part., fol. 99, sect. mischpatim
5. Uiéroû. Marcell., epist. 136^ tome m4e ses OEyioree eomfiitêt.
rap«iku PARTu. HT
du Zohar et en même temps le résumé des fHÎBcipes les plus életés de la kaMtole : «r Lorsqne l'homme veut H adresser une prière au Seigneur, il peut invoquer égar «r lement, soit les saints noms de Dieu, Ehékh, Jahy « Jdumah, El, Elohim, Jedtmd, Elokei-Tiahaoik, Schadat^ H Adùnalj soit les dix Séphiroth, à savoir : la Couronne, H la Sagesse, FIntelligenoe, la Beauté, la Grâce, la Jus^ « tice, etc. » Tous les kabbalistes sont d'accord sur ce principe, que 1^ dix noms de Dieu et les dix Séphiroth sont une seule etmème chose : car, disent-ils, la partie Spirituelle de ces noms, c*est res^ence n^éme desnumérar tions divines Saint Jérôme, dans plusieursde ses écrits, parlé tfussi de certaines UraHUong h^û^qtêêi mr la Gmiètê qui font le Paradis, ou, comme on l'appelle toujours en hébreu, l'Eden (py , plus ancien que le monde*. Remarquons d'abord qu'il n'existait pas chez les Juifs d'aufres traditions connues sous un titré analogm que celles qui étaient comprises dans cette science mystérieuse, appelée par le Thalmud YBUtt^ê âê la Gêhéêe. Quant à la croyance rapportée en leur nom, elle s'accorde parfaitement avec ïè Zakar^ où ïa Sagesse suprême, le Verbe divin par lequel a commencé et s'est accomplie la création, le principe de toute intelligence et de toute^vie,.est désigné comme le véritable £den.
Fardes Rimonin, fol. iO verso. rriTSOri 2. D. Hieron. 6pp. dernier vol. de l'édit. de Paris. — Voy. aussi le petit ouvrage intitulé : QueHUmes hebrtffcœ tn Genesm*
autrement appelé TEden supérieur (HK^V py) ' . Voici la même opinion reproduite sôus une forme différente dans un ^utre ouvrage kabbalistique, que Ton a youlu faire passer pour plus ancien encore que le Zohar : « Ce que nous appelons le monde à venir, c'est un ce monde qui est déjà venu ; car^ lorsque Dieu conçut a la pensée de créer l'univers, il produisit une lumière (c tellement éclatante, qu'aucune créature n'aurait pu .ce la supporter. Quand il vit cela, le saint donjt le nom ce soit béni^ prenant un septième de cette lumière, le « mit à la pla^e^ où devait exister çe monde , et récr servlBi le reste pour les justes quand ils seront appelés (c à en jpuir dans une autre vie. Ainsi donc, ce que H nous plaçons dans l'avenir, c'est ce qui existait déjà c# avant les six jours de la création^. » Mais un fait plus grave que tous ceux qui viennent d être énoncés, \ c'est l'intime ressemblance que nous offre la kabbalei, \ dans le langage aussi bien que dans la pensée, avec : tout^ les sectes du gnôsticisme, surtout celles qui ont i pris naissance en Syrie, et avec le code religieux des I Nazaréens^ découvert il y a quelque^ années seul^ent, et traduit du syriaque en latin. Nous attendrons, pour donner à ce fait le caractère de l'évidence , que nous soyons arrivé à cette partie de notre travail, où nous
2. Fragment du livre de la Splendeur (Sepher habalur) cité à la fin du premier vol. du Zobar, édit. d'Amsterdam.
PHEMIÈRE PARTIE. 1 1 3
eherehérons à connaître les rapports qui existent entré
le système kabbalis tique et les autres systèmes philo- . sophiques ou religieux. Ici nous nous contenterons de faire observer que les doctrines- de Simon le Magicien, d'Eixaï, de Bardesaines, de Basilidé et de Yalentin ne nous sont connues que par des fragments disséminés dans les œuvres de quelques Pérès de l'Église, comme ' dan9 celles saint Irénée et de saint Clément d'Alexan-* drie. Or, on ne peut pas supposer que ces œuvres aient été familièrea à un rabbin 4^ xm* siècle, qui, dans l'ouvrage même dont on veut lui faire honneur , se montre fort étranger à toute littérature, et surtout à celle du christianisme. Nous sommes donc forcé d'admettre qne le^ gnosticisme a beaucoup emprunté, lioft pas sans doute au Zohar lui-même, tel que nous le possédons aujourd'hui^ mais aux traditions et atix théories qu'il renferme.
Nèus ne séparerims pas de l'hypothèse que ndlis ve- . nous d écarter celle qui^ nous présentant la kabbale ; comme une imitation dé la philosophie mystique des : Arabes, ]a fait naître dans l'empire des kalifes, au plus i t6t irers le commencement du xi* siècle ; époque à làquelle la philosophie musulmane nous offre pour la pire* mière fois des traces de mysticisme '. Cette opinion/ exprimée il y a longtemps comme une simple. conjec-
i. C'est Avicenne qui passe généralement ponr le premier organe
du mysticisme chez les Ardbes. Né en 9d2 , il est mort en 1056. '
114 LA «ABBALE.
twe^ dio» ]m Mémmrm d$ tAimdêmi$ in ùmeripihni^
M. Tholuck a voulu récemment laressusciteret lui prêter Tâppui sa riche érudition. Sans «n premier luoire, recherd^aat riuflueace quo la philosophie grecque a pu eumer wxt œUe des maliométaiii'^ le
ft&yaut orientaliste arrive i cette conclusion : que la deo* iriae de Vémanalioii a été eomiue des Arabes en mèine tenips que le système d'Aristote ; car ce dernier n'est fffriyé jusqu'à eux qu'à travers les commentaires de Thémistitts, de Théoo d» Smyrue, d'Énée de Gaaa, de Jean Philopoiiy en un mot avec les idées d'Alexandrie, exprimées cependant sous. une forme très incomplète. Ce germe une fois déposé dans le sein de l'islamisme ne tarda pad à sedéveh^per en nn vaste eysitane qm, semblable à celui de Plotin, mettait l'enthousiasme audeseus de k raieen, et, après avmr ibtt sertir toae hs êtres de la substance divine, proposait à l'homme, eomnia le dernier terme de la pcefeetion, d'y rmtier par l'extase et l'anéantissement de lui'-même. C'est ce mysticisme jnoitié arabe, «loitié free» que M. Ihobask veut nous faire admettre ccnnme la vraie et unique eonroe de la kabbale^ à celte fin,, il oammeace par
1. Remarques sur l'antiquité et C origine de la Ca66a(e, pardelA Nauze, tome §SL des Uém. de FAoëd, des inscHpt,
2. ÇwmmUUio de vt quam grœea pkUo8(^hia in, theologiam tm M^uhcmmedanonm ^ Iwil. /udoorum, exereuerit. Partictfla.1, Hamb. leza, iïhl».