbres de la ce oampagne qui semblaient chanter des hymnes, et du « milieu du feu on entendait un ange exprimer sa joie « en écoutant ces mystères » Deux autres docteurs, rabi Josué et rabi Jossé , ayant plus tard voulu suivre rexemple d Éléazar, des^prodiges non moins étonnants vinrent frapper leurs yeux : le ciel se couvrit tout à coup d'épais nuages , un météore assez semblable à raro-en-ciel brilla à rhorizon, et l'on voyait les anges accourir pour les entendre conmie des curieux qui s'assemblent sur le passage d'une noce Est-il possible, après avoir lu ces lignes, de supposer encore que la kabbale ne soit qu'un rayon dérobé«au soleil de la philosophie alexandrine? Hais non seulement les deux passages que nous venons de citer établissent le contraire par des raisons morales; ils renferment aussi un

i. Thaï, Bah. Trait. Chaguiga, fol. 14.

S. l%ahn. Babul. Trait, Chaguiga. Ces deux passages n*en forment qu*aD seul qui n'est pas fini au point où nous nous sommes anété : il fout y ajouter le songe raconté par lochanan ben Zachal,

quand on vint lui rapporter les prodiges opérés par ses disciples : « Nous étions vous et moi sur le mont Sinaî, quand du haut du ciel « une voix nous fit entendre ces paroles : Montez ici, montez ici où « de splendides festins sont préparés pour vous, pour vos disciples m et toutes les générations qui entendront leurs doctrines. Vous êtes « destinés à entrer dans la troisième catégorie. » Ne pourrait-on pas Toir dans ces derniers mots une aUurion aux quatre mondes des kabbalistes? Cette conjecture est d'autant plus fondée, qu'au dessus du troisième degré, appelé le monde Bériah^ U n'y a plus que les attributs divins.

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argument chronologique; car ce Jochanan ben ZachaS,

qu'ils nous représentent comme un des princes de cette science mystérieuse de la Mercaba, est encore plus ancien que Gamaliel, le contemporain des apôtres ^

Cependant, nous sommes obligé de le reconnaître, . il existe entre la kabbale et le nouveau platonisme d'Alexandrie de telles ressemblances, qu'il est impossible de les expliquer autrement que par une origine commune; et cette origine, peut-être serons-nous obligé de la chercher ailleurs que dans la Judée et dans la Grèce. Nous croyons inutile de faire remarquer que l'école d'Ammonius , comme celle de Simon ben Jochaï, s était enveloppée de mystère et avait résolu de ne jamais livrer au public le secret de ses doctrines qu'elle aussi se faisait passer, au moins par Torgane de ses derniers disciples^ pour Théritière d'une antique et mystérieuse tradition, nécessairement émanée d'une source divine ' ; qu'elle possédait au même degré la

1. Joduman ben Zachai était le disciple immédiat de Hillelle YiewL dont Gamaliel était le petitrfils. Par conséqaent, Jochanan devait dtre le plus Agé des deux. Thahn. Baba Bathra, fol. 134; Jost,

Hist. des Juifs, t. III, p. 144 et 170.

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