PREMIÈRE PARTIE
flouveiit les détaik les plus matériek du €tltè «cté^
rieur, ou ces questious puériles auxqueUea les guéma^ risles^ semblablea en cela aux easutaies de totfles lee autres er^yance» , ont consacré tant d'années et de irohunes. Ausei le Zofcar fait-il autorité en ces matières, quand le Thabuud' et la Misclma gardent le iilenee ^ Ici sont rassemblés tous les arguments que les critiqaea modmEiea ont Uii valoir en finreurde l'opinion qui leur est commune, et dont nous croyons avoir tout à l'henrd démontré la fmsseié. Enfin, to«l, daàa cette dernière partie, la forme ^ussi bien que le fond, porte lea traces d'we -époqoé pins réeente; tandis que là simplicité, lenthousiasme naïf et crédule qui régnent jdaas h premiàre^ nous rappellent sonyiniit et le temps et le langage de la Bible. Nous ne pouvons guère en citer qn'im seul esen^ile, sans anticiper sur Tamiir : c'est le récit de la mort de Simon ben Jochaï, par rabi Aba, celui de ses disciples qu'il «ndt dïiargé de rédi^ sesl leçons. Nous allons essayer de le traduire. « La lampe (I sainte (c'est ainsi que Simon eét appelé par ses dis« H difles^) , la lampe sainte n'avait pas achevé cette der- « nière phrase, que les paroles 8'anèlil«nty et oepien^ « dant j'écrivais toujours; je m'attendais à écrire encore «. longtémps, quand je n'entapidis plus rien, le ne levais
)i»Sin WTSo (nmt?!) mon yrma ^a>li«'l3Pt
C'estrà-^ire, que tout ce que la Cktémara n'explique pas et n^ini qui se trouve expliqué dans le Zohar, fait autorité. Schalschekth ^oèoM, fol. 23 ; Abraham Zacoutb, fol. 32.
« pas la tAie, ear la lumière était trop grande pour tné c< permettre de la regarder. Tout à coup je fus saisi : H j'entendais une voix qui s'écriait : De longs jours, des « années de vie et de bonheur sont maintenant devant tf toi. Puis j'entendis une autre voix qui disait : II te ti demandait la vie, et toi tu lui donnes des années éter- « nelles. Pendant tout le jour, le feu ne se retira pas fc de la maison, ei personne n'osait approcher de lui à « cause du feu et de la lumière qui l'environnaient, ir Pendant tout ce jour-là, j'étais éteudu à terre et je (c donnais cours à mes lamentations. Quand le feu se « fut retiré, je vis que la lampe sainte, que le saint des (c saints avait quitté ce monde. Il était là étendu, couché . (C sur la droite, et la face souriante. Soii fils Éliézer se « leva^ lui prit les mains et les couvrit de baisers ; mais (C j'eusse volontiers mangé la poussière que ses pieds (C avaient touchée. Puis tous ses amis arrivèrent pour le fc pleurer , mais aucun d'eux ne pouvait rompre le silence. c( A la fin, cependant, leurs larmes coulèrent. R. Eliézer, H son fils, se laissa jusqu'à trois fois tomber à terre, « ne pouvant articuler que ces mots : Mon père ! mon a père'!... R. BDUthy le premier, se remit sur ses pieds, M et prononça ces paroles : Jusqu'aujourd'hui la lampe <c sainte n'a cessé de tkoas éclairer et de veiller sur « nous; en ce moment, il ne nous reste qu'à lui rendre « les derniers honneurs. R. Ëliéz«r et R. Aba se levè- (c rent, pour le revêtir de sa robe sépulcrale ; alors tous , f< ses amis se réunirent en tumulte autour de lui, et des
K parfums s'exhalèrent de toute la maison. U fut étendu ff dans la bière, et aucun autre que R. ÉUézer et R. Abà « ne prit part à. ce triste devoir» Quand la bière fut « dnlevée^ dn Faperçat à travers les airs^^etua feubrit* H lait devant sa face. Puis on entendit une voix qui ut disait : Venei, et rénnisse^Yons àla ftte nuptiale de (( rabi Simon— Tel fut cerabi Simon, fils de Jochaï, H dont le Seigneur se glorifiait chaque jour. Sa part est u belle et dans ce inonde et dans lautre. C'est pour lui ff qu'il a été dit : Yayers ta fin, repose en paix et con^ « serve ton lot jusqu'à^ fin des jours ^ n Nous ne voùlons pas, encore une fois, nous exagérer la valeur que ces lignes peuvent ajouter . aux , observations qui les précèdent; mais elles nous donneront au moins une idée du cairaet^ qiïe Simon avâit aux yeux< de ses disciples, et du culte religieux dont ^on nom est entouré dans toute Técole kabbalistique*
