‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 146 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Ailleurs ‘ nous apprenons que les puissances divines et les idées sont une seule et.même chose; que leur rôle consiste à donner à chaque objet la forme qui lui convient. C’est à peu près dans les mêmes termes qu’on parle des anges. Ils représentent diverses formes particulières de la raison éternelle ou de la vertu, et habitent l’espace divin, c’est-à-dire le monde intelligible*. Le pouvoir dont ils dépendent immédiatement ou l’archange, c’est, comme nous le savons déjà, le logos luimême. Mais ces natures et ces rôles sont complétement changés quand Dieu apparaît à l'esprit de notre auteur comme la éause immanente et le lieu véritable de tous les êtres. Dans ce cas, il ne s’agit plus simplement d'imprimer diverses formes à une matière qui n’existe pas par sa propre essence; mais toutes les idées, sans rien perdre de leur valeur intelligible, deviennent en outre des réalités sübstantielles, des forces aetives subordonnées les unes aux autres et contenues cependant

dans une substance, dans une force, dans une intellis

gence unique.

C’est ainsi que la sagesse ou le verbe devient la pre-

vouéveu robrou &pyérurov, idéaux doparote ouorafaie, barréo ocre cépaæatv &a= rois. De linguarum confusione. |

4. Taic domparuc Juviusav, Ov Éruuov 6vua al idéar, mareypraaro mpde ro yévos deaoroy nv dpporrcüauv AaGsiv oppr. De Sacrificantibus, t. II, p. 261, ed. Mangey.

2. ElSivos OÙ vüv mpoonixe, ri à Baios romoc at À lapà popa n'Aryns ÉdonéTey Adyuv. De SomnitsI, 21.—Adyot c0ç xadsiv Po dyyeror… Son yhp Oeod XoYou, Toaaÿra &perhis lôvn re xai «iôn. De Posteritate Cain:

mière de toutes les puissances célestes, un pouvoir distinct, mais non séparé de l’être absolu ‘, la source qui abreuve et qui vivifie la terre, l'échanson du Très- Haut qui verse le nectar des âmes et qui est lui-même ce nectar *; le premier-né de Dieu et la mère de tous les êtres (vis mpwroyovos) *; on l'appelle aussi l’homme divin (&6pwnoçs Bed), car, cette image par laquelle l’homme terrestre a été créé le sixième jour et que le texte sacré appelle l’image de Dieu, ce n’est pas autre chose que le verbe éternel ‘; il est le grand-prêtre de l'univers (épxuepelç voù xoauoÿ), c'est-à-dire le conciliateur du fini et de l'infini. On pourrait le regarder comme un second dieu , sans porter atteinte à la croyarice d’un Dieu unique ‘. C'est de lui que l’on parle dans les Écritures, toutes les fois que l’on donne à Dieu des titres et un nom; car Île premier rang appartient à l’Étre ineffable ‘. Ce qui achève de nous convaincre que toutes ces expressions se rapportent à une

— 4. À acpia reù Oucd doriv, #v dxpav xai mporiornv Érausy dæd rüv Éxuroù dvvausuv, Leg. alleg. II. .

2. Xäruotr dé Gorep énd nnyfie, the copiuc, morauoÿ Tpérov, 8 Bsiog Ayo. rAnpn TCÙ coplaç vamarog Tv Bsioy Adyor.…."oiveydoç Tob Osoù xai ouumoaiapyoc, où diapésuv rob momaroç. De Somnits II.

3. Ado Yyap, de lcuxev, Tapa Osoù, dv uv 88e à xoomoc, dv © nai dpyrepebs 6 mporoyevog abroù Beros Adyos. De Somnits I, t. I, p. 653, ed. Mangey.

4. Kal Gpxn xui Évoux bec xai 6 mar’ eixôva Euros x. r. À. De Confusione linguarum, t. I, p. 427 ed. cit.

B. Oüroc yap uovy Tov Graküv dy en Gsdç x. T. À. Leg. alleg. XIE, t. I, p. 128, ed. cit.

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