Parde^ Rimomm DTlDj fol. 110 rect. l^* col
• niDwn w et nvnnaxn
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très détaillé et souvent fort subtil sur quelques-uns des pointS'lea pins obsours de la doctrine enseignée dans le Zohar; par exemple^ celui-ci : quels sont les différents cananx, c'esMnlire les influences^ ke rapporta mutuels qui existent entre toutes les Séphiroth, et qui eonduiaent de Tune à l'autre la lumière divine ou la substance première des choses? Or, cctmment supposer qu'après ayeir écrit le Zokar dans le dialecte dialdiScosyriaque, soit pour en augmenter l'intérêt par les difficultés du langage, soit pour en r^dre la pensée inae» cessible au vulgaire, le même homme ait cru devoir ensuite Téxpliquer, le développer en hébreu, et mettre à la portée de tous ce qu'au pri;x de tant ^e^soins, de tant de labeurs, il avait caché dans une langue presque tombée dans roubli parmi les savants eux-^mêmes? D>ra-t-on que par ce moyen il était encore plus sûr de réussir à donner le change .à ses lecteurs? £n vérité, c'est trop de ruse,^ trop de temps dépensé, trop de patienee et d'efforts pour le misérable but qu'on l'aecuse de s'être proposé : 'ce sont des combinaisons trop savantes et trop compliquées pourun homme.qu'QU aecuse en même temps des plus stupides contradictions, des plus grossiers anaclnronisnies*
Une autre raison qui nous oblige à regarder le Zohar comme une œuvre bien antérieure à Moïse de Léon, comme une œuvre étrangère à l'Europe, c'est qu'on n'y trouve pas le ihoindre vestige de la . philosophie d'Aristote, et l'on n'y rencontre pas une seule fois le nom du
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•christianisme ou de son fondateur *• Or, on sait qu'en Eur(q>e , pendant aie xiii* et le kx^ sièele» le chriatia^ nisme et Aristote exerçaient sur la pensée une autorité absolue. Gomment doue pooïrioiiMKma admettre que, dans ce temps de fanatisme, un pauvre rabbin espa- •gttol, éeriva&t sur des manières rdigieuses, «dans une langue qui ne pouvait le trahir, n'ait élevé aucune plainte contre le premier, auquel les thalmodistes et les écrivains postérieurs s'attaquent si fréquemment , et qu'il .n'ait pas subi, eaimne Saadiah, comme MaSmonides, comme tous ceux enfin qui ont suivi la même -carrière, l'influence inévitable de la philosophie péripatéticienne ? Qu'on lise tous les commentaires que nous possédons aujourd'hui sur le £Am de ta eréaêim ; que l'on jette un coup d'œil sur tous les monuments philosophiques et religieux dé cette époque et de plttsieucs siècles antérieurs, on trouvera partout le lan-. gage de YOrgamm et la dominàtion du philosophe de Stagyre. L'absence de ce caractère^ est donc un fait dont la gravité ne saurait être contestée. On ne peut pas voir dans, les dix Séphiroth, dont nous parlerons plus longuement ailleurs, une imitation déguisée des eaiépoTMi; car celles^i n'ont qu'une valeur logique; celles-là renferment un système métaphysique de l'ordre le plus élevé. Si la kabbale a quelques traits de
i. Adde quod etiam eonirà Christttm in toto IHifro ne finfnifmm quidem elfutiatur,prout in recentioribus Judœorum scriptis pUrumque fim «oie((Kabb^deuDd. Prsef. p. 7.) .
ressemblance avec un système philosophique de la Grèce, c'est plutôt avec celui de. Platon; mais on sait •que Ton pourrait affirmer la même chose de toute espèce de mysticisme ; et d'ailleurs Platon était alors peu connu hors de sa patrie.
