‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 60 sur 167 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

« et dans les temps futurs ils seront préparés à contemf< pler ràme de cette ftme qui respire dans la loi ^ » C'est ainsi que, par la supposition , sincère ou non, d'un sens mystérieux, ignoré des profanes, les kabbalistes se sont d'abord mis au-dessus des faits historiques et des préceptes positifs qui composent les Émtores. C'était pour eux le seul moyen de s'assurer la plus complète liberté sans rompre ouvertement avec l'autorité religieuse ; et peut-être aussi avaient-ils besoin (le ces ménagements avec leur propre conscience. Dans les lignes suivantes^ nons retrouvons le même esprit sous une forme encore plus remarquable : « Si la « loi n'était composée qne de paroles et de récits oru dinaires, comme les paroles d'Ésau, d'Agar, de La- • ban, comme celles qui furent prononcées par l'ânesse w deBalaam; etparBalaam lui-même, pourquoi seraitelle appelée la loi de vérité, la loi parfaite, le fidèle « témoignage de Dieu? Pourquoi le sage l'estimerai t-il <c pins précieuse qne Tor et les perles? Mais non; dans « chaque mot se cache un sens plus élevé : chaque récr rit nous apprend autre chose qne les événements <v qu'il paraît contenir. £t cette loi supérieure et plus « sainte, c'est la loi yéritable » Ù n'est pas sans intérêt de rencontrer dans les œuvres d'un Père de l'Église une manière de voir et jusqu'à des expressions tout à

\. Zohar, y part., fol. m verso, sect. -jmSyn^.

9* part., fol. 149 vmo. yrm yhr^

fait semblables : « S'il fallait, dit Origène, s'attacher à la a lettre et entendre ce qui est écrit dans la loi à la ma- « nièredes Juifs ou du peuple, je rougirais de dire tout (f haut quec'estDieu qui nous a donné des lois pareilles ; ic je trouverais alors plus de grandeur et de raison c< dans les législations humaines , par exemple , dans « odles d'Athènes, de Rome ou de Lacédémone »

« A quel homme, dit encore le même auteur, à quel tf homme sensé» je vous prie, fera^t^^u croire que le (( premier, le second et le troisième jour de la création, ir dans lesquels cependwt on distingue un soir et un « matin, ont pu exister sans soleil, sans lune et sans « étoiles ; que pédant le premier jour il n'y avait pas (f même de ciel ? Où trouvera-t-on un esprit assez borné u pour admettre que Dieu s'est livré comme.un homme (t à rexercice de l'agriculture en plantant des arbres H dans le jardin d'Ëden, situé vers Torient; que Tnn « de ces arbres était celui de la vie, qu'un autre pou- < (c vait donner la sciencei du bien et du mal? Personne, '. je pense, ne peut hésiter à regarder ces choses comme \ (€ des figures sous lesquelles se cachent des mystères a

i. Si adsîdeanus et sscuiidùm hoc vel (pM Snàms^ vel quod vulgo videtur, aoçij^mus qm in lege scrîpta sont, embesco dicere et cbnfiteri qaia fales leges dederit Dens : videbuntur enim

magis élégantes et rationabiles hominum leges, verbi gratiâ, vel Romanorum, vel Atheniensium, vel Lacedaemoniorum. Homil. 7, in Levit.

S. Gfrinam quœsa eensum habenti convenienter videbitur dictum qaoddîeB prima, el seconda et tertia, in qaibuset ▼espéra nominatur

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