‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 147 sur 202 · PR LT · texte numérisé non relu

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quoique leur action soit partout présente et que leurs formes se manifestent dans celles de l’univers, il n’est pas plus possible d'atteindre leur essence que celle du premier être. C’est ce que Dieu lui-même apprend à Moïse, quand celui-ci, après avoir demandé vainement de le voir face à face, le supplie, dit Philon, de lui montrer au moins sa gloire (ri Adkay aim), c’est-àdire les puissances qui environnent son trône inaccessible (dopupopotcas dwvduas) *. Quant aux anges, dans lesquels nous avons vu tout à l'heure des idées représentant les différentes espèces de vertu, ils ne sont pas seulement personnifiés à la manière des poëtes et des écrivains bibliques, on les considère aussi comme des âmes nageant dans l'Éther et venant s'unir quelquefois à celles qui habitent le corps de l'homme *. Ils forment des substances réelles et animées qui cammuniquent la vie à tous les éléments, à toutes Les parties de la nature. En voici la preuve dans le passage que nous allons traduire : « Les êtres que les philoso- « phes des autres nations désignent sous le nom de « démons, Moïse les appelle des anges. Ce sont des « âmes qui flottent dans l'air, et personne ne doit re-

elxoy Moy yivereu mapdderyua... oxix Osoù SÙ à Adyes abroë dati. Leg. alleg. NII.

4. Mar’ cÜv lui, pére viva Tüy iuüv d'uvéuiwv xarà viy obaiar Émiogs morè Juvicsohes xaraaGis. De Monarchid I t. II, p. 218, ed. Mangey.

2. De Plantatione. — De Monarchid II. Cette réunion d’une âme à une autre a été reconnue des kabbalistes sous le nom de gestation (112y).

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