part., Idra raba, ad fin
3. Considerationes de theologid mysticé, pars secund., ad fin.
tabernacles , mOn yYav )', il y en a un, désigné
sous le titre de saint des saints, où toutes les âmes
vont se réunir à l’âme suprême et se compléter les unes
par les autres. Là, tout rentre dans l'unité et dans Ja” perfection; tout se confond dans une seule.pensée qui
s'étend sur l'univers et le remplit entièrement; mais le
fond de cette pensée, la lumière qui se cache en elle ne
peut jamais être ni saisie ni connue; on ne saisit que
la pensée qui en émane. Enfin, dans cet état, la créature ne peut plus se distinguer du créateur; la même pensée les éclaire, la même volonté les anime; l’âme aussi bien que Dieu commande à l'univers, et ce qu’elle ordonne , Dieu l’exécute *.
Il ne nous reste plus, pour avoir terminé cette analyse, qu’à faire connaître en peu de mots l’opinion des kabbalistes sur un dogme traditionnel auquel leur système donne un rôle très secondaire, mais qui, dans l'histoire des religions, est de la plus haute importance. Le Zohar fait plus d’une fois mention de la déchéance et des malédictions qu'amena dans la nature humaine la désobéissance de nos premiers parents. Il nous apprend qu'Adam, en cédant à la bête, a réellement ap-
4. Nous avons parlé plus haut des tabernacles de la mort, de la dégradation ou de l'enfer; il s’agit ici des tabernacles de la vie.
2. OONWNT NTA NT MIA 1102 JNANND F2 DNUTEN WT NAT nv NIV PNTD MANDA NPATINNO YOTT JND NT OP NT 4 part., fol. 48 recto et verso, 723" n2pn1 V1 VPN 1192 007 sect. TÉUNTA
pelé la mort sur lui-même, sur sa postérité et sur toute la nature‘. Avant sa faute, 1l était d'une force et d’une beauté bien supérieures à celles des anges. S'il avait un corps, ce n'était pas la vile matière dont le nôtre est composé; il ne partageait aueun de nos besoins, aucun de nos désirs sensuels. Il était éclairé par une sagesse supérieure à laquelle les messagers de Dieu, de l’ordre le plus élevé, étaient condamnés à porter envie*. Cependant, nous ne pouvons pas dire que ce dogme soit le même que celui du péché originel. En effet, il s’agit ici, quand on considère seulement la postérité d'Adam, non d’un crime qu'aucune vertu humaine ne saurait effacer, mais d’un malheur héréditaire, d’une punition terrible, qui s'étend sur l'avenir aussi bien que sur le présent. « L'homme pur, « disent les textes, est par lui-même un vrai sacrifice, « qui peut servir d’expiation; c’est pour cela que les « justes sont le sacrifice et l’expiation de l'univers. »
DITS NT PI 120 WIDD NI2TP VIN TNDT NT U3 2 RDÔPD IR NIAIPI NDOPT TIR 1D2
Îls vont même jusqu’à représenter l'ange de la mort comme le plus grand bien de l'univers; car, disent-ils,
4. 12912 NYIN ANTON DUNO RAM NM DIDYT NNPUA qre part., fol. 445 verso. NDby 02h nnn os 2. NYIN NOND PIOENT HNDIA MYINT AUTTIN NUNT 712 3e part., fol. 83 verso, sect. DYUTTE 5. Are part., fol. 68, sect. r13
c'est pour nous protéger contre lui que la loi a été donnée; il est cause que les justes auront en héritage les sublimes trésors qui leur sont réservés dans la vie à venir'. Du reste, cette antique croyance de la dé- Chéance de l’homme, si positivement enseignée dans la Genèse, est représentée, dans la kabbale, avec assez d’habileté, comme un fait naturel, comme la création même de l’âme humaine, telle qu’on l’a expliquée plus haut. « Avant d'avoir péché, Adam n'écoutait que cette « sagesse dont la lumière vient d'en haut; il ne s'était « pas encore séparé de l'arbre de vie. Mais quand il « céda au désir de connaître les choses d’en bas et de « descendre au milieu d'elles, alors il en fut séduit, il « connut le mal et onblia le bien ; ilse sépara de l’arbre « de vie. Avant d’avoir fait cela, ils entendaient la voix « d'en haut, ils possédaient la sagesse supérieure, ils « conservaient leur nature lumineuse et sublime. Mais « après leur péché, ils cessèrent même de comprendre « la voix d’en bas°. » Comment ne pas admettre F'opinion que nous venons d'exprimer, lorsqu'on nous apprend qu’Adam et Ëve, avant d’avoir été trompés par les ruses du serpent, n'étaient pas seulement affranchis des besoins du corps, mais qu'ils n'avaient pas de corps, c’est-à-dire qu'ils n’appartenaient pas à la terre? Ils étaient l’un et l’autre de pures intelligences, des esprits bienheureux comme ceux qui habitent le séjour des