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méoorinaître aussi la vraie vertu et s'en créer une d'après leur imagination. Aussi, tandis que l'amour de Dieu et le désir de lui ressembler auraient dû les porter à se soustraire à l'esclavage des sens et des passiaos, et à se conduire diaprés les lois d*une volonté libre guidée {ttr li^nleon, ils dienâiaieiit liien plutôt à anéantir leurs seos-et lèQx»pMioi» eu dètrajflant en même lènsps leurs ibnses pUes-mèmes, comine je fal démontié idllenrs par quelques exemples déplo^ rables.
« Les réformateurs ou édaireurs demandaient au contraire, comme condition indispensable de la vraie vertu, la sérénité de l'àme et un esprit disposé à toute espèce d'activité ; ils ne se contentaient pas de permettre, mais ils reoommandaieDt l'usage modéré de toutes les jouiSBaBoes, afin de oonsorver cette sérénité si prédeose* ^«eor cuhe divklooBsislaità se détaeherlâMMlduooips, «Ml-è-dirs à détourner leur pensée de tout ce qui n*est pas Diea,.8ans en excepter leur mot individuel, et à s'unir complètement à Dieu ; de là une sorte de négation d'eux-mêmes, qui leur faisait mettre sur le compte de la divinité toutes les actions qu'ils commettaient dans cet état.
» Leur culte était donc une espèce de piété spéculative à laquelle ils n*a8Signaient ni heure ni fiwmnle partiGalière>, laiesam chacun s'y limr selon le degré de perlBcticHi anquti il élait parvenu ; cependant Os cbofsiBsaient de préférence les beures destinées au service ûBkM du culte; ils 8*y appliquaient surtout à ce détachement dont j'ai parié, c'est-à-dire qu'ils se plongeaient si avant dans la contemplation de la perfection divine, que tout le reste disparaissait . devant eu»; 4 les eu croire, ils n'avaient même plus conscience de leur propre coups,' qui, assonBent-iis, élait privé dans ces momenlslàdetonteeeBSiraté.
» llÉis, comme un aussi complet détaBhement n*est pas dioss fih die à obtenir, ils s^efforçaient, au moyen de diverses opênHmm mécaniques^ telles que le mouvement et les cris, de rentrer dans cet état lorsqu'une distraction quelconque les en avait tirés, et de s'y maintenir durant toute la durée des exercices pieux. C*était chose comiqtte de les toit firéquenunent intenomine leurs prières par des efidamalions ôtitinges, par des gestes ridicules adressés à Satan,* œt ennemi invincible qui cherchait malignement à les troubler durant leurs prières, et qu'ils repoussaient par la menace et l'insulte;
maintes fois, fatigués par la violence de cet exercice, ils tombaient évanouis à la ûn de la prière.
« PlnstoiifS' niriS» sectafeeuis de cette doctrine, interrogés sur ce qui oecii^l leur "pensée ddrant ces lûngs Jouis où ils se promenaient olsil^ la pipe à la boodie, répondaient c qnils pensaient à Bien f » Mais, pour que cette réponse fût satisffiisante, il eût fann qu'une étude constante de la nature les aidât à compléter les notions qu'ils avaient de la perfection divine ; or, comme il n'en était point ainsi, comme leurs connaissances naturelles étaient au contraire des phiB restreintes, cette concentration de toute leur activité sur un ffoint unique «t* qui devait Im édnpper sans cesse, ed^tnail nn était ccMitre natùrè. Bb ootue, pour* pouvoir aittribner leurs acKonsà DMflVè<]rt fàllu que ces actions eussent pour mobile une connaissance exacte des attributs divins; étaient-elles, au contraire, le résultat de leur ignorance, il arrivait infailliblement qu'une foule d^excès étaient mis sur le compte de la divinité ; c'est du reste ce que les suites ont trop bien prouvé.
