Chap. i", de la propos. 9 à la propos
DBOIIÈIIB PABTIB. 454
Ainsi f à part les différents poinU qa'on peut distinguer dans Tespace, et qui n'ont par eux-mêmes rien de réel, tous les éléments dont ce monde est composé sont sortis les uns des autres , en prenant un caractère de plus en plus matériel , à mesure qu'ils s'éloignent de l'esprit saint, leur commune origine, N'est-ce pas cela qu'on appelle la doctrine de l'émanation ? N'estF<» pas cette doctrine qui nie la croyance populaire que le monde a été tiré du néant? Les paroles suivantes nous aideront peut-être à sortir de l'incertitude : La fin des H Sephiroth se lie à lèur principe comme la flamme est i< unie au tison, car le Seigneur est un, et il n'y en apas un <r second. Or, en présence de l'un, que sont les nombres c( et les paroles ' ?. » Ppur ne pas nous laisser ignorer qu'il s'agit ici d'un grand mjst&re qui nous commande la discrétion jusqu'ayec nous-mêmes, on ajoute immé^ dialement : « Fermé ta bouche pour ne pas en parler, « et ton cœur pour ne pas y réfléchir ; et si ton cœur <r s'est échappé , ramène-le à sa place;' car c'est pour « cela que l'alliance a été faite^. a Jesuppose qu'on veut, par ces derniers mots, faire allusion à quelque serment en usage parmi les kabbalistes, pour dérober leurs principes à la connaissance de la multitude. Quant au premier de ces deux passages, la singulière comparaison qu'il renferme est assez fréquemment répétée dans 1^