Nous remarquons enfin que des idées et des expressions qui appartiennent essentiellement, qui sont exchisiTement consai^es au système kabbalistique exposé dans le Zohar , se présentent dans des écrits bien antérieurs à la fin du xiii' siècle. Ainsi, d'après un éer^ yaîn que nous avons eu déjà occasion de nommer, d'après Moïse Botril, Tun des commentateurs du Sépher ietzirah , la doctrine de Témanatiou, telle que les kabbalistes l'ont ente&diie^ aurait été connue de Saadiah ; car il cite de lui les paroles suivantes, textuellement emr pruntées , dit-il , de l'ouvrage intitulé la Pmre phikH $ophale, et dont^malheureusement le nom seul est arrivé jusqu'à' nous : « 0 toi qui vas puiser les bénédictions (( à leur source,' ^rde-toi, quand on viendra te tenter If pour cela, de révéler la croyance de l'émanation, qui cf'esi un grand mystère dans la bouche de tous les « kabbalistes ; un autre mystère est renfermé dans ces <c parole» de la loi : Vous ne tenterez pas le Seigneur Cependant, dans son. ouvrage sur les Croyances et ht
. 1, Voici le terte de oe passage : msmn -jS v>v DW HwanK
Se]^ ietzirahyéôiU de MaïUoue, fol. 31. «1 dk nosn »h
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npmiùnêf Saadiah attaque assez Tivement cette doctrine,
qui .est la base du système exposé dans le Zohar^ et qa'il est impossible de ne pas reconnaître dans ce pas-* sage : « J'ai quelquefois rencontré de ces hommes qui fc ne peurait pas nier l'existence d'un: créateur, mais te qui pensent que notre esprit ne saurait concevoir cf qu'une chose soit faite de rien. Or, comme le Gréac( teur est le seul être qui existe d*abord, ils soutiennent •f qu'il a tiré Tunivers de sa propre substance. Ces « hommes (que Dieu vous garde de leur, opinion I) sont H encore moins, sensés que tous ceux dont nous avons f( parié % M Le sens que nous donnons à ces parolesdevient' encore plus évident, lorsqu'on lit, dans le même chapitre^ que la croj[ance à laquelle elles font dlusion est surtout justifiée pal« ces versets de Job ? « D'où vient la sagesse, et en quel lieu se . trouve rin-* K telligence? C'est Dieu qui comprend ses voies; c'est « lui qui connaît sa demeure K » On y trouve, en effet, les noms consacrés par le Xohw aux trois premières, aux trois grandes Séphivoth, qui comprennent toutes les autres, savoir : la sagesse^ Yintilligmee, et au-dessus d'elles le Iteu, ou le wm^êrê^ ainsi, appelé parée qu'il
"131 ynv ma m nvn amiOTO »S3 oSsï; Sap Des Croyance» et des Opinions part., Q)aiVK%n VQ Q^Sno inv a. lob, cil. ta, v.9d et 25.
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r^xésentB riafim saas attrilnii» sans fornse, sâuis qualification aucune, dans un état où il est pour nous ineompréhenaiMe et au» valeur réelle \ C'est dms ce sens, disent les kabbalistes, que tout ce qui est a été tiré du noorètre* Le mèniQ auteur noua donne lunai une théorie psychologique parfaitement identique à celle qui est attribuée à Téeele de Simon ben Jochal et il nous apprend ^ que le dogme de la préexistence et de la transmigration des âmes, qui est positivement ena^né dan^ le 2Qhar ^ était adinis, de son temps, par quelques hemmés qui néanmoma se disaient Juifs ; qui prétendjç^ant mêmei ajoute-t-il, confirmer leur opinioa extrayagante par le témoignage de YEtrtIwrêé Ce n'est pas encore tout ; saint. Jérôme, dans une de ses lettres % parle^e dix noms mystiques, deem nomina mffiUea, par lesquels les livres saints désignent la Divinité» Or, ces dir noms, que saint Jérftme ne ae contente pas de mentionner, mais, dont il nous donne encore Ténumération complète, sœit précisément ceux qui, dans le Zohar, représentent les dix Séphiroth, qu attributs de Dieu. Voici en effet ce qu'on lit dans le Livre du mystère (HFf\)PSn vrtCi), l'un ^pltts antiques fraginenti
1. Zohar, 2« part., fol. 42 et 45. Cotte première S^phirah se noilmde timtôt Yinfim^ tyio tantôt la oouroiiiit MUfréme^ y\D p»Sy, et tantôt le non~étre, ^îk, ou le Heu, oipo.
ï. Des Croyancès et des Opinions, 6« part., ch. 2.