« B est d'ailleurs ûcile de comprendre cornaient cette seetè se répandit si ^fomplenent, et pom^iioi la nbuvrile doctrine trouva t^t de fiiveér auprèfrde lanu^^tve iMfffle de b nalton : l'amour de roi» siveté et de la vie spéculative chez cette foule vouée à l'étude dès sa naissance, la sécheresse et la stérilité de la science rabbinique, l'ennui des prescriptions cérémonielles dont la nouvelle doctrine voulait alléger le fardeau, enfin la satisfaction qu'y trouvaient un pendiant naturel à Texaltation et le goût du mervÔQleuXf tout explique le ildt d'une manière plos 4tte suIBsuite.
« Dans l'origine, les ifaMiins et les dévots de la viellfe espèoe dierchèrent à s'opposer au développement de cette secte qui n'en obtint pas moins le dessus pour les raisons que je viens d'énumérer. L'animosité devint très vive des dfcux côtés : chaque parti chercha à se fkire des adhérents, une scission s'opéra parmi le peuple, et les opi- ^ nions forent partagées.
« Je ne poavais à cette époque me iSmier une idée exacte de cette setete et ne savais trop qu'en penser, lorsqu'un jeune homme, dqà incorporé à la société, et qui avait eu le bonheur de parler aux supérieurs face à face, vint à passer par l'endroit où je demeurais. Je n'eus garde de laisser échapper une si belle occasiou, et demandai à
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rétntDger quelques renseignements sur Torganisation intérieure de cette secte, sur la manière dont on y était admis, etc.
« L'étranger, qui n'avait pas encore dépassé le premier degré dlniti^Uon, ne saTait rieu toudiant rorganisation intérieure et ne put Tien m'en spsmoén ; mali, quant au mode d^adraission» il m'assura que c'était la diose la plus simple du monde. Quiconque se sentait le déiBir dtoiver à la perfection sans savoir comment il pourrait .satisfiiire à ce vœu ou comment il se délivrerait des obstadee qui se trouveraient sur sa route, n'avait qu'à s'adresser aux supérieurs, et eo ipso le voilà membre de cette société. Il n'était pets même nécessaire (comme cela se pratique avec les médecins) d'entretenir les clie& de ses infirmités morales ni du genre de vie que l'on avait meioé jusqu'alon; Wtii^ sublimes* le cœur humain jié^Bûimtmàêif^ ^ T ^saàsDi Jusque
dans les plus secrets ireplis; pour eux, Tavenif n'àvait point de voiles, et la distance dans l'espace disparaissait à leurs yeux comme la distance dans le temps.
« Leurs prédications et leurs leçons morales n'étaient pas méditées et ordonnées à Tavanoe d'après un plan régulier; car ce moyen, généralement usité, ne saurait convenir qu^à celui qui se regarde comme distant, agissant par luhméme et distinct de la divinité; ces supérieuis ne considéraient au contraire .leur enseignonsnt comme divin, et par conséquent comme infaillible, que lorsqu'il était le fruit de l'anéantissement d'eux-mêmes devant Dieu , c'est-à-dire lorsque la parole leur était inspirée {ex tempore), selon le besoin des circonstances et sans qu'ils y missent aucunement du leur.
« Bncbanté de cette description, je priai l'étranger de me communiquer quelques-unes de ces divines leçons; alors, se frappant le front de la main, comme s'il eftt attendu Tinspiration d'en haut et agitant sans relâcbe ses bras qu'il avait à demi découverts, il se retourna vei^ rnoi d'un air solennel et commença de la sorte:
o( Chantez à Dieu un nouveau cantique ; sa louange est dans laréu- « i;ûon des saints (Ps. Ii9, v. l.). Voici comment nos supérieurs € expliquent ce verset : Les attributs de Dieu, être tout parfoit, « doivent nécessairement surpasser de beaucoup les attributs de « tout dire limité ; sa louange, comme eK(Nression de ces attributs, « doit donc également surpasser toute louange donnée aux hommes.
