‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 61 sur 167 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Enfin il admet aiu^si la distinction du sens historique , du sens législatif ou moral, et du sens mystique. Seulement, au Ueu d'être assimilé aux vêtements qui nous couvrent, le premier est comparé au corps, le second à ràme, et le dernier à l'esprit ^ Pour établir entre la lettre sacrée et ces interpi*etations arbitraires certains rapports au moins apparents, les anciens kabbalistes avaient quelquefois recours à des moyens artificiels, qu'on rencontre très rarement dans le Zohar^ mais qui, en revanche, ont pris beaucoup de place ét d'autorité chez les kabbalistes modernes ^. Ck>mme ils sont, par leur propre nature, indignes de tout intérêt, qu'ils ne Tiennent jamais à l'appui de quelque idée importante, et qu'enfin tout le monde en a parlé, nous les passerons

et mane^ ûieiint nne sole, et sine ltui&, et sine stellis ; prima autem dies sine cgbIo? Qais verb ità idiotes inveoitair ut putet, valut hominem quemdam agricolam, Deum plantasse arbores in PaFadi80,*in

Eden, contrà orientem, et arborem vitae plantasse, in eo, ita ut manducans quis ex eà arbore vitam percipiat? et rursùs ex alià mandu- .• .cans arbore, boni et mali scientiam capiat? etc., if»ev «px^v, liv. 4, cb. 2, Huety Origeniana, p. 467.

1. Tiiplicem in Scripturïs divinis intelligentisB inodum,bistoricum, ffi^ yw^ tA mygticnm t nnde et ixxrpia inesse etawBiam opiritum întellerinras. Fomt'1. 5, in LmfH.

2. Ces moyens sont au nombre de trois : Tan, »nT30»a, consisteà remplacer un mot par un autre qui a la même valeur numérique, rautre, iipmais, fait de chaque lettre d'un mot l'initiale d'un autre moi. Epfiû* en vertu du dernier, n-nan, on change la valeur des lettres; par exemple, on remplace la première par la dernière, et ïédpioquement.Voy»Reuchlin, lïeiirtecatalMtic. Wolf, deuxième voknné de la BMhgt. Mftr.; Busnsge, ffisc. dès M fi, ete., é(c.

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SOUS silence pour arriver plus vite à l'objet essentiel de DOS recherches, à la doctrine qui fut le fruit de cette indépendance dissimulée , qui fait Tunité et la base de ces prétendus commentaires.

Nous chercherons d'abord à faire connaître quelle esty d'après les plus anciens fragments du /ohar, la nature de Dieu et de ses attributs. JNous exposerons ensuite l'idée qa'ils nous donnent^ je ne dirai pas de la création, mais de la formation des êtres en général, ou des rapports de Dieu avec l'univers. Enfin nous nous occuperons de l'homme : nous dirons comment on le conçoit sons ses principaux aspects ; comment on définit son origine, sa nature et ses destinées. Cette marche ne nous paraît pas seulement la plus simple et la plus commode ; nous croyons, comme nous l'avons dit plus haut, qu'elle nous est imposée par le caractère dominant du système.

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