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h sagesse? Si Philon avait répondu à- cette question
dans un sens affinnatif ^ il n'aurait pas été au-delà de la doetnne de Platon; car, lui aussi nous montre le vraisage, se détachant entièrement du corps et des sens^ et m travaillant tonte sa vie qu'à apprmdre à mourir mais notre philosophe d'Alexandrie ne s'ar^ rète pAs à cette limite : il lui &ttt, outre lés cennai»' sauces que nous empruntons à la raison, outre les lumières que domm la philosophie, des lumières et des C(mnaissances supérieures directement émanées de Dieu et eommuniquées à rintelligenoe comme une grâce, comme un don mystérieux. Quand nous lisons, ditril, dans FÉcriture, que Dieu a parlé aux hommes, il ne faut pas croire que Tair ait été frappé d'une yoix matérielle ; mais c'est Tàme humaine qui a été éclairée par la lumière la plus pure. C'est uniquement sous cette forme que la parole divine peut s'adresser à rhomme. Aussi, quand la loi a été promnlguéc sur le mont Sinaï^ ne dit-on pas que la voix a été entendue ; mais, selon le texte, elle a été vue de tout le peuple assemblé : (( Vous avez vu, dit aussi Jéhovah, que je vous ai parlé du haut du cieP. » Evidemment, puisqu'on eit* plique un miracle, il ne peut pas être ici question d'une connaissanee rationnelle, onde la seule contemplation des idées» mais de la révélatioui entendueà lamaaière du
6n «S; i Xa^ l«pa nàv <|po>v7>v, eux iKxounv x. r. X. De Migrât. 4braham*
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mysticisme. Nous attacherons le même sens à uu autre passage où Ton admet la possibilité^ pômf Thoitime, de saisir Dieu en lui-même, dans une manifestation iiaimédiate(«bt' àAtvù àcMif xmâtffii6a»ety), an lieu de remonter à lui par la contemplation de ses œuvres. Dans cet état, ajcmte notre anteuir, nous embrassoM dans un seul regard l'essence de Pieu, son Yerbe et l'Univers ^ n reoonnatt aussi la M (idtmç) qu'il appelle la reine des veirtus (jk f&v d^mof ^ûdç)^ le plus parfait de toiv» les biens, le eiineht qui nous Ke à la' nature divine*. C*est elle que.pous voyons représentée dansThistoire de Judas, s unissant à Thamar, sans écarter le voile qui couvre sa face, car c'est ainsi que la Fcii nous unit à Dieu.
Philon ne montre pas moins d'hésitatiou quand il
paile de la liberté humaine que lorsqu'il veut nous expliquer la nature et rorigine de nos eonnaissimces. Quelquefois c'est la doctrine stoïcienne qui l'emporte : rhosune est libre; les lois de la nécessité, qui gôu^ vernent sans exception toutes les autres créatures, n'existé&t pas pour lui*.Or, ce libre arbitre qui est son privilège lui laisse en même temps la responsabilité de sea actions; c'est ainsi que, seul parmi tous les êtres, il est capable de vertu, et à ce titre il est permis de
1 . , . . ÂXX' &i«pxp64'aç TÔ «yivrîTOv, {jpiçaaiv «»ap-pî tcQ à-ytviQTCO Xa^Savit,
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