Yey. la 2* partie du préttnt oavnge, ctep. U
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commencement et n'aura pas de fin; qui seul a créé les mondes et tout ce qu'ils reofermeot, aussi bien ce que nous connaissons que ce qui nous est inconnu. (Test pourquoi TÉcriture dit (DMérononM, VI, 4) : «Ecoule, Israël, l'Etemel notre Dieu est un Dien unique.» On trouTe aussi dans les Pmrmum : «Tu es grand, ô Seigneur! Toi seul , accomplis des merveilles. » Cest-à-dire non comme les rois de la terre, qui ne peuvent rien accomplir sans le secours d'autrui ; Dieu a créé seul le ciel et la terre, sans aucune autre participation, et seule, sa Providence veille sur tout.
« tSfi Nous croyons que, bien qu'il n*y ait qu'un seul Dieu , il se compose néanmdns detn^personnes(a^iin9)>pvfiûtemeniéga]e8 Tune à Faiitre, porfoîtement indivisibles, et qui, à cause de cela, ne font qu'un. La loi mosaïque, aussi bien que les autres prophètes, nous enseigne celte vérité. Le Zohar dit : « La.loi commence par la lettre 2 (betli); culte lettre se compose de deux lignes horizontales réunies à une verticale; ce qui fait allusion aux trois natures divines réunies en une deule. La croyance en cette trinité divine est fondée sur les saintes icntoiest, et conflnnée par d'innoadunUes passages. Mous ne voulons en dter ici que ^udiiiiee-ohs : par exemple, Moitee dit {Gtn. 1, â) : « L'esprit (ni*i) des Dieux (omSh) (au pluriel) Uottait sur les eaux. » S'il n'y avait qu'une seule personne divine. Moïse aurait dit :î« L'esprit de Ji'^hovah ou du Seigneur flottait, etc.; » mais il voulait dè$ lejprincipe étabhr la trinité en Dieu. Plus loin {Gen, 1, 26), Dieu dit : « Faisons l'iiomme selon notre image et notre ressemblance.» Le Zokar commente ainsi ces parcdes: U y ena deux et encore un, ce qui fidt trois, et ces trois ne finit qn^m K Mleurs il cet dit {Gm, m, 22} : «Lee Dieux, Jébovab, dirent : Voici l'homme qui devient semblable à Pun de nous. S'il n'y avait pas trois personnes, il y aurait seulement : « Jéhovah dit, etc. » Pourquoi les Dieux? Mais c'est une preuve de la trinité divine. Quand il est dit {Gen, XI, 15) : « Jéhovah descendit pour voir la ville et la tour, » voici en quels termes il s'exprime : «Descendons et«tloiiB laconftisioa dans leur langue, etc. » A qui Hhmh s'adressait^îlt Os ne poa^ pasdtre à ses anges qui sont ses servitem, ^ aixqoels il aurait
1. Ces paroles da Zohar ne se rapportent pas à la trinité divine, mais à la trinité bumiiine ut à certaing cas de métempqrottse. A. F.
commandé sans employer avec eux la forme de la prière. Mais Dieu parlait ainsi aux personnes divines qui sont ses égales en dignité. «Tïois angee appanirent à Abraham {Gm, XYIII^ 2, 5); il oonmt an-devant d*eax et dit : Seigneur, etc.» U en voyait donc trois et ne s'adiessait Yvtn d*eox, paroe que ces trois ne lisnt qa*nn. Moise dit {Exode, XD, 7) : « Ils prendront du sang de cet agneau et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte. » Pourquoi, demande le Zohar, pourquoi ce sang doit-il précisément être mis sur trois places? C'est pour que la croyance par- Mie en son saint nom éclate sur les trois places. » Ged lait encore aUuaion à la trinité divine. « Quel est le peuple si grand, dit Moïse {Dmaénmam, IV, 7), qui ait ies Dieux (Bloliim) aussi près de lui çue nous?» S11 n'y avait point plusieurs personnes divines, ilitodrait ici El (Dieu), et non point Elohim, les Dieux.
