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PBBmÉaB PARTIE
contenterions d'examiner la nature intime, .la valeur intnnBèqua du livre, nous n'attrioni aucttae peine à démontrer que cette opinion n'est pas mieux fondée que la prenuère. Haie nous avoue, pour l^^cooibattiie, des arguments plus positifs. D'abord la langue 4^n8 laquelle le Zohor eat éerif ne reMmble pas À eelle dont se servaient les jrabbins du xiii' siècle, etdonjt Taeage s'eel conservé jusqu'à nos jours. Depuis la captivité de Babylone, les Hébreux avaient oublié leur langue^iatenielle, et Ton fut obligé de leur expliquer en obaldéen le sens des Écritures. Cependant la langue sainte s'était encore conservée pênm les petits prophètes, qui parurent aler/s ; mais elle déclina .dans les écoles fondées aptès eux parles ihm n é i m ê ou les auteurs de la MUckna. Ins^iblevient, le ehaldéen l|ii-méme se corrompit par le contact de fliébreu, et de ce mélange, où entrent aussi, mais pour une très petite part, la langue des Romains devenus les maîtres, et celle des Grecs devenus les voisins de la Palestine, est sorti œ qu'on appelle le dialecte de Jérusalem, ou la langue du Thalmud et du Zokar\ Après la clôture du Thabnjud,
i. Voièi qoelqassHies des mots latins etgrecs,^ l-on rencontre le plus oo&mHmènsat dans le /oftor t unSpabii qMnteia (Je.iiiilieu à travers lequel nous arriveiH les idées divines), Mnta^'roQ ma^wlM (la puîasanee divine oensidérée d*lHa poiat de vqe passii),
«smas, patrona, «la^D'np wonijTwp, na>3D «wj^opoç, •^la'ttp iMTn^ Itfûç, KDISTITDSW iwTpoiroç, Kt'DTTi* hospitium. Eh bien! croirait-on, qu'on a voulu trouver dans ces mots une preuve que le Zohar est une œuvre du un* siècle? On avait saus doute oublié que les ter-
c'est^àrdire vers le VI® siècle de l'ère chrétienne, ce dialecte disparait à son tour, et les écrivains sortis du judaïsme emploient tantôt Tarabe, tantôt un hébreu plus ou moins pnr. Saadiali, l'auteur du- (7ojvy, rabi Bechaï et plusieurs autres écrivains très distingués du x% du et du XII* siècle/ont composé leurs œuvres dans la première de ces deux langues ; Aben Ësra, Salomon Jarehi, ont fait usage de la seconde :,Ma]Unonidés s'est servi de l'une et^de l'autre. Comment donc ce Moïsa de liéon, à qui Ton ràit attribuer, la composition du Zohar^ aurait-il pu, au commencement du xiv® siècle^ traiter les questions de Tordre le plus ^élevé dans un idiome que depuis si longtemps les savants les plus distingués se contentaient de comprendre, et qui, dans cette Jiypothèse, n'avait encore produit jusque-là aucune œuvre capable de lui servir de modèle? Ensuite, quel dessein pouvait-il avoir en.s'imposjanj; une tâche et si difficile et si périUeuso? Toulait^, comme le prétend un critique moderne que nous avons déjà cité % voulait-iL donner plus de vraisemblance- à ses jetions,
iries dérivés de la même origine sont encore bien plus nombreux dans la Mischna, et que les rabbins du moyen âge n'avaient aucune connaissance des lettres latines et grecques. Ce qu'ils savaient de la philosophie d'Aristole Isur était parvenu, à levers les tniducticos syiiaçineselanbes.
I* Gùm anclor reoBntisshnus, lingnaque duldalna saa «taie fmnste esset ezlincta, eamque lodsi: doctiofes-ruo inteUigerent , consulto chaldaîcè scripsit , ut antiquilatem apud popularium vulgus libris suis coociliarQt. Morious, EscercikU, biblic, liv. % exercit. 9, chap. 5..
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ea faisant parier ie langage de leur époque aux divers pel*soanages sous le nom desquels il désirait faire passer ses propres idées? Hais puisqu'il possédait de si vastes connaissances, de IWen même des hommes dont nous combattons l'opinion, il ne pouvait pas ignorer que Simon ben Jodial et ses amis sont comptés panni les auteurs de la Mi$ehna; et quoique le dialecte de Jérasalem fâtprobablément leur langne habituelle, il était plus naturel de les faire écrire en hébreu. Il y en a qui prétendent qu'il s'est réellement servi de cette dernière langue, qu'il n'a pas inventé, cpi'il a voulu seulement falsifier le Zohar en y ajoutant ses propres pensées, et que son 4mpostiire fut bientôt découverte ^ Rien de semblable n'étant arrivé jusqu'à nous, cette assertion ne doit pas nous occuper plus longtemps. Ifaîs, vraia ou fausse, elle confirme les observations que nous venons de {jAÎre. D'ailleurs nous savons avec une «ntière certitude que Moïse de Léon a composé en hébreu un ouvrage kabbalistique , ayant pour titre : le Nmn d$ Dieu^ ou simplement : le Nom (DU^n^^SD)» Cet ouvrage, qu'on retrouverait probablement parmi les nuH nuscrits de quelque bibliothèque espagnole, Moïse Cor^ duero Ta eiu sous' les yeux ^; il en rapporte plusieurs passages d'où il résulte que. c'était un commentaire
1. Outre les deux historiens que nous avons cités plus haut, voyez Bartolocci , Grande bibliothèque rabbinique, t. -4, p. 82.