‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 62 sur 167 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

SUm DB L'ANAUrSB DU ZOBAR. — OPimON M8 KA1I&AU8IB8 * SUR LA NATUBB DE DIBU.

Les kabbalistes ont deux manières de parler de Dieu, qui ne font aucun tort à l'unité de leur pensée. Quand ils cherchent à le définir, quand ils distinguent ses attributs^ et veulent nous donner une idée précise dè sa

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nature, leur langage est celui de la métaphysique; il a

toute la clarté que comportent de telles matières et ridiome dans lequel elles' sont exposées* Hais quelquefois ils se contentent de représenter la Divinité comme Tétre qu'il faut renoncer à comprendre entièrement, qui demeure toujours en dehors de toutes les formes dont notre imagination se plaît à le revêtir. Dans ce dernier cas, toutes leurs e^cpressions sont poétiques et figurées, et c'est en quelque sorte par Fimagination même qulls combattent l'imagination : alors tous leurs efforts tendent à détruire Tanthropomorphisme, eu lui donnant des proportions tellement gi-. gantesques, que Tesprit effrayé ne trouve plus aucun terme de comparaison^ et se voit forcé de se reposer dans l'idée de Tinfini. Le Livre du mystère est écrit tout entier dans ce style-là; mais les allégories qu'il emploie étant trop souvent des énigmes, nous aimons mieux, pour confirmer ce que nous Tenons de dire, citer un passage de VIdra raba*. Simon ben Jochaï vient de rassembler ses disciples. Il leur a dit que le temps était venu de travailler pour le Seigneur, c'està-dire de faire connaître le véritable sens de la loi, que

i. Ces deux mots sigoiQent la grande assemblée ^ parce que le fiagmeot auquel ils servent de titre comprend les discours tenus par Sîmoa ben Joduil au milieu de tons ses diSQpleB, réunis au nombre de dix. Plus lard, quand la mort les a réduits à sept, ils

forment la petite assemblée (^^u1t Nn*T^(), à laquelle (^OKHl ben J6chal s'adresse avant de mourir.

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868 jours à lui étaient coinpté8, to8 ouvriers en petit

nombre, et la voix du créancier, lu voix du Seigneur, de plu8 en plus pressante. Il leur a fait jurer de ne point profaner les mystères qu'il allait leur eonûer^ puis, s'as- 8eyant parmi eux dans un champ, à l'ombre des arbres, il se montra prêt à parler au milieu du silence. « Alors « unè voix se fit entendre, et leurs genoux s'entredbo- « quèrent de frayeur. Quelle était cette voix? C'était la c( Toix de l'assemblée céleste qui se réunissait pour « écouter. Habi Simon, plein de joie, prononça ces ce paroles : Seigneur, je ne dirai pas, comme un de tes (( prophètes \ qu en entendant ta voix je suis saisi de ic crainte. Ce n'est plus maintenant le tempsdekcrainte, u m«Lis celui de Tamour, ainsi qu'il est écrit : Tu aimeras « TÉtemel ton Dieu'. » Après cette introduction, qui ne manque ni de pompe ni d'intérêt^ vient une longue description entièrement allégorique de la grandeur dî-vine. £n voici quelques traits : a II est l'ancien des « anciens, le mystère des mystères, l'inconnu des inff connus. Il a une forme qui lui appartient, puisqu'il (( nous apparaît comme le vieillard par excellence , ce comme l'ancien des anciens, ce qu'il y a de plus ior (( connu parmi les inconnus. Mais, sous cette forme qui ce nous le fait connaître, il reste cependant l'inconnu; « Son vêtement paraît blanc, et son aspect est celui

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