DEUXIÈME PARTIE
« rienr est le o^sière.de Yhmm$ tèUHe. Ainsi que
« l'homme terrestre, l'Adam céleste est intérieur, et (c tout se passe en bas comme en bant. C'est dans ce ' « sens qu'il a été dit que Dieu créa l'homme à son c< image. Mais de même que dans lé firmament , qui « enveloppa tout l'univers, nous voyons diverses figues res fomées par left^étoilee et les |4anètes, pour nons « annoncer des choses cachées et de profonds mystè* ir res; ainsi emr h peau qui entoure notre corps il y a <( d^ formes et des traits qui sont comme les planètes •f ou les étoiles de notre corps. Toutes ces formes ont « un sens eaehé et sont un objet d'attention pour les « sages qui savent lire dans le visage de l'homme » C'est par la seule {mîMiiee de sa forme extMeure, par ce reflet d'intelligence et de grandeur répandu dans tous ses traits, qne rbomme fait trembler devant lui jusqu'aux animaux les plus féroces. L'ange envoyé à Daniel pour le déieodre eontre la rage des lions n'est pas autre chose, selon le Zobar, que le visage même du prophète, on l'empire exereé par le regard d'un homme pur* Mais il ajoute que cet avantage disparait aussitôt que rbomme se déj^e par le péché et par 4'oubli de ses devoirs ^« Nous n inûsterons pas plus longtemps
!»• part, lél. itMi recto,. .Topa yv^^ yhm viSd ^hd m w
sect. nun ' •
ib, sujpr, n>S «]^nnK
sur ce point, que nous avons déjà remarqué, et qui rentre entièrement dans la théorie de la nature.
Considéré en lui-môme, c'est^Àrdire sous le point de vue de l'âme, et comparé à Dieu avant qu'il soit devenu visible dans le monde, Tétre humain, par son unité, son identité substantielle et sa triple nature, nous rappelle entièrement la trinité suprême. En effet, il se compose des éléments suivants : 1° d'un esprit^ XVSQfi^ *qui ^présente le degré le plus élevé de son existence ; 2^ d'une âme, TVW qui est le siège du bien et du mal, du bon et du mauvais désir, en un mot, de tous. les attributs moraux; 3*" d'un esprit plus grossier, JifBi, immédiatement m rapport àvee le oorps, et eause directe de ce qu'on appelle dans le texte les mouvements inférieurs, c'esiràrdire les actions et les instincts de la vie animale. Pour faire comprendre conujient, malgré la distance qui les sépare, ces trois principes, ou plutôt ces trois degrés de l'existence humaine, se confondent cependant dans un seul être, on reproduit ici la comparaison dont on s'est déjà servi.au sujet des attributs divins et dont le germe est dans le Livre de la création. Les passages qui témoignent de Texistence de ces trois âmes sont en très grand nombre ; mais, à cause de sa clarté, nous choisissons de préférence celui qu'on va lire : (c Dans ces trois choses, l'esprit, l'âme et la vie <c des sens, nous trouvons une. fidèle image de ce qui w se passe en haut; car elles ne forment toutes trois ff qu'un seul être où tout est lié par l'unité. La vie des
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(c sens ne possède par eUe-mème aucune lumière; c'esi
(c pour celte raison qu'elle est si étroitement unie au fc corps auquel elle procure et les jouissances et les « aliments dont il a besoin ; on peut lui appliquer cespacc rôles du sage : Elle distribue la nourriture à sa mai- (( son et marque la tâche de ses servantes. La maison, (T c'est le corps qui est nourri ; et les servantes sont les « membres qui obéissent. Au-dessus de la vie des sens « s'élève Tàme qui la subjugue, lui- impose des lois et c( réclaire autant que sa nature l'exige. C'est aii^si.quQ ce le principe animal est le siège de Tâme. Enfin, au- (i dessus de Tâme s élève 1 esprit, par lequel elle est M dominée à son tour et qui réfléchit sur elle une lu<* « mière de vie. L'âme est éclairée par cette lumière et (c dépend entièrement de l'esprit. Après la murt elle ce n'a pas de repos ; les portes de TÉden ne lui sont pas a ouvertes avant que l'esprit soit remonté vers sa source, c< vers, l'Ancien des anciens^ pour se remplir de lui « pendant réternité ; caur toujours l'esprit remonte vers u \a^ source ^ • » Chacune de ces trois âmes, comme il est facile de le prévoir, a sa source dans un degré différent de^rexisteuce divine. La sagesse suprême, appelée aussi l'Éden céleste, est la seule origine de l'esprit. L'âme, selon tous les interprètes du /oftar, vient de l'attribut qui réunit en lui la justice et la miséricorde, c'est-àdire de la Beauté. Enfin, le principe animal, qui ja-
i.. S* part, fol. J42 rùc^^ mX. n'Qf'^n
mais ne s'élève oii-^eestts de ce monde, n'a pas d'antre
base que les attributs de la force, résumés dans la Rayauti.
