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3. pn^n poo yhi^ d^Stt:.! n^a^jnn Zohar, part., fol. 46 verso.
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Septante ^ Siins doute la philosophie grecque, si florissante dans la capitale des Ptolémées, a exercé une grande influence sur cette traduction célébré, mais il s'y trouve aussi des idées évidemment puisées à une autre source, et qui ne peuTcnt pas mAme être liées sur le sol de l'Égypte. En effet, s'il en était autrement, si tous les éléments que nous Tenons de signaler^ comme l'interprétation allégorique des monuments religieux, la personnification du Verbe et son identité avec le lieu absolu, étaient le résultat du mouvement général des esprits à cette époque et dans le pays dont nous venons de parler, comprendrait-on comment, depuis les der^ niers auteurs de la version des Septante jusqu'à Philon, c'est^rdire pendant un espace de deux siècles, il n'en paraît pas la moindre trace dans l'histoire de la philosophie grecque^? Mais voici un autre monument à peu près contemporain, où nous trouvons le même esprit sous une forme encore plus pirécise, et dont rorigine hébraïque ne saurait être contestée : c'est le livre de léstts, fils de Sirah, yulgairémeni appelé rfeddndi-» tiquê.
Housne connaissons aujourd'hui cet auteur religieux
Sirac.^ chap. 17, v. 17.
2. Le tiaducteur de lésus, fils de Sirah, qui vivait environ cent cinquante ans avant Jésos-Clirlst dans la 38** année du règne
d'Évergèic second, nous parle de la version des Septante comme d'une œuvre connue et terminée depuis lon^mps. '
que par une traduetion grecque dne à k .idume de son
petit-ûU* Ce dernier nous apprend luirméme^ dans une 8orte.de préface, qu'il était Tenu en Égypte (probaMement après avoir qniHé la Judée) 4ans la treBt&-liui«» tième année du règne d'Évergète B. Par eofiaéquent, si nous faisons Tivre récrivam original cinquante ans auparavant, nous le rencontrerons à la distance de deux sièdes ayant Tère dirétienne. Sans crioîre aToaglément au témoignage du traducteur, qui nous assure qae son aïeul avait umqnenmit puisé à des sonrees hébraïques, nous ferons remarquer que Jésus, fils de Sirah» est aouyent cité avec Aoge par le Thalmud, soas le nom de Jeschoua ben Sirah ben JÉliézer'. Le texte original existait encore an temps de saint Jâréme et jusqu'au commencement du iv^ siècle; les juifs aussi bien que les chrétiens le eomptaient an nonobre de leurs écrivains sacrés. Or vous rencontrerez chez cet ancira auteur , non seulement la tradition Sont noas avons parlé tout à l'heure, mais la doctrine du Logos ou de la sagesse diTine, à peu de chose près, telle qu'elle est enseignée par Philon et les kabbalistes. D'a^ biMrd la sagesse est la même puissance que le Verbe on le Mèmra des traducteurs chaldéens; elle est la parole; elle est sortie de la bouche du Très-Haut (eyà «tto (jto/xotoç . i^imu. t£)iX9«^)^; elle ne peut pas être prise^pour une