On trouvera sans doute, en faveur de l'opinion que nous défendons, uûe prieuvè plus évidente dans le texte suivant, que nous n'avons vu citer nulle part, quoiqu'il se trouve dans toutes les éditions, datis les plus an«ciennes comme dans les plus modernes. Après avoir dîstiiif^é deux sortes àd docteurs, c»eux de la Mischna, KJU^D 'TKD> et ceux de^ la kabbale, îlSap ^TkD» on ajoute 2 ce C^est de* ceux-ci que le prophète Daniel a f( voulu parler, lorsqu'il a dit : Et les hommes intelli-
. psrt., fol. «S veiso, édiL llantoae.
13G U lUBBALE.
« gents brilleront cbmind k lumière da flnnament. Ce « éoni eux qui «'oceupent de ee livret qu'on appelle le
ce Livre de la lumière, etr qui, semblable à l'arche de Noé, ir en réunit deux d'une Tille' et sept d'un royaume; M mais quelquefois il n y en a qu'un de la même Tille K et deux de Ipi màme génération* C'est eh eux que « s'accomplissent ces paroles : Tout mâle sera jeté dans H le fleuve. Or, le fleure n'est pas antre chose que la « lumière de ce livre, et le mâle est celui qu'elle ir éelaire ^ » Ces font partie du Zohar^ et cependant il est évident qu'à l'époque où ils furent écrits, le
Zofcar existait déjà; il était même connu sous le^ nom
qu'il porte encore aujourd'hui; nous sommes donc forcé de conclure qu'il s'est formé sbeeesiiiivement pendantia durée de plusieurs siècles et par le travail de plusieurs g^érations de kabbalistes.
Voici, non pas k traduction , qui occuperait trop de plaèe^ mais la substance d'un autre passage , très précieux sous tous les rapports, et par lequel nous voulions surtout montrer que , longtemps après la mort de Simon beji Jochaï, sa doctrine s'est conservée dans la Palestine, où il avait vécu et enseigné, et que de Ba- I bylone on y envoyait des émissairea pour recueillir •
\ quelques-unes de ses paroles. B. iossé et R* Sédécias,
Km^Soc 3rawT m ^t^aanoT m nanD'in^wT
3» part., fol. 153 verso. ht awi nniH vc^^ wmSwn «tkm
MEKltea PMTIB. 434
yoyajg^aat m jcm ^oseml^ld, la aonveraaitioii tcyoaba $w oe yerset cIq rj?0eIéitiMl« : « L'homme at ta bèM mau-^ u i*eQt égalameat; Ifi sort icU l'homme est^omome la^ort « 4e la bète ; ils ont tous deux le mèn^e Bùvi * • n Les deux docti^ur3 m pouYaieat cpmimpdre que le foi Sih lomon, le ploB sage des hommes, ait écrit ces pau:olôs , qui» pour maaerrirde raspreasioc originale, aofitime porte ouverte pour ceux qui n'ont pas la foi'. En rai-« ^OApaut ainsi, ils forent acaoatés par un homme qoi , fatigué par une longue course et par un soleil ardent, leur demandai boire. Ils lui donnèrent du vin; at la conduisirent auprès d'une spurce. Aussitôt qu'il se sentit soidagéi l'étranger leur apprit qu'il était leur coreligionnaire, et que> par l'intermédiaire d'un ûls qui dcmnait tout son temps à l'étude de la loi, il était lui-même un .peu initié à cette connaissance. AlorSvOn hn eoomit la question dont on était oeonpé UYiint son arrivée. Il est inutile, pour le but auquel nous voulons atteindre iei, de faire col^oattre la inaniàra dont il la résoliU; nous dirons seulement qu'il fut vivement ap« plaudi, at ofr fini atvae grande paina qn'on le bûsaa ri» partir. Peu de temps après, les deux k/ibbalistes euren(| les moyens de s'assurer que aet homme étàît du Qom<«hre des ooits (a'estaôiaiiittjB, 4ans toute l'étendue do l'oavrage, se nomment les adeptes de la doctrine),
a. ^ part., ma *]ànvH NnaDtno iia mt^.fu^it^iimD m% UA. 487 wae» .
