De specialihus legibus, 1. 2, t. H, p. 329, ed. Mangey
30G LA kabsaLb.
tement sur la matière et que Dieu est conçu comme le Démioorgos du monde , alors le rerbe on le logos eét la pensée divine , siège de toutes les idées à l'imitation desquelles ont été formés les Atres. Alors lès forées et les messagers de Dieu, c'est-àrdire les anges, à tous les degrés de la hiérarchie céleste, ne sont que les idées elles-mêmes. Cette manière de voir est assez netr tement exprimée dans les courts fragments que nous allons traduire* « Pour parler sans image, le monde « intelligible n'est nulle autre chose que la pensée de « Dieu,, quand il se préparait à créer le lllOBâe,^de « même qu'un architecte a dans sa pensée une ville ic idéale avant de construire sur ce plan b 'viHe réeUe. « Or, comme cette ville idéale n'occupe aucune place ce et ne fonooe qu'une image dans Tâme de- Tarchiteete, « ainsi le monde intelligible ne peut pas être ailleurs « que dans la pensée divine, où a été conçu le plan- de « l'univers matériel. Il n'existe pas un autre lieu ca- M paUe de recevoir et de contenir, je ne dis pae tontes « les puissances de l'intelligence suprême ^ mais une *tr seule de ces puissances sans mélange ^ » 1— crCe sont c< elles qui ont formé le monde immatériel et inteUi- « gible , archétype du monde visible et corporel n
TÔv v'-rTov etvai xc'ojxcv ri ôioîj Xo^&v i^n xc0|i.«cGio3m;" oWt «ydlp -h voyrnj iroXtç, ie pov Ti iazit Vi é toù àpxiTïxrovc; Xofia^h^ i^ntif» a£oOt|di« xCkn tf vemf xnÇiTv ^lavoogiAlvw. De Mmd. op^lo., 1 1, p. 4, ed; IfSfigey:
TROISIÈME PâHTIE. 307
Ailleurs^ nong apprenons que les puissances divines
et les idées ^ont une seule et mêine chose; que leur rôle consiste à donner à cbaque objet la forme <pii ini ço];)ivieat. C'est, à peu près deus les mêmes term$is qia'on parle des anges. Ils représentent diverses formes par- ^culi^s 4,^ ia .r^spn .élerncile ou de la yertu , ei lutr bitentTespace divin, c'est-à-dire le monde intelligible^. . Le pouvoir dont ils dépendent immédiatement .ou Taiv change^ c'est^ comme nous le savons déjà, le logos lui- . laême. Mais ces natures et oes rôles sont eomplétement .changés qjijiaad Dieu apparaît à l'esprit de notre auteujr comme la 4iause ioimanente et le lira véritable de tous j[es êtres. Pans ce cas, il ne s'agit plus simplement . d'imprimer diverses fojrmes à une mAtiéi:c qui n'exiate par .s^a, propre es^nce; mais toutes les idées^ sans jri^n perdre de leur valeur intelligible , devianMBt en .QHtre des réalités. substaatlelles, des.forqes actives eubordoniiées les unes aux tuitrea et contemi^ii^ependaiit dans une substance, dans une force, dans une intelligence unique.
C'est ainsi que la sagesse ou le verbe devient, la p^e-
Totc. De linguarum cor^usitme,
Tèr fiMWTW rh éf^amiiag» XoAûw (ucfî^. fié Samficêidibit»,U 0,
p. M, ed. HaDgey.
Xofû)^. De Somniis I, 21. — Ao^oi eu; xaX«îv f6o« àT^tXoi... 3goi -jà^ 6i,&5 «nfW,
luièrc Je toutes les puissances célestes , un pouvoir distinct, mais non séparé de l'être absolu S la source qui abreuve et qui vivifie la terre, l'échanson du Très- Haut qui verse le nectar des âmes et qui est lui-même ce nectar ^; le premier-né de Dieu et la mère de tous les êtres (vIâ« itpû>t6yowç) ^; on l'appelle aussi rhomme divin (ovQpwîioç Geoù), car, cette image par laquelle rhonune terrestre a été créé le sixième jour et que le texte sacré appelle Timage de Dieu, ce n'est pas autre
ehose que le verbe éternel *; il est le grand-prêtre de
r univers («px^epcvç toû xonpO), c'est-à-dire le conciliateur du fini et de Tinfiui. Oû pourrait le regarder comme un second dieu , sans porter atteinte à la eroyance d'un Dieu unique C'est de lui que Ton parle dans les Écritures, toutes les fois que Ton donne à Dieu des titres et un nom ; cs^ le premier rang appartient à TÉtre inefiEable Ce qui achève de nousx^onvainere que toutes ees expressioûs se rapportent à une
vâ£,(ttMv. Leg, aUeg. II.
2. Xareicri &<x7tiç àuo ttyi-^ç, rfi; acçia;, TC&Ta|AOÛ rpoTtov, j Ôtloç Xo^oç... -TrXTpn ToG (Tocpcaç vai<.aT&ç tov ôiïov Xo^ov... oivox,&OÇ TOÔ fttoù xai ou|Afr&OMipx^(9
oû ^la^t^uv ToG TCd(AXTO(. De Somniis U.
3. Auo *(èL^f «»; fotxiv, ttpa Otoû, Iv piiv Sit i xo«(tec, ^ Â «cl i^np^ i
«^«irtf7fvoc4i&Te9 ^ De Somniis I« 1. 1, p. S55« ed. Ifangey.
i. Kftl mI Af«|fcs«i69 Kxr* iC»^ M^misK »; t. X, 1^ Confia eiwe Ungwarum^ 1. 1, p. 427 ed. dt.
8. OÎToç Tfàp 1^ m ànXiv A» atn tti^ x. t. X. Leg. alleg, m, 1. 1, p. 128, ed. cit.