Outre^ ees trois éléments, le Zohar en reconnaît enocre un antre d'nne natnre tout à fait extraordinaire, et dont l'antique origine se révélera à nous dans la suite âe ee travail : c'est la formé extérieure de l'homme conçue comme une existence à part et antérieure à celle du corps, en 4in mot Vidée du corps, mais avec les traits individuels qui distinguent chacun de nous. Cette idée descend du ciel et devient visible dès l'instant de la ooneeption. ir Au moment où s'accomplit l'union « terrestre, le Saint, dont le nom soit béni, envoie icici bas une forme i la ressmiUaiice de l'homme et por- « tant l'empreinte du sceau divin. Cette forme assiste ce à racle dont nous, venons- de parler, et si r.œil pouce vait voir ce qui se passe alors , on apercevrait au- K dessus de sa tète une image tout^fait semblable à u un visage humain, et cette image est le modèle d'à- « près lequel nous sommes procïééd. Tant qu'elle n'est (c pas descendue ici-bas, envoyée par le Seigneur, et ir qu'elle ne s'est pas arrêtée au-dessus de notre tête, c( la procréation n'a pas lieu; car il est écrit ; ËtDieu ce créa l'homme à son image. C'est elle qui nous reçoit (c la première à notre arrivée dans çe monde; c'est elle « qui se développe avec nous quand nous grandissons, « et c'est avec elle encore ({ue nous ciuittons la terre. « Son origine est dans le ciel (TI^K ^KHI
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« t*^yhû )' Au BumiMit où les^ âmes sont sur le
« point de quitter leur céleste séjour, chaque âme pacc raît devant lé roi suprême revêtue d-une forme suce blinie, où sont gravés les traits sous lesquels elle (t doit se montrer iei*bas. Eh. bien I l'image dont nous (( parlons émane de cette forme sublime ; elle vient la H troisième après Time, elle nous précède sur la terre « et attend notre arrivée depuis l'instant de la concep*- (Y tion*; elle est toujours présente à Faete de Tunion «.conjugale ^ » Chez les kid^balistes modernes cette image est appelée te prmétpe inêMékui (m^H^)* ^ Ëoiln, ^ous le nom à'etprii vital (tJVn ITH ou simplement n^H), quelques-uns ont introduit dans lapsy-' ehologie kabbahstique un cinquième principe, dont le siège est dans le cœur, qui préside à la combinaison et à rofga&isàtion des éléiiieiits matériel^^ et qui se disrtingue entièrement du principe de la vie animale (nefhêêeh)^ de la vie. des sens, comme diez Aristote et les philosophes scolastiques , 1 âme végétative ou nutritiTe (to âpemcxGv) se distinguait de Tàme sensitive ( t6 otaGrittxov). Cette opinion se fonde sur un passage allé- ^nrique du Eùhm^ op!i Ton 4it que dbaque nuit, pendant notre soi^imeil^ notre âme monte au ciel pour y rendre ceo^te de sa journée, et qu'à ce. moment leeorps n'^t plus animéque par un souffle de vie placé dans le cœur^•