‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 54 sur 167 · Gliap. i*, propos · texte numérisé non relu

Gliap. i*, propos

Zohar : nous la retrouverons étendue, développée et appliquée à l'àme ftussi bien qu'à Dieu. Ajoutons à cela que dans tous les temps et dans toutes les sphères de Texistenoe, dans la conseience aussi bien que dans la nature extérieure, la formation des choses par voie d'émanation a été représentée par le rayonnement de de la flamme ou de la lumière.

A cette théorie, si toutefois nous ne faisons pas une distinction plus apparente que réelle , «s'en mêle une autre qui a fait un chemin plus brillant dans le monde, et qui se présente ici avec un caractère renuurquable : c'est celle du verbe, de la parole de Dieu identifiée avec son esprit, et considérée, non<pa8 seulement comme la forme absolue, mais comme réléinent générateur et la substance même de l'uniTers. Çn efiEet , il ne s'agit plus^ comme dans la tra4uction chaldaïque d'Onkelos, de substituer partout, pour anéantir ranthropomorphisme , la pensée ou l'inspiration divine à Dieu luimême , lorsqu'il intervient comme une personne humaine dans les récits bibliques : le livre que nous avons sous les yeux affirme expressément, dans un langage concis mais pourtant clair, que l'esprit saint, ou l'esprit du Dieu vivant, forme, avec la voix et la pa-* rôle, une seule .et même chose; qu'il a successivement comme rejeté de son sein tous les éléments de la nature physique ; enfin, il n'est pas seulement ce qu'on

appellerait, dans ta langue d'Aristote, le principe mar-

tériel des choses; il est le verbe devenu monde. Du

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reste, il faut nous rappeler que, dans cette partie de la

kabbale, il n'est question que du monde, et non de l'homme ou de l'humanité.

Toutes ces considérations sur les dix premiers nombres occupent une place très distincte dans le Lwré de la création. Il est facile de voir qu'elles s'appliquent à l'univers en général, et qu'elles regardent plutôt la substance que la forme. Dans celles que nous avons devant nous, on compare entre elles les diverses par^ ties de l'univers, on s'efforce de les ramener sous une loi commune, comme on a voulu précédemment les résoudre en un principe commun; on y donne enfin plus d'attention à la forme qu'à la substance. Elles ont pour base les vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu. Mais il faut songer au rôle extraordinaire qui , déjà dans la première piurtie, est attribué à ces signes ex*térieurs de la pensée. Considérés seulement par rapport aux sons qu'ils représentent, ils se trouvent, pour ainsi dire , sur la limite du monde intellectuel et du monde physique; car si, d'une part, ils viennent se résoudre dans un seul élément matériel , qui est le souffle ou l'air, de l'autre, ils sont les signes indispensables à toutes les langues, et par conséquent la seule forme possible ou la forme* invariable de l'esprit. Ni l'ensemble du système ni le sens littéral ne nous permettent d'interpréter différemment ces mots déjà cités plus haut : « Le nombre deux (ou le second principe <c de l'univers), c'est l'air qui vient de l'esprit; c'est le

Digiiiz

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« souffle daa3 lequel sont gravées et sculptée^ les viogtr a deux lettres qui, toutes réunies, ne forment cepen- « dant qu*un souffle unique. » Ainsi, par une combinaison bizarre^ mais qui ne manque pas d'une oertaine grandeur, qui du moins se comprend et s'explique, les articulations les plus simples de la voix humaine, les signes de Talphabet ont ici un rôle tout i fait semblable à celui des idées dans la philosophie de Platon. C'est à leur présence, c'est à Tempreinte qu'ils laissent dans les dioses, qu'on reconnaît dans runiyers et dans toutes sfis parties une intelligence supj^me; c'est en£^ par leur intermédiaire que Tesprit saint se révèle dans la nature. Tel est le sens de la proposition qu'on va lire : w Avec les vingt-deux lettres, en leur donnant tf une forme et uae figure, en les mêlant et IcB combi- « nant de diverses ipanières, Dieu a fait l'âme de tout V ce qui est formé et de tout ce qui le sera \ C'c^t sur c< ces mêmcâ lettres que le saint, béni soit-il, ^ fondé « son nom^ublime et ineffable ^. »

Elles se partagent en divers ordres qu'on appelle les frott mérêt, les lepf douftlei et les deuM lûnpbf Il n'est d'aucune utilité pour le but que nous poursuivons, de faire connaître la raison de cies étrangisa dénonuwr-

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