CHAPITRE m
RAPPORTS D£ LA KABBALE AVEC LA DOGIRlia DE PBOON.
Sans répéter ici ce que nous avons dit précédemment de l'ignorance et de l'isolement, où se trouvaient, les uns par rapport aux autres, les Juifs de la Palestine
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et ceux de l'Egypte, nous pourrions ajouter à ces considérations que le* nom de Philon n'est jamaiB prononcé par les écrivains Israélites du moyen âge : ni Saadiah» ni Maimonides, ni leurs disciples plus Técents, ni les kabbalistes modernes ne lui ont même consacré un souvenir , et aujourd'hui encore il est à peu près incoxmu parmi ceux de ses coreligionnaires qui sont demeurés étrangers aux lettres grecques. Mais nous n'insisterons pas plus longtemps sur ces faits extérieurs dont uous sommes loin de nous exag^er l'importance. C'est, conmie nous l'avons dit à l'instant, dans les opinions mfimes de notre philosophe, éclairées par les travaux de la critique moderne S que nous allons chercher la solution du problème qui nous occupe.
ne trouvera jamais dans les écrits de Philon qudr que chose qu'on puisse appeler un système, mais des opinions diq[Murates , juxtaposées sans ordre , au gré d'une méthode éminemment arbitraire, je veux parler de l'interprétation symbolique des Écritures saintes. Liés entre eux par un lien unique, le désir qu'éprouvait l'auteur de montrer dans lés livres hébreux ce qu'il y a de plus élevé et de plus pur dans la sagesse des autres nations, tous les éléments de ce chaos peuvent
1. Gfifoërer, Histoire eritique du ehrisHanim» primitif, — Daèfane, EœpoiUiim historiquê dê féeok réUgimse des Juifs d'Alexandrie, Halle, 1854. — Grossmaini, Quœstiones Philoneœ, Leipsick, 1829. — Creuzer, dans le journal intitule : Études et critiques relatives à la théologie, année 1852, 1'^ livraison.