‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 148 sur 202 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

« garder leur existence comme une fable; car il faut « que l'univers soit animé dans toutes ses parties et « que chaque élément soit habité par des êtres vivants. « C’est ainsi que la terre est peuplée par les animaux, « la mer et les fleuves par les habitants de l’eau, le feu « par la salamandre , que l’on dit très commune en « Macédoine , le ciel par les étoiles. En effet , si les « étoiles n'étaient des âmes pures et divines, nous ne « les verrions pas douées du mouvement circulaire, « qui n'appartient en propre qu'à l’esprit. Îl faut donc « que l'air soit également rempli de créatures vivan- « tes, quoique l'œil ne puisse pas les voir ‘. » C’est surtout quand il s’agit de l’homme que le syncrétisme de Philon se montre à découvert et qu’on aperçoit sans peine la double direction à laquelle il s’abandonne, malgré sa vive prédilection pour les idées orientales. Ainsi, non content de voir avec Platon, dans les objets de la sensation, une empreinte affaiblie des idées éternelles, il va jusqu'à dire que sans le secours des sens nous ne pourrions jamais nous élever à des connaissances supérieures; que sans le spectacle du monde matériel nous ne pourrions pas même soupçonner l'existence du monde immatériel et invisible? ; puis il déclare l'influence des sens tout à fait perni-

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