« Or, jusqu'à présent , quand on voulait louer Dieu, on se bornait à « lui reconnaître certaines puissances surnaturelles, comme de dé- « couvrir l'inconnu, de prévoir Tavenir, d'agir immédiatement par « fia simple Tolonté, etc. Mais maintenant «jae les hommes pieux « (les supérleius) sont également amiables d*acoompUr ces mer- « TeiUes, et que Dieu n*a aucune prérogatlira sur eux & cet égard, il « faut songer à trouver une louange nouvelle qui ne puisse se rapa porter qu'à Dieu seul. »
« Tout ravi de celte manière ingénieuse d'interpréter les Saiiite»- ÉcntureSy îe suppliai l'étranger de me citer eucore quelques explications de ce geuro, et celui-ci» toujours dans le feu de l'inspiration, continua en ces termes : Tandis que le musicien jouait, Tesprit de Dieu descendît sur lui (n, Uvre des Rois, 3, 15). « Void comment « ils interprètent ces paroles : Tant que l'homme n'a pas renoncé à « son activité personnelle, il est incapable de recevoir l'inspiration « de l'Esprit-Saint ; il faut pour cela qu'il se considère conune un a instrument purement passif. Ce passage signifie donc : Quand le c musicien (le seiyiteiff de Dieu) ilevient semblable à rinstrumenty « alm l'Esprit de Dieu descend sur lui» . »
€ St maintenant écoutez encore, poursuivit l'étranger, l'explici- « tion de ce passage de la Miscbna où il est dit : Que l'honneur de ton a prochain te soit aussi cher que le tien. » '
« Nos maîtres expliquent ces paroles de la manière suivante ; « 11 est certain que personne ne peut trouver de plaisir à se faire de « l'honneur i soi-même, ce qui serait tout à &it ridicule; mais il « est tout aussi ridicule d'attacher trop de prix aux témoignages « d'honneur qui peuvent nous élre rendus par un autre, puisque « nous ne saurions réetlement acquérir par là une valeur supérieure « à celle que nous possédons. Aussi le vrai sens de ces paroles est- « il : « Que l'honneur de ton prochain (c'est-à-dire que ton prochain « te rend) te soit aussi indifiérent que le tien, (que celui qué tu te « rendsàtoi>mèi^e).» *
1. Celte interprétation repose sur deux équivoques. Le mot hébreu 'f^2 signifie à la fois un instrument de musique et l'action d'en jouer. Ce mot est précédé de la préfixe 3 dont la signification est également double ; car on peut la traduire à la fois par lorsque, tandis que {tandis que le musicien jouait^, et par coiam^ semblable à, {le musicien devenu semblable à un instrument). A. F.
398 hk KABBALE.
.« j|8 ratai oonfQBâa d'adadrotioD devant Vemilktm tepa»aées, et tout émerveillé de l'ingénieuse ex^gôee sur laquelle on les
i^puyait.
« Mon imagination s'exalta vivement à la suite de cette description, et devenir membre de cette vénérable société fvit dè&rlorS'POB
rou lepltts ^n)eD)l; msl, bi#Q décidé de ûU» le voyage de H
où xésidfat le cbef 8upK6iii»B**% f attendis a?ec im^enop la fia de mon servage dès que le tenue en fot amv6 et que feus i^ctt'im payement, je commençai mon pèlerinage au lieu de retouroer daos mon domicile qui n'était éloigné que de deux miUtiii ; le voy^e n§ 4|ird pas moins de plusieurs semaines.
« Aussitôt arrivé à M , et à peine reposé de mes fatigues, je
n'^eus rien de plus pressé que de me rendre chez le SHpéneur, crojfaci^ que j'allais immédiatement lui 4È»iiré8^té. Mais on me dit que je ne pouvais encore é,tre introduit ches lui * que j^eone i sevenir le samedi suivant comme les autres étrangers également arrivés pour le voir et avec lesquels j'étais invité à sa table ; à cette occasion j'aurais le bonheur de voir le saint homme face à face et d'entendre de . sa bouche l'enseignement le plus sublime, de telle sorte que cette entrevue putdiqiuie pourrait être regardée comme une audience particulière» à cause .de tout ce .quf» j*y reiÉimqu^qus d*in4ividjHel et n'ayant trait qu*à moi sec^.
