ANALYSE DU ZOHAR. — 11ÉTH0D£ ALLÉGORIQUE DES KABBAUSTES
Puisque les auteurs qui ont contribué à la formation du Zûhûr nous présentent lenrs idées sous la forme la plus humble et la moins logique , celle d'un simple commentaire sur les cinq livres de Moïse , nous pou* vous, sans manquer a ^ur égard de respect ou de fidélité , nous conformer au plan qui nous aura paru le plus convenable. £t d'abord il nous importe de savoir comment ils entendent l'interprétation des Écritures saintes ; eoniment ils parviennent à s'en faire un appui, dans l'instant où ils s'en écartent le plus ; car c'est en cela, comme nous l'avons déjà fait remarquer, que consiste leur méthode d'exposition; et, en général, le mysticisme symbolique n'a pas d'autre base. Voici, sur ce. sujet , leur jugement formulé par eux-mêmes : ce Malheur à l'homme qiii ne voit dws la loi que de a simples récits et des paroles ordinaires ! Car, si en vé- (i rité elle ne renfermait que cela, nous pourrions, (c même aujourd'hui, composer aussi une loi bien au- « trement digne d'admiration. Pour ne trouver que de ce simples paroles , nous n'aurions qu'à nous adi^es^er
« aux législateurs de la terre chez lesquels on rencontre
(c souvent plus de grandeur ^ Il nous suffirait de les
« iiiiiter, et de faire une loi d'après leurs paroles et à ti leur exemple. Mais il n'en est pas ainsi: chaque mot de « la loi renferme un sens élevé et un mystère sublimoi ~ fc Les récits de la loi sont le Tètemenfc de la loi. « Malheur à celui qui prend ce vêtement gour la loi « elle-même I C'est dans ce sens que David a dit : Mon « Dieu , ouvre-moi les yeux, afin que je contemple les c€ merveilles de ta loi. David voulait parler de ee qui est « caché sous le vêtement de la loi. Il y a des insensés qui, (c apercevant un homme couvert d'un beau vètemrat» « ne portent pas plus loin leuj^s regards, et prennent ce (f vêtement pour le corps , tandis qu^il existe une chose « encore plus précieuse, qui est Tàme. La loi aussi a son « corps, n y a des commandements qu'on pourrait apu peler le corps de la loi. Les récits ordinaires qui s'y ce mêlent sont les vêtements dont ce corps est recouvert, fi Les simples ne prennent garde qu'aux vêtements ou cr aux récits de la loi; ils ne connaissent pas autre chose; (Y ils ne voient pas ce qui est caché sous ce vêtement. If Les hommes plus instruits ne font pas attention au a vêtement , mais au corps qu'il enveloppe. Enfin , les « sages, les serviteurs du Roi suprême, ceux qui habitent « les hauteurs du Sinaï, ne sont occupés que de l^àme, « quiestlabasede tout le reste, qui est la loi elle-même;
Le texte étant trop long à rapporter tout Tn> y»Sv yhu nn>0>3 entier, nous avons été obligé de choisir.