I. Kùrm, dans le chapitre intitulé : N$8$aou des Femmes
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sièrement jcoatéheUe. On a imaginé >qu'Abraliam était
lui-même Taiiteur du livre où son nom est prononcé
a^^ec un respect religieux; et, si aous. en croyons, un
auteur assez ancien, Saadiah lui-même aurait professé
cette opinion ridicale dans un ouvrage qui a disparu»
mais dont le titre et quelques fragments nous sont res-*
téa* VoicS en quels termes conanence le commentaire de
Moïse Botril sur le Sepher ietzirah : « C'est Abraham,
a neAre père (que la paix soit sur luil) qpd a écrit cela
u contre les sages de son siècle, incrédules à Tégard du » principe de Tunité* Du .moins c'est ainsi «qiie pense « R. Saadiah (que la mémoire du juste soit bénie !) dans, «r le premier chapitre àé son livre intitulé : La fkrrê M fMjOêephale ^ , Je rapporte ses propres paroles : Les ju sages de la Ghaldée attaquaient Abraham notre père « dans sa croyance. Or, les sages de la Chaldée étaient If divisés en trois seétes. La première prétendait «qne « l'uniyers était soumis à deux causes premières entiè- « ranent opposées daiis leur manière d'agir, Tune (c n étant occupée qu'à détruire ce que l'autre avait c< produit. Cette opinion est celle des dualistes, qui s'ap-
c( puyaient sur ce principe, qu'il n'y a rien de commun
k entre l'aiitèur du mdi «t cdui du bien; La seconde « seqte admettait trois causes premièresf les deux.prinr ce cipes contraires dont nous venons de parler, se pa-
« ralysant réciproquement, et rien d^ cette manière ne
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« poaTant être fait^ on eH a reconnu un troisiAme pour
« décider entre eux. Enfin, la dernière secte n'avouait (€ pas d'autre Dieu <gie le soleil, dans lequel elle re^ « connaissait le principe unique de l'existence et de la ir mort ' . » Malgré une autorité si iitiposaiite eisiuniversellement respectée , l'opiniofi que nous venons d'eiiposer n'a plus aujourd'lmi un seul partisan. Au nom du patriarche, on a depuis longtemps substitué celui d'Akibsa, Tuii des plus fanatiques soutiens de la tradi* tion, l'un, des nombreux martyrs de la liberté de son pays, et à qui il nè manque, pour être compté par la postérité au nombre des héros les plus dignes de son admiration, que.d'aToir joué on r61e dans les anmennes républiques d'Athènes, ou de Rome. Sans doute cette nôuYéUe 4)pinion est moins intri^mmblable que la première, cependant nous ne la croyons , pas mieux fondée; Quoique le llialmud, toutes les fois qu'il fait mention d'Akiba, nous lareprésente comme un être presque divin; quoiqu'il Félère au-dessas de Moïse luiHndme il ne le présente, pourtant nulle part comme ;une des lumières de la Mereaha ou de la scienee de la Gtmê$e; nulle part on ne laisse^ soupçonner qu'il ait écrit le Livre de la créalion, ou quelque autre ouvrage de même nature. Tout au contraire, on lui reproche positive" ment de n'avoir pas sur la nature de Dieu des idées
i. Yof « Sepher tMsM, ôdit. de MantouS, m. 90 et 21. % TiOm. BdbyL, iraet/Menaéhoth ei Ahodah Sa^
' très élevées, ir Jusqu'à quand, Âkiba, hii dit rabi José
« le Galiléen, jusqu'à quand feras-tu de la majesté di- M vine quelque chose de vulgaire ^ 7 » L'enlàousiasme qu'il inspire a pour cause rimportance qu'il a donnée à la tradition, la patience avec laquelle il en a su tirer des règles pour toutes les actions de la vie^, le zèle qu'il a mis à l'enseigner pendant quarante ans, et peutêtre aussi rhéroisme de sa mort. Les vingt-quatre mille disciples qu'on lui attribue' ne s'accordent guère- avec la défense que fait la Mischna de divulguer à plus d'une personne, même les secrets les moins importants de la kabbale. D'ailleurs^ nous savons que déjà Ton attri-buait à Jehoschoua ben Chûiania la puissance de faire des miracle^ au moyen du livre dont Akiba doit être Tauteur. Or, si nous consultons les témoignages le» plus dignes de foi, nous ne trouvons aucun rapport entre ces deux personnages. Le premier était déjà vieux en l'an 3833 de la créatipn, ou 73 de l'ère vulgaire. Le second, comme on sait, n'est mort que sous le règne d'Adrien, à la suite de ia révolte excitée par Barehor chebas, environ cent vingt ans après la naissance du Christ* Il est donc in^po^sible de laisser^ à Akiba la
priorité, quand même nous ne regarderions pas comme