‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 122 sur 167 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

personnification réelle, c'est que dans la pensée de Philon le verbe s'est quel({aefoi8 montré aux hommes sous une forme matérielle. C'est lui que le patriarche Jaoob a TU ea songe; c'est loi encore qui a parlé à Moïse dans le buisson ardent \ Nous avons déjà vu comment ce verbe suprême eti engendre un autre , qui sort de son sein, par voie d'émanation, comme un fleuve jaillit dé sa source. C'est la bonté ou la vertu créatrice (du- V0(fu< mimyt^n), une idée de Platon transformée en une hypostase. Au-dessous de la bonté vient se placer la puissance royale (jn ^aîkït,Yi) qui gouverne par la justice tons les êtres ctéés Ces trois puissances , dont les deux dernières, quand elles ne s'exercent que sur les. hommes, prennent les noms de grâce et de justice (if ftiuç xot i wfwu^vi), se sont autrefois montrées sur la terre sous la figure des trois anges qui ont visité Abraham Ce sont elles qui font le lien invisible et l'harmonie de ce monde^ comme d'un autre côté elles sont la gloire , la présence de Dieu , dont elles descendent par un obscurcissement graduel de la splendeur infinie ; car chacune d'elles est à la fois ombre et lumière ; ombre de ce qui est au-dessus^ lumière et vie de tout ce qui est au-dessous de leur propre sphère *. Enfin ,

2. De Profugis, 1. 1, p. 560, ed. Mang. kl IU« mim 4; &» d«cixCau,

SutX^Liii liai Toù Xi-yovTc;, wv (XfX'i ^ iccir.TiJCT; x. t. X.

Page 1