‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 144 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

rien ne saurait nous en donner une idée : ni la vertu, ni la science, ni le beau, ni le bien ‘, pas même l’unité; car ce que nous appelons ainsi n’est qu'une image du souverain être (povdç pév éctiv eixdw aœétiou mpéi= rov)*. Tout ce que nous savons de lui, c’est qu’il existe; il est pour nous l'être ineffable et sans nom *. Dans le premier Cas, 1l est facile de reconnaître l’influence de Platon, de la métaphysique d’Aristote et même de la Physiologie stoïcienne ; dans le second, c’est un ordre d'idées tout différent où se montre non moins clairement l’unité néoplatonique et l’Ensoph de la kabbale , le mystère des mystères, l'inconnu des inconnus, ce qui domine à la fois les Séphiroth et le monde. La même remarque s'applique nécessairement à tout ce que Philon, par l'effet de ses croyances religieuses ou de ses souvenirs philosophiques , nous représente comme un intermédiaire entre les choses créées et la plus pure essence de Dieu, nous voulons parler des anges , du verbe et en général de ce que Philon désigne sous le nom un peu vague de puissances divines (dvvaues Toù 0605). Quand le dualisme grec est pris au sérieux, quand le principe intelligent agit immédia-

4. De Mundi opific. loc. laud. Kosirrov à imoriun, xpairrow % &pérn x, T. Àe |

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