« Tartivai donc le jour du sabbat à ce festin solennel, et je trouvai chez mon hôte inconnu un grand nombre d'hommes vénérables, venus de différentes contrées dans le môme dessein que moi. Le grand homme ht enûn son entrée; il avait un maintien des plus impcisapts et portait un vêtement complet d^ saJUn blaœ; ses 90U«> lierset jusqu'à 8^ tabatière étaient de ,4sette çott]a9r,quel^JiaUNh Usl^ JWiident conuoe la couleur de la fffioà. ^ Qratiâa AaiM nouvel arrivé d'un Mlem* c'estrà-dire qu'il le s^l)H^
« On se mit à. table, et durant tout le temps du repas régna un silence solennel. Le repas terminé, le chef entonna une mélodie sacrée, propre à élever Tàme, puis il appuya la main sur son front et appda à haute voix ctiaque nouv^ arrivé par son nom et celui de
. 1, SidoaionlbilM était «Um «agi^ daas w ftnw Uolés, mmam ImU^ tnlMrdMeiiftBtodafenBiWk A« F.
APPBMMCB. 399
sa demeure, ce qui nous causa une extrême surprise. U demanda à chacun de nous de lui réciter un verset tiré de TÉcriture sainte, et lorsque l'on eut satisfait à sa demande, le supérieur commença un sermon auquel les versets récités devaient servir de texte ; il savait les^iejravec tant d'art que bien qu'ils fussent pris sans suite dans divers livres de l'Éccituie sainte» i( les ptéseolait oomnie ils efrasaol formé un tout homogène ; mais oe qui était plus étmnge encore, c'est que cliacun de nous croyait trouver dans la partie du sermon correspondant à la citation quelque chose de relatif à ses sentiments intimes. Tout cela nous jeta dans une grande admiration. « Mais peu de temps suffit pour me âUre revenir de ma baute . opinion sur ce . chef et sur c^tte sociétô en général, le remjiTqnai que leur ingénieuse exégèse était fiuisse et en outre qu'elle était vér trécie par les principes extravagants qui lui servaientd^nee ; puis» une fois cette exégèse entendue , adieu toute autre nourriture intellectuelle! — Leurs prétendus miracles s'expliquaient aussi de la manière la plus simple : les correspondances, les étions, une certaine connaissance du cœur humain aidée de la pb^ognomoK^que, des questions habilemeniitosées 4e manière à suixoendie.les seorelsde Véjm, v(^ par quels moyens ils se faisaifint-décenaer, pavlssf^ simples et crédules, leur brevet de prophètes.
« Ce qui contribua beaucoup aussi à me dégoûter de cette société, ce furent ses allures cyniques et son dévergondage dans la gaieté; pour n'en citer qu'un exemple, je dirai qu'un jour, nous étant tous réunis chez le supérieur à l'i^eure de la pci^, l'am des nôtres arriva un peu plus tard que ^exoutume; les autmMul m ayant demandé la cause, il répondit que ç*étail parce que sa femme étatt accouchée d'une fille pendant la nuit ; sur qfUf duwnn séant à le féliciter à grand bruit. Le supérieur survint,. s*infôrma de la cause de tout ce tumulte, et quand il apprit que P.... était devenu père d'une fille , il s'écria avec humeur ; « Une ûl^e ! f^u'on lui donpp les étrivières ! »
« Le pauvre bomme -se défendit de son mieux; il ne cgynpffenait nullement pourquoi une peine lui sersit infljgéé, parce que 9 jOBonne avait mis une fille au monde.; mais rien n'y fitl On s*empara de lui, on vous Tétendit à terre, et ce fut à qui le fustigerait le plus durement. Tous, à 1 exception dc^ la victime, entrèrent eu
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grande gaieté à la suite de cette exécution, et là-dessus le chef les ezliorta à la prière en ces termes : « Frères, serves le Seigneur avec Jdet»
« Je ne voulus pas séjourner plus longtemps dans cet endroit, et après avoir reçu la bénédiction du supérieur, après avoir pris congé de la société, je partis avec la résolution de l'abandonner à jamais et retournai dans mes pénates.