132 • U ILàABkLt.
que, Tua des plus grands docteurs de Tépoque^ c'était par humilité qu'il faisait honneur à son fils de la iciénee qu'on admirait en lui ; qu'enfin il était venu en Palestine, envoyé par les amis de Babylone , pour recueillir quelques paroles de Simon ben 4ochaï et de ses disciples '* Tous les autres faits rapportés dans ce livre sont empreints de la. même couleur, et se passent sur le même théâtre* Ajoutons à cela qu'on y fait souvent mention des croyances religieuses de l'Orient, comme du sabéisme ^ et même de Tislamisme ; qu'au contraire, on n'y trouve rien qui puisse se rapporter à la religion chrétienne, et nous comprendrons comment le Zoker, dans l'état où nous le voyons aujoui^ d'hui, a pu n être introduit dans nos contrées que vers la fin du xiii" siècle. QuelquesHines des doctrines qu'il renferme, conmie nous l'avons vu par Texemple de Saadiahy étaient sans doute déjà connues auparavant ; mais il paraît certain qu'avant Moïse de Léon , avant le départ de Nachmanides pour .la Terre-Sainte, il n'en existait en Europe aucun manuscrit complet. Qiiant aux idées qu'il contient, Simon ben, Jochal nous ap^ prend lui-^mème qu'il ne les a pas apportées le premier. Il répète à ses disriples ce que les amû ont enseigné dans les livres anciens (^*lfiD3 KJl*13n UlQKl HDI
Voyez, pour tout le récit, «>nan IKUri WV ]2 >3nO jrSo
Zohar^^* part., fol. 157 et 158.
% Voyez sartottt la !■* part« da Zahar^ fol. d9 et. 100.
PRBMIÈRB PARTIE. 133
^>(D1p)* U cite, particulièrement Jéba le vieux Hamnouna le vieux. Il espère, au moment de révéler les plus grands secrets de la kabbale, que Tombre de HaiiH nouna viendra Técouter, suivie d'un cortège de soixante et dix justes ' • Je suis loin àd prétendre cpie ces personnages et surtout ces livres d'une antiquité si reculée aient existé réellement; je Veux seulement constater ce fait que les auteurs du Zohar n'ont jamais songé à re« présenta Simon ben Joehal comme Vinvienteur de la science kabbalistique;
Il est nn autre fait qui mérite de notre part la plus sérieuse attention. Plus d'un siècle après que le Zohar fut publié en Espagne, il existait éncore des hommes qui ne connaissaient et ne transmettaient que par tradition la plupart des idées qni en sont la substanee* Tel est Moïse Botril, qui, en 4409, ainsi qu'il nou^rapprend Iuif-mème'% s'exprime, aindi sur Ja kabbitle et sur les précautions avec lesquelles il faut l'enseigner : H La kabbale n'est pas autre cbose qu'une philosophie ic plus pure et plus sainte; seulement le langage phia losophique n*est pas le même que celui de la kab- « baie'... EUe est ainsi appelée , parce qu'elle nis pro- « cède pas par raisonnement, mais par tradition. Et, cr lorsque le maître a développé matières à son di»*