‹ La kabbale (volume 2)Chapitre 97 sur 167 · KnVHT vcDipT iD^ui TH ^1 .mna n»a nwnwt^ vS · texte numérisé non relu

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• Zohat, part., sect. -jS -«a^Sa

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Mais» à Tirai dire» ces deux derniers éléments ne

comptent pour rien dans notre existence spirituelle renfermée tout entière dans Tunion intime de^ l'âme et de l'esprit. Quant à l'alliance momentanée de ces deux principes supérieurs avec celui des sens» c'est-à-dire» quant à la vie elle-même, par laquelle ils sont eachaînés à la terre» elle n'est point représentée comme un mal. On ne veut pas» à 1 exemple d'Origène et de l'école gnostique, la faire passer pour une chute ou pour un exil» mais pour un moyen d'éducation et une salutaire épreuTC. Aux yeux des kafcbalistes, c'est une nécessité pour l ame» une nécessité inhérente à sa natu^ finie, de jouer un rôle dans Tunivers» de contempler le spectacle que lui offire la création» pour avoir la conscience d'elle-même et de son origine ; pour rentrer, sans se confondre absolument avec elle, dans cette source inépuisable de lumière et de vie, qu'on appelle la pensée divine. D'ailleurs» Tesprit ne peut pas descendre, sans élever en même temps les deux principes inférieurs et jusqu'à la matière qui se trouve, placée encore plus bas ; la vie humaine, quand elle a été complète» est donc une sorte de réconciliation entre les deux termes extrêmes de l'existence considérée dans son universalité; entre l'idéal et le réel» ^ntre la forme et la matière, ou, comme dit l'original;^ entre le roi et la reine. Toici ces deux conséquences exprimées sous une forme plus poétique» sans êtr^ pour cela méconnaissables : (c Les âmes des justes, sont au^essus. de toutes

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c( les puissances et de tous les serviteurs d'eu haut. £t fc si tu demandes pourquoi d'une place aussi élevée elles (( descendent dans ce monde et s'éloignent de leur cv source, Toici ce que je répondrai : C'est à rezemple u d'un roi à qui il vient de naître un fils et qui l'envoie (f à la campagne pour y être nourri et élevé jusqu'à ce (c qu'il ait grandi et soit préparé aux usages du palais ce de son père* Quand on . annonce à ce roi que Tédu* « cation de son fils est tout à fait terminée, que fait-il (c dans son amour pour lui? Il envoie chercher, pour « célébrer son retour, la reine &a mère, il l'introduit K dans son palais et se réjouit avec lui tout le jour. Le «. Saint (que son nom soit béni ! ) a aussi un fils de la ff reine; ce fils, c'est l'âme supérieure et . sainte. Il « l'envoie à la campagne, c'estr-à-dire dans ce monde, (C pour y grandir et être initié aux usages que l'on suit cr dans le palais du roi. Quand il arrive à la connais- « sance du roi que son fils a achevé de grandir et que ce ie temps est venu de l'introduire auprès de lui, que « fait-il alors dans son amour pour lui ? 11 envoie, en u son honneur, chercher la reine et fait entrer son fik i( dans soa palais* L'âme, en effet, ne quitte pas la ic terre, que la reine ne soit venue se joindre à elle ir pour l'introduire dans le palais du roi où elle demeufc rerà étemeUement. Et cependant les habitants de la (( campagne ont coutume de pleurer quand le fils du c< roi se sépare d'eux. Mais s'il y a là un homme clairce voyant, il leur dit : Pourquoi pleurez-vous? if est-ce

« pas le fils du roi? n'est-il pas juste qu'il vous ait ce quittés pour allér demeurer dans' le palais de son « père ? C'est ainsi que Moïse, qui savait, lui, la vérité, ce Yoyant les habitants de la campagne (c'est^é^ire les « hommes) se lamenter, leur adressa ces paroles : Vous ce êtes les fils de JéhoTah yotre Dieu, ne vous déchires « pas le visage pour pleurer ua mort*. Si tous les (( justes pouvaient savoir ces choses, ils accueilleraient (c ayec joie le jour où ils doivent quitter ce monde. £t (T n'est-eepas le oomble dë la gloire, que la reine (la u Schéhinah ou la présence divine ) descende au mi- H lieu d'eux, qu'ils soient admis dans* lè palais du roi d et qulls fassent ses délices dans Téternité ^. >i ISous retrouvons encore ici, dans les rapports qu'on aperçoit entre Dieu, la nature et Tàme humaine, cette même forme de la trinité que nous avons si souvent rencontrée, et à laquelle les kabbaUstes semblent avoir attaché une importance logique beaucoup plus étendue qu'elle ne pourrait Tétre dans le cercle exclusif des idées religieuses, «v. . , . . -

Hais e& n'est pas senlemènt sous oe point de vue qne

la nature humaine est l'image de Dieu ; elle renferme aussi, à tous les degrés dé son existence, les*âeux principes générateurs, dont la trinité, à l'aide d'un terme moyen qui procède de leur union, n'est que le réenltat

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