‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 39 sur 167 · supr., p · texte numérisé non relu

supr., p

gardent comma aa-dessus et comme au^^eMous de

Tesprit; c'est Tensemble des Séphiroth, ou le monde de rémanation tout entier, depuis l'Être dans son caractère le plus abstrait et le plus insaisissable^ à ce degr^ qu'ils nomonent le poial ou le aon-^lfé, jusqu'aux forces constitutives de la nature. On ne trouve chez les Arabes aucune trace delà métempsycose, tient une si grande place dans le système hébraïque* Vainement aussi vous cherehereB dans leurs ceuvreç ces allégories continuelles que Ton rencontre dans le Zohar, cet appel constant i la tradition» ces personnifications hardies se multipliant par des généalogies sans ûo, genealogm intermi-^ «afw, comme dit saint Paul S et ces métaphores giganr tesqueset bizarres qui s'accordent si bien avec Tesprit du vieil Orient. Arriyé àla fin de son œuvre. H; llioluck lui-màme^ dont la franchise égale la science, recule devant la pensée qui Tavait séduit d'abcHrd, et il conclut, comme nous pourrions le faire , à l'impossibilité absolue de faire dériver la kabbale de la philosophie mystique des Arabes.. Voici, du reste, ses propres paroles, qui ne manqueront pas d'autorité dans la bouche d'un homme si profondément instruit de la philosophie et de la langue des peuples musulmans : « Que conclure « de ces analogies ? Peu de chose, à mon sens. Gsr, ce

i. U est bien difficile de ne pas rapporter à la kabbale ce passage de la première lettre de saint Paul à Timothée : « Neque intenderint « iiiibalis etgeneàlogiis iDteraiioatis,qiiiB quaestiones pnestant magis «quàm «dificationem Dei. » Ç&^àslLadTimotk^% 4.)

mmtAE PARTIE. 121

«r que les deux système^ cmt de semblable , on le trou-*

' « verait ailleurs dans des doctrines plus anciennes, dans u les livres des Sabéens et des Perses^ et aussi ehes les « néoplatoniciens. Au contraire, la forme extraordinaire « sous laquelle 4)es idées nous appalraisseut dans la a kabbale est tout à fait étrangère aux mystiques apLc( beSj. D'ailleurs, pour s -assurer que la kabbale est réela lement sortie du commerce de ces derniers , il fauff , drait avant tout rechercher parmi eux la doctrine dès (c Séplurotb* Mais c'est d§ quoi ils ne nous ofùrentpas f€ le moindre vestige , car ils ne connaissent qu'un seul u mode sous lequel Dieu se révèle. à lui même. Sur ce point la kabbàte se rapproche bien davantage de la . « doctrine des Sabéens et du gnosticisme »

L'origine arabe de la kaUiale une fois démontrée iuadmjsBible i l'opinion qui fait du. Zofcor une œuvre du XIII® siècle a perdu son dernier appui ; je veux parler d'un ce^aiii air dp vraisemblanee dont elle pourrait se parer encore. En effet, comme on a déjà pu s'en assurer, par le parallèle que nous venons d'établir, le Zefcor

renferme un système de la plus haute portée, de la plus Wte étendue. Or^ une ccmoeption de ee genre ne se forme pas en un jour, surtout à une époque d'igno^

I. Jam verôex analogiis istis quid censés colligi posse? Equidem non multa arbitror. Nam similia etiam in aliis et antiquioribus quideim disciplinis numstrari licet.. In Çjcnpiis Sabaeis et Persicis, liée non apnd neoplstonicos. Contra singiilans illa' forma quam ides ist» in Cabbalà pm se itfont, ab Anil»icte

423 LA. KÀBBALI.

canee et de foi a;?en(^, etiriout dans une obsee d'iioa»-

jm& sur laquelle pèse Ihorrible poids du mépris et de la penécElkin. Si donc m ne reneonlre daae tout le moyen âge ni les antécédents, ni les éléments de ce «jretAme, il iant bien en nenler la naiesance Jusque dans Tantiquité.

Hem ivulà arrivé à ceu qui piétondeat que: Sinon beji Jk)châï a réellement enseigné à un petit noml^re de diaeîfdee et d'amis, pavmi tesquele ee toôiiTait aon filsi la doctrine métaphysique et reli^euse qui lait la base dn Zohmf ; mais «foéeM leçons/ d'abord traaemisee de it^uclie en boucbe, comme autant da.seerets invio* labiés, ont été féiigéea pen à peu ; cfue ces traitions et c^ Ilotes, auxqudles se mêlèrent nécefimirement des commentaires d-im» époque plusréeenfle^ s'accumulant, et par là même s'altérant avec le temps, arriTèrent enân de Palestine en Europe vers la fin dn xiiL* siècle. Nous espéoens que cette opinion, qui n'a été mp^mée jusqu'à présent qu'avec timidité et sous forme de conjecture,

anÉa bientôt le caraotàrs et tous 1^ droits 4e la eerti-

tude. - • •

B'aboird, comme l'a rm^ftrqué déjà l'antenr de la chronique inti;tulée ta Chaîne de la tradition^ elle s'ao* eorde parfaitement avec Tbistoire de tous les autres mo* nument3 religieux du peuple juif :* c'est aussi en réurnissant des traditions de différents ftgèe, des leçons de divers m.aîtjres , Ués cependant par un principe com-* nuiB, qa'o» a fieraié et la MjMehiia, et le Tbidmad de

Page 1