‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 76 sur 167 · KSia naD np93 Kn^ann^nn ^dSot naTiia t<u>Tp Kncwa · texte numérisé non relu

KSia naD np93 Kn^ann^nn ^dSot naTiia t<u>Tp Kncwa

Zohar^ 3* part., fol. 7 ^5::p13^ ^"Tn xnnSi

2. Pour ne pas multiplier les citations, je renverrai à Corduero qui les a toutes réunies dans son farcfe* iiifitiofiifii, foL 60-64.

DBDXiAafH PARTIE. 203

« puisée en même temps d'en haut et d'en bas, la source (f 86 renonvelle, et la mer, toujoure remplie, distribue a ses eaux &a tout lieu ^ » Cette union peut avoir lieu aasèi d'une ihatiiMé acddentellè , pendant' que ràme est encore enchaînée au corp8.< Mais ici nous touchons i rextiise; ao rattsseinënt' mystiqué et au dêgnie dë la réversibilité dont nous avons résolu de parler ailleurs.

Cependant nbus eroirions avoir exposé d'une itiâr nière incomplète la théorie des Séphiroth , si nous ne faisions pas connaître les figures sous lesquelles on a eeftayé de les i^résenter aux yeux. Il y en a troi» principales, dont deux au moins sont consacrées parle Zohar* L'utte uouii' montre le» Séphiroth sous la foime de dix cercles concentriques, ou plutôt de neuf cercles tracés autour d'un point qui est leur ceutnd commun. L'autre nous les présente sous l'image du corps humaitu La' eourèniie, c'est la tète; la sagesse, le cerveau; l'iuteiligence, le cœur; le tronc et la poitrine, en un mot, la ligne du milieu est le symbole de la beauté, les bratf celui de la grâce et de la justice, les parties inférieures du corps expriment les attributs qui restent. C'est sur ces rapports tout à fait arbitraires j> poussés à leur dernière exagération dans les rifcettmm (les suppléa ments du ZoAar)^ que se fonde en grande partie la kabbaie pratique et la prétention de guérir par les di£K-

i. Éohaf, \^ part., fol. 60*70. — ilS^W ûwfl »|Dnn» ^hd

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rents noms de Dieu les maladies qui peuvent atteindre les diverses parties de notre corps. Ce n'est pas la première fois^ au reste, qu'à la décadence d'une doctrine les idées ont été peu à peu étouffées par les symboles, même les plus grossiers, et la forme mise à la place de la pensée. Enfin, la dernière manière de représenter les dix Séphiroth, c'est celle qui les partage en trois gron^ pes : à droite, sur nne même ligne verticale , on voit figurer les attributs qu'on peut appeler expansifs , à savoir : le Logos ou la sagesse, la grftce et la force : à gaucbe se trouvent placés de la même manière , sur nne ligne parallèle, ceux qui marquent la résisâmce ou la concentration; l'intelligence, c'estnà-dire la conscience du Logos, la justice et la résististnce proprement dite. Enfin, au milieu sont les attributs substantiels que nous avons compris dans la trinité suprême. Au sonmiet, au-dessus du niveau commun, on lit le nom de la couronne, et à la base celui de la royauté ^ Le ZùJmt fait fréquemment allusion à cette figure qu'il compare à un arbre dont l'En-soph serait la vie et la sève, et qu'on a appelé depuis Tarbre kabbalistique. On y voit rappelée à chaque pas la colonne de la grâce (W>D> mi3l> IDm KllDÏ^O» la colonne delà ju»T tice (Wni K-îiny» X^KOUn xnUD) et la colonne du milieu ( KTiV^SDlin KTHQV ) ; ce qui n'empêche

I. Pour toutes ces figures voir le Pairdea Bdmonim fol. 54-39

DEUXlteB PAETIB. 205

pas la même figure de nous représenter sur un autre plan, par les lignes horizontales, les trois trinités secondaires dont nous avons parlé précédemment* Outre toutes ces figureâ, les kàbbalistes modernes ont encore imaginé des canaux (nnUX) indiquant sous une forme matérielle tous les rapports, toutes les combinaisons qui peuTont exister entre les Séphiroth. Moïse Corduero parle d'un auteur qui en a compté jusqu'à six cent mille^ • Ces subtilités peuvent intéresser, jusqu'à un certain point, la science du calcul ; mais c'est en vain qu'on y. chercherait une idée métaphysique.

A la doctrine des Séphiroth , telle que nous venons de l'exposer, se mêle dans le Znhof une idée étrange , exprimée sous une forme plus étrange encore; c'est celle d'une chute et d'une réhabilitation dans la sphère même des attributs divins, d'une création qui a échoué, parce que Dieu n'était pas descendu avec elle pour y demeurer; parce qu'il n'avait pas encore revêtu cette forme intermédiaire entre lui et la créature, dont l'homme ici-bas est la plus parfaite expression. Ces conceptions diverses, en apparence, ont été réunies dans une pensée; unique que Ton rencontre en même temps , tantôt plus, tantôt moins développée, dans le Lwre du my êtirê, dans les deux Idara, et dans quelques autres fragments d'une moindre importance. Yoici maintenant de quelle bizarre façon elle est présentée. La

i. Jb. lupr^ fol. i245.

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