I. Zoftsr, I» pan., fol. 5t lecto» séct n^vma
sèment YMré lotilo, la plus haute expression de là vie et de la perfection morales* Émanation de 1 intelligence et de la grâce , elle est souvent comparée à rorient , au soleil dont la lumière est également réfléchie par tous les objets de ce monde, et sans laquelle tout rentrerait dans la nuit : en un mot, c'est lldéal, Enûn, qu'est-ce que la royauté? L'action permanente et immanente de toutes les Séphiroth réunies, la présence réelle de Dieu au milieu de la création : et cette idée est parfaitement éxprimée par le moi Sehé'hinak (riTSQf)^ Tun des surnoms de la royauté* Ainsi donc, l'Être absolu, Tètre idéal'et la force imnïaaente des choses; ou si Ton veut, la substance, la pensée et la vie, c'est-àrdire la réunion de l'Être et de la pensée dans les objets, tels sont les vrais termes de cette trinité nouvelle* Us constituent ce qu'on appelle la eolanm du milimi (^^*t1^V Kn^)^2tQKl); parce que, dans toutes les ûgures par lesquelles on a eoutume dé réprésenter aux yeut les dix Séphiroth, ils sont placés au centre, l'un dessus dé l'autre, en forme de ligne drmie ou de colonne* Ces trois termes, comme on peut s'y attendre d'après ce que nous savons déjà, deviennent autant de visciges ou de. personnifications symboliques. La couronne ne change pas de nom ; elle est toujours le grand visage, l'Ancien des jours, rAncien dont le. nom soit sanctifié (K\ynp Np^riy)* La beauté, c'est le roi saint, ou simplement le roi (httt^ip ^oSD* H^hti), et la Sché'binah, la présence divine dans les jçhoses, c'est la Matrone
DELXIÈHE PARTIE. 201
OU la Reine (HSTiTHûD)* Si Tane est comparée au soleil, l'autre est comparée à la lune, parce que toute la lumière dont elle brille, elle l'emprunte de plus haut, du degré qui est immédiatement au-dessus d'elle; en d'autres termes, Texistenee réelle n'est qu'un reflet ou une image de la beauté idéale. La matrone est aussi appelée du nom d'Ève; car, dit le texte, c est elle qui est la mère de toutes^ choses, et tout ce qui existe ici--, bas s'allaite de sou sein et est béni par elle ^ Le roi et la reiae , qu'on i|iomme aussi eommuiiément les deux visages ("J^ÛIS*^ *n) % forment ensemble un couple dont la tâche est de yerser constamment sur le monde i des grâces nouvelles, et de continuer par leur union , ' ou plutôt de perpétuer l'œuvre de la création. Hais Tar • mour réciproque qui les porte à cette œuvre éclate de deux manières , et produit par conséquent des firaits de deux espèces ; tantôt il vient d'en haut^ va de l'époux à réponse et de là à l'univers tout entier; c'està-dire que Texi^tence et la vie, sortant des profondeurs du monde intelligible, tendent à se multiplier de plus en plus dans les objets de la nature : tantôt , au contraire , il vient d'en bas, il va de l'épouse à l'époux, du monde réel au monde idéal, de la terre au ciel, et ramène dans le sein de Dieu les êtres capables de demander . ce retour. Le Zohar nous offre- lui-même un
1. Idra souta ad fin, y:i'^,ZT\12 n2^ ]»pj' HaO «nnST yVH % Zohar, o'^ pait., fol. 10 verso, sect. Mnpn.
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exemple de ces deux modes de génération dans le cercle qoetNiromurent les àme» Baintes. L'âme, considérée dans son essence la plus pure , a sa racine dans Tintelligpnoe; je parie de l'inteUîgeiiee iiq>ràme où les formes des êtres commencent déjà à se distinguer les unes des antres, et qui n'est en rédité que Tàme uifiTerselle; De là^ si elle doit être une âme masculine, elle passe parle principe de k grâteeouderexpansiotf; si c'est une âme féminine, elle s'imprègne du principe de la justioe on de: la oonoentvaition : enfin , elle èst eo&ntée i ce inonde où nous vivons- par Tunion du roi et de la reine, qui sont^ dit le texte, à la génération de l'âme ce que Thomme et la fenmie sont à la génération du corps ^ Voilà par quel ehemin Tâme desecnd ic!4>as: Yoioi maintenant comment elle est rendue au sein de Dien : quand elle a rmpli sa mission et que, parée de toutes les vertus, elle est mûre pour le ciel , alors elle s'élève de son propre mouvement, par l'amour qu'elle eidte comme par celui qu'elle éprouve , et avec elle s'élève aussi le dernier degré de l'émanation , ou l'existence réelle,* ainsi mii»a en hannonie«vec la forme idéale. Le roi«et la reine s'unissent de nouveau, mais pour une autre cause et dans un antre but que la pre« mière fois ^. « De cette manière, dit le Zokar^ la vie est