DEUXIÈME PARTIE
sent fréquemment dans leurs ouvrages : ils appellent la nature une bénédielion, et ils regardent comme un fait très significatif que la lettre par laquelle Moïse a commencé le récit de la Création , n^WK^ > entre également la première dans le mot qui signifie bénir , ns^^ Bien n'est absolument roauTais^ rien n'est maudit pour toujours, pas même Tarchange du mal ou la bête venimeuse» Ktt^3 H^T^j comme ils l'appellent quelquefois. 11 viendra un temps où elle retrouvera et son. nom et sa nature d'ange ^. Du reste, la sagesse n'est pas moins visible ici-bas que la bonté, puisque rnnivers a été créé par la parole divine, et qu'il n'est lui-même pas autre cbose que cette parole : or, dans le langage mystique du Zohwr, l'expression articulée de la pensée diviue, c'est, comme nous l'avons déjà appris, Tensemble de tous les êtres particuliers existant en germe dans les formes éternelles de la sagesse supé-
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!»• part, foL Î05 wrêo, sect. wi • nari; 9. Son nom mystique est Smsû, Samaél. On en retranchera,
dans les temps à venir, la première moitié, qui signifie poison ; la seconde est le nom commun de tous les anges. La môme idée est encore exprimée sous une autre forme : après avoir démontré par un procédé kabbalistique ( j^ntau ) que le nom de Dieu comprend tous les cOlés de Tu^veis, à Texceptkm du nord , réservé aux mécbants.comme un lieu d'expiation, on ajoute qu'à la fin des temps ce cMé rentrera comme les autres dans le nom inefllâ)le. L'enfer disparaîtra, il n y aura plus ni difttiment, ni épreuves, ni coupables. La vie sera une éternelle fête, un sabLat sans fin. (M. Corduero, Par des Rimonim^ fol. 10 verso, et Isaac Loria, Emek HameUch, cbap.
rienre. liak ancun des pasBogjSS que nous avons déjà
cités, ou que nous pourrious citer encore à lappui de ce principe, ne peutoffirir plus d'intérêt qne celui-oi : Ci Le Saint, béni soit*il , avait déjà créé et détruit pln- K sieurs mondes, ayant d'arrêter dans sa pensée la créa- « tion de celui où nous vivons; et lorsque cette der- « nière œuvre fut sur le point de s'accomplir , toutes « les choses de ce monde, toutes les créatures de l'uu nivers, avant d'appartenir à l'univers et dans quelque tf temps qu'elles dussent exister y. sa trouvaient devant u Dieu sous leurs vraies formes. C'est ainsi qu'il faut ce entendre ces paroles de TEcclésiaste : Ce <pii a été «f autrefois sera aussi dans l'avenir, et tout ce qui sera cr a déjà été ^ Tout le monde inférieur a été Mi à la (( ressemblance du monde supérieur : tout ce qui existe c( dans le monde supérieurnonsai^araitici4)a8, oomiiie « dans une image ; et tout cela n'est cependant qu'une ce seule chose ^* »
De cette croyance si élevée, si large, et que l'on retrouve, plus ou moins mélangée, dans tous les grands systèmes de métaphysique, les kabbalistes ont tiré une conséquence qui les ramène entièrement au mystidsine :