‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 84 sur 167 · I. Kl ^aSiwvHtîa kr «vsnH nHSnSi nnoip rnipao · texte numérisé non relu

I. Kl ^aSiwvHtîa kr «vsnH nHSnSi nnoip rnipao

Zohar, 1" ndSjtS NiipnS Sdi KiS waSKi nDn\?Ki ly

pari., fol. 20 recto.

feu, le noid, le mjdi, rorient^ rpecidenty et toutes les

forces de la nature ' ; mais tous ces éléments et toutes ees forces se confondent dans une seule chose, dans la voix qui sort de l'esprit. Eniin la matière , eonsidérée sous le point de vue le plus générd, c'est la partie inférieure de cette lampe piystéxieuse â^ont nous avons vu tout à l'heure la description» Avec cette opinion ^ Jo* chaï et ses disciples prétendaient rester iidèles à la croyance populaire^ qiie par la seule puissance de la parole divine 1^ monde est sorti du néant; seulement ce dernier mot, coimne nous le savons dqà, avait pour eu^ un tout autre sens. Voici ce point de leur doctrine assez clairenient exposé par Fun des commentateurs di^ Sepher ietzirah : ce Lorsqpi on aiârme q^e les choses « ont été tirées du néant , on ne veut pas parler du « ué^t proprement dit ; car jamais un être ne peut u venir du non-être. Mais on entend par le non-être ce ce qu'on pe cousit pi par sa cause ni par son essence; tf c'est, en un mot, la cause des causes; c'est elle que u nous appelpns le noMtre primitif, pD*1p I^X? parce « qu'elle est antérieure à l'univers ; et par là nous ce n'entendons pas seulement les objets matériels, mais f( aussi la sagesse sur laquelle le monde a été fondé. a Si maintenaiit on demande quelle est l'essence de la « sagesse, et suivant quel mode elle est contenue dans

R. 1~ part., fol. 946 verao, seet. |>Vn THV hSSd iiSp «m

BEUXIÈKS PARTIE. 215

cr le fum^ÉTê ou daos la eavnnm. êupfimf peroomie i^e

ce pourra répondre à cette question, car, dans le nonce être, il n'y a aucune distinction» aucun mode d'exia- (( teaçe. On ne comprendra pas davantage comment Jla « sagesse se trouve unie i la vie ^ >i Tous les kabbsrlistes anciens ou modernes expliquent de cette manière le dogme de la création. Hais, conséquents avec eux*mêm,es, ils admettaient aussi la seconde partie de l'adage : ex nihUo luM; ils ne croyaient pas plus àl'anéantissement absolu qu'à la création comme on Ve^tend vulgairement-. « Rien , dit le Zàkwr^ n'est perdu (( dans le monde, pas même la vapeur qui sort de iiotre ce bouche : comme toute chose, elle a sa place et sa ce destination, et le Saint, béni soit-il, la fait concourir ce à ses œuvres; rien ne tombe dans le vîde^ pas mftme « les parojies et ta voix de Ihomme^ mais tout a sa « place et sa destination C'est un vieillard inconnu qui prononce ces paroles devant , plusieurs disciples de Jochaï ; et il faut que ceux-ci y reconnaissent un des articles les plus mystérieux de leur fol» puisqu'ils s'empressent de les interrompre par ces mots : « 0 u vieillard, qu'as*tu fait i N'eût-il pas mienx valu gar*- « der le silence ? Car maintenant te voilà emporté , t< sans voile et sans màt, sur une mer imm^se. Si tu « voulais monter, tu ne le pourrais plus , et en des*

1. CkMOiDfliitaiie à'ÂJmm bsn Dior, TiMi» sur le Sépkw itUiffth,

Voyez édit. Rittangel, pag. 65 et soq.

Page 1