DEUXIÈME PARTIE
({ mière sans fin, et de là vient le nom à' Infini, fc iTpD^ pour désigner la eause suprême; car
<r elle n'a dans cet état ni forme ni figure ; il n'existe If alors aucun moyen de la eomprendré, aucune manière ce de la connaître; c'est dans ce sens qu'il a été dit : Ne t< médite pas sur une chose qui est trop au-dessus de c< toi'. Ensuite se forme un vase aussi resserré qu'un «r point (que la lettre mais dans lequel cependant pénètre la lumière divine : c'est la source de la sagesse, «r e'eslla sagesse elle-même, en Tcrtu de laquelle la cause ff suprême se fait appeler le Dieu sage. Après cela elle (c construit un Tase' immense comme la mer, et qu'oti ff nomme l'intelligence : de là vient le titre de Dieu in- « telligent. Sachons cependant que Dieu n'est intelli- « gent et sage que par sa propre substance ; car la (f sagesse ne mérite pas ce nom par elle-même, mais « à cause de lui qui est sage et la produit de la lumière a émanée de lui : ce n'est pas non plus par elle-même (T qu'on peut concevoir rintelligence, mais par lui qui H est 1 être intelligent et qui la remplit de sa propre cr substance. B n'aurait qu'à se retirer pour la laisser {( entièrement desséchée. C'est ainsi qu'il faut entenfc dre ces mots : Les eaux se sont retirées de la mer, et (c le lit du fleuve est devenu sec et aride ^. Enfin, la . K mer se partage en sept blanches, et il en' résulte les
i . fiedénoêtê^ cbap. 3, v. 2.
% M, chap. 14» V. 1
Oigitized
(c sept vases précieux qu'on appelle la miiirieordê ou
(( la grandeur, Isl justice ou la force, la beauté^ le tn'om- (c phêf la ghire^ la royauié et le fondmmî ou la base. « C'est pour cette raison qu'il est nommé le grand ou ic le miséricordieux, le fort, le magnifique, le Dieu des <c victoires, le Créateur à qui toute gloire appartient et « la base de toutes choses. C'est ce dernier attribut (c qui soutient tous les autres, ainsi que la totalité des ce mondes. Enfin , il est aussi le roi de l'univers ; car ce tout est en son pouvoir, soit qu'il veuille diminuer le « nombre des vases et augmenter la lumière qui en a jaillit, ou que le contraire lui semble préférable * . » Tout ce que les kabbalistes ont pensé de la nature divine est à peu près résumé dans ce texte. Mais il «st impossible qu'il ne laisse pas une grande confusion, même dans les esprits les plus familiarisés avec les questions et les systèmes métaphysiques. 11 faudrait, d'une part, qu'il pût être suivi d'assez longs développements : de l'autre, au contraire, il serait utile de présenter, sous une forme à la fois plus substantielle et plus précise, chacun des principes qu'il renferme. Pour atteindre ce double but sans compromettre la vérité historique, sans avoir la crainte de substituer, notre propre pensée à celle dont nous voulons être l'organe, nous réduirons le passage qu on vient de lire à un petit nombre de propositions fondamentales, dont chacune
!• Zohar, 2" part., fol. 42 verso et 43 recto, sect. ny-|3 H2