^ « Cette secte iormait, à considérer son but et les moyens mis en œovre, une espèce de société secrète qui aurait ^acquis la dominar tion de la nation presque entière et opéré sans nul doute une grande révolution , si les extravagances de quelques-uns de ses m^ubres n'avaient mis à nu Inen des câtés faiblés et fourni des armes contre •
elle à ses adversaires.
« Quelques-uns d'entre eux , qui avaient à cœur de se montrer vrais cyniques, violaient ouvertement toutes les lois de la décence, .couraient entièrement nus sur des places publiques, etc., etc. Leurs imfHOviUatlons (oonséquenoé du principe de ranniliilaticm), leur ftisaieQt souvent introduire dans leurs sermons les alisurdités les plus incofflprâienisihles et les plus désordonnées: il y en eut même •qui devinrent fous au point de se figurer qu'effectivement ils n'existaient plus. A cela se joignirent encore ( et ce furent les causes principales qui hâtèrent leur chute), leur orgueil et leur mépris pour tout ce qui n'était pas de leur secte , mais surtout pour lesialh Mns , dont ils se firent des adversaires acbamés et puissants. »
'(Att les anciens *Bas»iâim l'étude du Zohar etles croyances kab- Mistiques étaient toujours accompagnées des plus grandes austérités, des plus cruelles abstinences de la vie ascétique. C'étaient le mépris de la vie et le principe de la pénitence portés jusqu'à leur dernière exagération. Le même Salomon Maïmou nous en rapporte un exemple terrible qu'il a eu sous les yeux pendant son en&nce etsonséJourenPolog&ei On ne nous saura pas mauvais gié d'ajouter à ce qui précède la traduction de ce récit • « Vh savant renommé par sa piété, Simon de Lubtscb, avait déjà . accompli la, pénitence de Kana^ qui consiste à jeûner tous les jours pendant six ans et à ne rien prendre le soir qui provienne d'un être vivant, comme la viande, les laitages, le miel, etc.; il s'était en outre acquitté de la pénitence dite Cro<a<^,c'estrÀ-dire, une pérégrina-
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tion constante durant laquelle on ne passe pas deux nuits de suite dans le même endroit, et il portait habituellement un ciliée de crin sur la peau nue ; eh bien , tout cela ne suffisait pas à sa conscience , et pour être ea paix avec lui-même » il se crut obligé à une autre espèce d'épreuve appelée la pénitenoe au poids S c'eslréhliie à une pénîtence particuliàre et proporMonnée à eliaque péciié. Hais après aMf ftti Sdft «tfrii|yté , il liBsta persuadé ^ue lé noôibre dé Ses péchés était trop grand pour qu'il pût jamais les expier de cétte &çoii, et il se mit en tête de se laisser mourir de laim. Après avoir jeûaé quelque temps, il vint à passer par l'endroit qu'habitait mon père , et sans prévenir qui que ce fût de la maison , il s'en alla tout droit éèm la grange, où û Ustobà Sandconnaissanee. Mon père étant su^ rem pàr hasard, treuta cet homme» qa'û ccnmaissatt depuisloi^^ temps» éteodu par & deiïdHaufftf et tenant le litre le (dus Important de la Inbbate»
* Mon père savait à qui il avait à faire et se procura aussitôt une foule de rafraîchissements ; mais toutes ses instances furent vaines, il ne put rien lui faire accepter ; plusieurs fois il revint à la charge, et toujours il trouva Simon inflexible ; ayant à la fin quelque occujMrfioQ qid rappelait dans l'âitérieur de la maison, il iut obligé d'abandoËmer sen hôte pour ^pielqueshistants; aussilôt eelui^, l>our se déUYTir de toute hnpoftuhiié, rassemhta ses fotees et pa^ tlfit à se traîner hors de la maison et même hors du village. Quand mon père retourna dans la grange et la trouva vide, il se mit à courir après lui et le trouva mort non loin du village. Le fait se répandit parmi les juife, et Simon fut regardé comme un saint \ b