PREMIÈRE PARTIE
«I y en a quatre qui sont entrés dans le jardin de déli- (( ces, et voici leurs noms : ben Asai, ben Zoma, Acher
et rabi Âkiba* Ben Asaï regarda A'm œil cnrienx et « perdit la vie. On peut lui appliquer ce verset de l'Écri-
ture : C'est une chose préeieuse devant les yenx dn u Seigneur, que la mort de ses saints Ben Zoma reir garda anssi, mais il perdit la raison, et son sortju»- (c tiûe cette parole du sage : Avez-vous trouvé du miel? « mangez-en ce qui vous suffit , de peur qu'en ayant « pris avec excès, vous ne le rejettiez*. Acher fit des rau yages dans les plantations. Enfin Âkiba était entré « en paix et sortit en paix; car le saint^ dont le nom ir soit béni> avait dit : Qu'on épargne ce vieillard, il est « digne de servir à ma gloire » Il n'est guère possible de prendre ce texte à la lettre, et de supposer qn'il s'agit ici d une vision matérielle des splendeurs d'une antre vie* : car, d'abord, il est sans exemple que le Thalmud, en parlant du Paradis, emploie le terme tout à fitit mystique dont il fait usage dans ces lignes ^* Ënrsuite, comment admettre qu'après avoir contemplé de son vivant les pfoissances qui attendent dans le del les élus, ou en perde la foi ou la raison, comme il arrive