« Jehovah , est-il dit (Gen. XIX, 24) , fit pleuvoir sur Sodome et Gomorrh^une pluie qui venait de Jéhovah. » Preuve nouvelle de plusieur^ersonnes divines. Dieu dit à Moïse : « Monte vers r£ternel. » (^(Eode, xxiv,i). Id il y aurait simpleouot:« Monte W8 moi, » 6*il n'existait plusieurs personnes en Dieu. Sur le passage suivant: «Booute, Isiaél, rstecnél notre Dien est un » (DmOènm. VI, 4), voici le commentaire du ZoAmt: c Trois font im» (innSn y^VVi)' Il est dit (Ex. m, 6 ) : « Le Dieu d'Abraham , le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. » Le nom de Dieu , répété devant celui de chacun des patriarches, fait allusion A la Trinité divine. Josué disait (XXIV, 19) : «Vous ne pouvez pas servir iéhovab, car il est Im IMnw Saéntê.^ (DWïp 0»nS»)
€ D'une part 11 y a Ifliovali, de l'autre te iKnaa Soinf», ce qui prouve laWtttté réunie en Dieu. »
« 00 Nous croyons que Dieu apparaît Ineamésur la terre, et alors il boit, il mange et accomplit d'autres actions humaines ; mais il est dégagé de tout péché. La preuve en est dans ce que dit Moïse (Gen. Vi, 5) : « Quoiqu'il soit chair. » Le Zohar donne de ces pâTolesTexplicatien suivante : «Dieu devient diair, pour se tourner vers le corps; cevqni veut dire qu'au moment de la création, Dieu s'incarna dans Adam, et lorsque ce dernier eut pécbé,' Dien se retira de lui et en demeura éloigné jusqu'à ce qu'il s'incarnât de nouveau dans ce môme corps. « Â propos des quatre éléments, le feu , l'eau , Fair et
la terre , le Zohat dit : t Dieu se revêtit de ces éléments et U eut un Gorp».» Ne lisoû£Hiou8 pas Moïse XX» iU» id) : « Le peoj^o vil la Yoix, «te?» FoQiVMMn'y pis qiela voix ait eot^diMf Mais Disa se mettra oettti fois «loelméKlss aoua une forme humaine, afin de les instmire qu'un jour, à Tépoqueda Ifea^ sie, il apparaltjrait de nouveau sous la même forme. Dieu dit par ro(r> gane de Moïse : « Je marcherai au milieu de vous, » [Lév. XXYI, 42). \*Q livre Jalkut rjipV explique ainsi ces paroles : « Ceci nous rappelle un monarque qui se promène dans son jardin et devant qui le jardinier confus cberche à se eaober. Afin de le laesiirer, le roi s'adresse à lui elliU dit aYeodoiieeiir:Qiie«aiiMrto« mon fila Y Vois, je suis UD liomma ^omsie toi, et je maicb^ Dieu revêtit une C(»rme bumaine afin d'toalruir» bumaîDemeat les hommes. C'est aussi pourquoi le prophète s'écrie (Isofe, XXX» tO) : « Tes yeux verront ton maître. » Quand Dieu dit ( Beut, XXXn , 40 ) : « J'élève ma main vers le ciel, » il ne pouvait , pui^'il remplit IQUI ^ sa présence» prononcer ose paiolesqu'ea tant 9i'homme e|swtiwitsiylalMW>QttesipttieptoBSp^ c Die9 it MUi soo iNSQsan sur la teint, » aiim 9 ^Miid la iiMon dea tsoia pev^^
la terre? Noue trouvons dans Salomon ces paroles (Canitiq^ V» 1) : % J'entrai dans mon jardin, etc., et je mangeai de mon miel. » Gomment, demande le Zohar, comment peut-on dire de Dieu, dont il est question durant tout le cours de ce chant, qu'il a hu et qu'il a maoi^ î Mais onî wusemhto à vn ami qui en visita un autre, et fiiit pour lui plaire mainte chose qu*il n*a pas ep^tima de ftive; par «aeiaplay-ii mtflga saaa a!fdr iiym et hott saw &it Dieu quand il apparaît aux hommes, puisqu'alora il âssosnd .à toutes les oceupations et à toutes les actions humaines.
