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3° part. fol. 68 verso. 7 JA ANTA
2. Thalmud. Babyl., DYOn YONODD NV EMPIIY E097a Sanhédrin, chap. 11, et Choulin, chap. 6.
mystères de la sagesse kabbalistique‘. D'ailleurs, c’est un principe reconnu par tous les kabbalistes, et qui tient au système général des êtres, que la hiérarchie angélique ne commence que dans lé troisième monde, celui qu'où appelle le monde de la formation (F1 y Olam letzirah), c'est-à-dire dans l’espace occupé par les planètes et les corps célestes. Or, comme nous l'avons déjà dit, le chef de cette milice invisible, c'est l'ange Métatrone, ainsi appelé parce qu'il se trouve immédiatement au-dessous du trône de Dieu (NYDMN2), qui forme à lui seul le monde de la création ou des purs esprits (FIN ©5y. Olam Beriah). Sa tâche, c’est de maintenir l'unité, l’harmonie et le mouvement de toutes les sphères ; c’est exactement celle de __ cette force aveugle et infinie qu’on a voulu quelquefois substituer à Dieu sous le nom de nature. Il a sous ses ordres des myriades de sujets que l’on a divisés en dix catégories, sans doute en l'honneur des dix Séphiroth. Ces anges subalternes sont aux diverses parties de la nature, à chaque sphère et à chaque élément en particulier, ce qu'est leur chef à l’univers tout entier. Ainsi, l’un préside aux mouvements de la terre, l’autre à ceux de la lune, et la même chose a lieu pour tous les autres corps célestes *?. Celui-ci s'appelle l'ange du feu
4. Zohar, 1"° part., fol. 40-41.—16., 5b., fol. 55 recto. — 1b., fol. 446 recio. |
2. On va même jusqu'à les désigner sous les mêmes noms que ces corps eux-mêmes : l'un s'appelle Vénus (233), l'autre Mars
DEUXIÈME PARTIE. 225 (Nouriel), celui-là l'ange de la lumière (Ouriel), un troisième préside à la distribution des saisons , un quatrième à la végétation. Enfin, toutes les productions, toutes les forces et tous les phénomènes de la nature sont représentés de la même manière.
L'intention de ces allégories devient tout à fait évidente lorsqu'il s’agit des esprits infernaux. Nous avons déjà appelé l'attention sur le nom que l’on donne en commun à toutes les puissances de cet ordre. Les démons , pour les kabbalistes, sont les formes les plus grossières, les plus imparfaites, les enveloppes de l'existence ; tout ce qui figure l'absence de la vie, de l'intelligence et de l’ordre. Ainsi que les anges ils forment dix Séphiroth, dix degrés où les ténèbres et l'impureté vont s’épaississant de plus en plus, comme dans les cercles du poëte florentin'. Le premier ou plutôt les deux premiers ne sont pas autre chose que l’état dans lequel la Genèse nous montre la terre avant l'œuvre des six jours, c’està-dire l'absence de toute forme visible et de toute organisation *. Le troisième est le séjour des ténèbres, de ces mêmes ténèbres qui au commencement couvraient la face de l'abime”. Puis vient ce qu'on appelle
(ONE), un troisième, la substance du ciel (DrHwn Dxy). Zohar, are part., fol. 42 et seq.