‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 115 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

la ÆMischna de tant de respéct et de mystère? Chose étrange! ceux qui soutiennent cétte opinion sont precisément les critiques qui ne voient dans le Zohar qu'une invention de la fin du xu1° siècle, et par conséquent le font naître à une époque où Platon n’était pas connu; car on ne prétendra pas qu’on puisse se faire une idée de sa doctrine par les citations disséminées dans les livres d’Aristote et l’amère critique qui les accompagne. Mais dans aucun cas, l’on ne pourraadmettre la filiation actuellement soumise à notre examen. Je ne m'appuierai pas sur des raisons extérieures dont l’emploï sera plus opportun dans la suite. Je ferai seulement remarquer ici que les ressemblances qu’on aperçoit d’abord entre les deux doctrines sont bientôt effacées par les différences. Platon reconnaît formellement deux principes : l'esprit et la matière, la cause intelligente et la substance inerte, quoiqu'il soit bien difficile de se faire d’après lui une idée aussi nette de la seconde que de la première. Les kabbalistes, encouragés à cela par le dogme incompréhensible dé la création ex nshilo, ont admis, pour base de leur système, l'unité absolue, un Dieu qui est à la fois la cause, la substance et la forme de tout ce qui est, comme de tout ce qui peut être. Le combat du bien et du mal, de l'esprit et de la matière, de la puissance et de la résistance, ils le re- “connaissent comme tout le monde, mais ils le placent au-dessous du principe absolu et le font dériver de la

distinction qui subsiste nécessairement, dans la généra-

+ mé

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