« T Nous croyons que Jérusalem ne doit jamais être rebâtie. Car il est dit dans l'Écriture (BaM, IX, â7) : a Le peuple d\in puissant • monarque^ détiuiia Ja irill^ el le sanialiiaire. I<a destruction sera eent^^ oemme par m déhige. t U pioplièitt lÉréms» dil anasi (IV, a): «I^MipMMe da la iriMada mon peuple (lAnsialem) sont )»m plua grands les péehé» de Sodome, qui a été détruitede fond en comble. » Si Ton ne doit plus rebâtir Sodome, bien moins encore JérmlQm ^eca-t -cAle reconstruite» puisque, le projeté dit
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expressément que les péchés de Jérusalem surpassent ceux de Sodome.
« 8* Nous croyons que les Juife attendent eû tain le Messie mortel qui» d'après leoff eroyanoe, doit lesdéUmTf les élever au-dessus de loùteî les nalionB, et leur apporter richesses et gnttdeul!S. Màls Dieu lui-même apparaîtra sous une enveloppe humaine et tachètera
les hommes de la perdition qu'ils ont encourue par la faute de leurs ancêtres ; cependant il ne rachètera pas seulement les Juifs, mais tous ceux qui auront foi en lui, tandis que les incrédules seront tons plongés dans les abîmes de Tenfer. »
À cette profession de foi rédigée pour le poMic se mêlèrent une organisation et des croyances secrètes. Aussi la secte des zoharltes* môme après avoir emhrassé le christianisme, a4pelle conservé son cachet particulier, la discipline à la fois militaire et monacale, et prol)ablement ses anciens dogmes. Le but de son fondateur, autant qu'on en peut juger par la conduite extérieure et par les lettres qu'il adressait à ses anciens frères pour les engager à recevoir le haptôme, parait avoir été de conduire les juiisà traTC» le christianismeà un mystidsine particulier, fondé sur la doctrine du 2okar et sur l'andenne idée de la suprématie du peuple juif. C'est surtout le principe de la foi que Frank cherchait à aoci^diter parmi les siens et parmi les juifs en général ; c'est grâce à ce principe et par son seul concours qu'il prétendait leur révéler des vérités inconnues jusqu'à lui. Dans ce cas le christianisne n'eût été à ses yeux qu'une simple préparation à la doctrine nouvelle, absolument ce que le judirïsme est aux yeux des chrétiens. Telle parait avoir été aussi Fopinion de Sabbatbat2évy, par rapport à tontes les religions actuellement existantes, tant la musulmane que la chrétienne, n peoh sait que l'homme n'étant jamais entièrement abandonné de Dieu, il y a dans tous les grands cultes de la terre quelque chose de saint et de vrai, et que la tâche du véritable Israélite, c'est^-dire de celui qui a pris pour base de sa foi la kabbale et le Zohar, était d'attirer à lui les éléments de sainteté répandus dans les autres religioDs» afin de les leur rendre ensuite ennoblis et purifiés par ses propres croyances. G*est sans doute en yerlu de ce principe qu'il adopta luimême l'islamisme, comme Frank, à son exemple, adopta la religion catholique^ et qu'il attira sur ses pas un nombre considérable de ses
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partisans. On ne saurait mieux caractériser cette manière de voir qu'en rappelant une sorte d'éclectisme religieux : et en efïet, ne trouve-t-on pas quelque chose de semblable, je ne dis pas seulement dans le néoplatonisme, mais dans les écoles religieuses et philosopbiqueB d'Alexandrie ? Le caiactèro ooduimiii de oes différentes écoles, n'estpoe pas d^avoîr ^oulu embrasser dans une même c(m?ictîon, sinon dans nn même système, le diristianisme et les éléments les plus saifiU de la philosophie païenne, la mythologie grecque transformée par l'interprétation symbolique et la plupart des anciennes religions de l'Orient?
Fm.