PREMIÈRE PARTIE
cesseurs. On compte parmi eux les auteurs présumés des plus anciens monuments de la kabbale, c’est-àdire, Akiba et Simon ben Jochaï avec son fils et ses amis. Immédiatement après la mort de Judas, vers la fin du u‘ siècle après la naissance du Christ, commence une npuvelle génération de docteurs, qui portent le nom d'Amoraim, D'NY2N, parce qu'ils ne font plus autorité par eux-mêmes; mais ils répètent, en l’expli-quant, tout ce qu'ils ont entendu des premiers ; ils font connaître toutes celles de leurs paroles qui n’ont pas encore été rédigées. Ces commentaires et ces traditions nouvelles, qui n’ont pas cessé de se multiplier prodigieusement pendant plus de trois cents ans, furent enfin réunis sous le nom de Guémara, N'YA3, c’est-à-dire, ce qui termine ou complète latradition. C’est par conséquent dans ces deux recueils, religieusement conservés depuis leur formation jusqu’à nos jours, et réunis sous le nom général de Thalmud!, que nous devons chercher d’abord, non pas sans doute les idées mêmes qui font la base du système kabbalistique, mais quelques données sur leur origine et l’époque de leur naissance.
On trouve dans la Mischna? ce passage remarquable : « Il est défendu d’expliquer à deux personnes l'histoire « de la Genèse; même à une seule, l'histoire de la « Mercaba ou du char céleste; si cependant c’est un « homme sage et intelligent par lui-même, il est per-
1. soûn, c'est-à-dire, l'étude ou la science par excellence. 2. Traité de ’Haguiga, 2 proposition.
« mis de lui en confier les sommaires des ebapitres. »
pra 2202 NOT DMWS MIUNNA UPS ND UNIT PNR tp UN 19 OMDID ANPTD 204 QT NU 13 EN N0N La Guémara se montre encore plus sévère, car elle ajoute que même les sommaires des chapitres ne doivent être divulgués qu’à des hommes revêtus d’une houte dignité, et connus pour leur extrême prudence, ou, pour traduire littéralement l'expression originale, « qui portent en eux un cœur plein d'inquiétude. » avr 1a6w 0 0561 qe na an nn PPS NA PDA JX v27p3 Évidemment, il ne peut être ici question du texte de la Genèse ni de celui d'Ézéchiel, où le prophète raconte la vision qu'il eut sur les-bords du fleuve Chébar. L'Écriture tout entière était, pour ainsi dire, dans la bouche de tout le monde; de temps immémorial, les observateurs les plus scrupuleux de toutes les traditions se font un devoir de la parcourir dans leurs tem ples au moins une fois dans une année. Moïse lui-même ne cesse de recommander l'étude de la loi, par laquelle on entend universellement.le Pentatenque. Esdras, après le retour de la captivité de Babylone, la lut à haute voix devant tout le peuple assemblé’. Il est également impossible que les paroles que nous venons de citer expriment la défense de donner au récit de la création et à