DEUXIÈME PARTIE
cr d'nn visage découvert'. Il est assis snjp m tfAne « d'étincelles qu'il soumet à sa volonté. La blsmche lu- « mière de sa tète éclaire quatre cent mille mondes. « Quatre cent mille mondes nés de cette blanche lit* c< mière deviennent Thérilage des justes dans la vie à ce venir. Chaque jour voit éclore de son cerveau treize M mille myriades de mondes qui reçoivent de lui leur (f subsistance, et dont il supporte i lui seul tout le poids. « De sa tête il secoue une rosée qui réveille les morts a et les fait naître a une vie nouvelle. C'est pour cela « qu'il est çcrit : Ta rosée est une rosée de lumière, (c C'est elle qui est la nourriture des saints de Tordre « le plus élevé. Elle est la manne qu'on prépare aux te justes pour la vie à venir. Elle descend dans le champ « des fruits sacrés L'aspect de cette rosée est blanc K comme le diamant, dont la couleur renferme toutes « les couleurs.. • La longueur de ce visage, depuis le
fr sommet de la tète , est de trois cent soixante-et-dix fc fois dix mille mondes. On l'appelle le long visage; « car tel est le nom de Tancien des anciens*. »
Nous manquerions cependant à la vérité si nous laissions croire que le reste doit être jugé sur cet exemple.
1. le n*ai pn trouver aneon autre sens à ces deux mots Mi9^D*a
3. Ce long ou grand visage n'est pas cautre chose, comme nous le verrons bientôt, que la substance de Dieu ou la première des Séphirotb.
La bizarrerie, raffectation, Thabitude, si commune en Orient y d'abuser de l'allégorie jusqu'à la subtilité, y tiennent plus de place que la noblesse et la grandeur. Ainsi, cette tète éblouissante de lumière, par laquelle on représente l'éternel foyer de l'existence et de la science, devient en quelque sorte le sujet d une étude anatomique; ni le front, ni la face, ni les yeux, ni le < caveau, ni les cheveux, ni la barbe, rien n'est oublié; tout devient une occasion d'énoncer des nombres et des proportions qui rappellent l'infini ^ C'est évidemment là ce qui a provoqué , contre les kabbalistes, le reproche d'anthropomorphismé et m^e de matérialisme que leur ont adressé quelques écrivains modernes. Mais ni cette accusation, ni la forme qui en est le prétexte, ne méritent de nous arrêter plus longtemps. Nous allons donc essayer de traduire quelques-uns des fragments où le même sujet est traité d'une manière plus intéressante pour la philosophie et pour Thistoire de l'intelligence humaine. Le premier que nou9 citerons forme un tout complet d'une assez grande étendue, et qui, par cela seul, se recommande à notre attention. Sous prétexte de faire connlaitre le sens véritable de ces paroles dlsaïe : « A quoi pourrez-vous me comparer (c qui me soit égal'? » il nous explique la génération
1. i5. supr,, fol. 129 récto et verso, 450 recto et verso. La seule description de la barbe et de la chevelure occupe une très grande place dans l'Wra ra^;a.