‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 151 sur 202 · De Migratione Abraham. — Quis rerum divinarum hœres · texte numérisé non relu

De Migratione Abraham. — Quis rerum divinarum hœres

dire que Dieu, voulant se manifester dans l’univers par l'idée. du bien, n’a pas trouvé de temple plus digne de lui que l'âme humaine‘. Mais il est facile de voir que cette théorie si vraie et si sage est en contradiction avec certains principes généraux exposés précédemment, comme l'unité de substance, la formation des êtres par voie d’émanation et même le dualisme platonique. Aussi notre philosophe n'a-t-il aucune peine à l’abandonner pour le point de vue contraire, et il est facile de remarquer qu’il s’y trouve plus à l’aise, qu’il y déploie beaucoup mieux les richesses de son style à demi oriental et les ressources de son génie naturel. Alors il ne laisse plus rien à l’homme, ni de son libre arbitre, ni de sa responsabilité morale. Le mal que nous nous attribuons comme celui qui règne en général dans ce monde est le fruit inévitable de la matière*?, ou l'œuvre des puissances inférieures qui ont pris part avec le Logos divin à la formation de l’homme. Le bien au contraire n'appartient qu à Dieu. En effet, c'est parce qu’il ne convient pas au souverain Être de participer au mal, qu'il a appelé des ouvriers subalternes à concourir avec lui à la création d'Adam; mais à lui seul doit être rapporté tout ce qu'il y a de bon dans nos

4. De Nobilitate, t. II, p. 437, ed. cit. Nav dEtompemégrepor éni yä oùx” sbpe Aoyomod xpairres * 6 Jap voüc dyaAmaropopst rù &yabèv.

3. De Opific. mund. — Quis rerum divinarum hæres. — De Nomsnum mutatione. — De Vit4 Mos. NI.

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