De Sacrificantibus, ed. Mangey, t. IL, p
3. Iabsra obdémors mov à baèc, SAN borsp to Tè xæiaiv mupôc xal yrovos To Qüyuv, cbr xat 66ob 1ù œouiv. Legis Alleg., I, ed. Mangey, t. I, p. 44.
4. Avénaukav di cd ray éxpakian xakwe éreid'av qhau dpxarnpuoy rù rüv SAuv airicv obdémors loyev Toû nousiv rà xAAAOTA, ŒAAG Tv veu xaxorabeiav pasTa moAG: ebuapeas érovorirnv évegyeiav. De Cherubin., p. 193.
TROISIÈME PARTIE. 299 image périssable de l'éternité *. Quant à l’action divine, elle ne consiste plus comme tout à l'heure à donner une forme à la matière inerte, à faire sortir du désordre et des ténèbres tous les éléments qui doivent concourir à la formation du monde, elle devient réellement créatrice et absolue; elle n’est pas plus limitée dans l’espace que dans la durée. « Dieu, dit expressé- « ment Philon, en faisant naître les choses, ne les a pas « seulement rendues visibles, mais il a produit ce qui « auparavant n'existait pas ; il n’est pas seulement « l’architecte (le Démiourgos) de l’univers, il en est « aussi le créateur *. » Il est le principe de toute action dans chaque être en particulier, aussi bien que dans l’ensemble des choses, car à lui seul appartient l’activité ; le caractère de tout ce qui est engendré, c’est d’être passif *. C’est ainsi, probablement, que tout est rempli, que tout est pénétré de sa présence; c’est ainsi qu'il ne permet pas que rien reste vide et-aban-
4. Éurtes mavd rd oleobat & Aipauc,ñ xaddkcu ypive xéouov yeyévevas. Leg. Alleg. Ib. supr. Obrèc obv (6 xdœuoc) 6 vaurspos buèç 8 aicônrès, ximbels, Tv Lecvou qÜav avaxduubat xai évacyaiv. énoinosv. Quod Deus sit immutabilis. — Anpaoupydc Sù xal ypôvou soc. Jb.
2. Ô Osèç rù révra yavrianc, où pv sig rolupavic Ayayrv, GAAX xal 8 mpc- Tapov cbx Hv éroinasv, où Smroupyèc pLévoy, LAAX xai xriornç aûrèç Gv. De Somnsis, p. 577.
D. Ouùs ral voie Ado Émaoiv doyh Toù d'oGv dort. — TSiov pv Osoë rd moustv, 6 où Oiuig énvypibaoba qervrire, dur d'à yenreë rù naayuv. Legis Alleg., 1; De Cherubin., t. I, p. 153, ed. Mang.
donné de lui-même‘. Comme il n’est rien cependant qui puisse contenir l'infini, en même temps qu'il est partout, il n'est nulle part, et cette antithèse, que nous avons déjà trouvée dans la bouche de Porphyre, n’est pas comprise autrement qu'elle ne l’a été plus tard par le disciple de Plotin. Dieu n’est nulle part, car le lieu et l’espace ayant été engendrés avec les corps, il n’est pas permis de dire que le créateur soit renfermé dans la créature. Il est partout, car par ses divines puissances (tds duvdua. adroï) il pénètre à la fois et la terre et l’eau, l'air et le ciel; il remplit les moindres parties de l'univers, les liant toutes les unes aux autres par des liens invisibles *. Ce n’est pas encore assez : Dieu est lui-même le lieu universel (6 r&y &\wv romoc), car c’est lui qui contient toutes choses, lui qui est l'abri de l’univers et sa propre place, le lieu où il se renferme et se contient lui-même *. Si Malebranche, qui ne voyait en Dieu que le lieu des esprits, nous paraît si près de Spinosa , que penser de celui qui nous représente le souverain être comme Île lieu de toutes les existences, soit des esprits, soit des corps? En même temps nous demanderons ce que devient avec cette idée le principe
4. Hävra ya TenAñpuxsr 6 Ode, mai dia mavrev d'uAñavbev, xai xévor cddév, cddÈ Lenor émcrénoies éauroë. Genes., ]. III, 8.