TROISIÈME PARTIE
corps, de la raison sur les sens, mais l’observance de toutes les lois révélées, telles, sans doute, qu'il les interprète et les conçoit‘. Quand il admet avec Platon et l’école stoïcienne ce qu'on a appelé plus tard les quatre vertus eardinales, il nous les représente en même temps comme des vertus inférieures et purement humaines ; il nous montre au-dessus d'elles, comme leur source commune, La bonté ou l'amour, vertu toute re ligieuse, qui ne s'occupe que de Dieu dont elle est l’image et l’'émanation la plus pure. Il la fait sortir directement de l’Éden, c’est-à-dire de la divine sagesse, où l’on trouve la joie, la volupté, les délices dont Dieu seul est l’objet *. C’est probablement dans ce sens qu’à l’imitation de Socrate, il confond la vertu avec la sa gesse*. Enfin, il faut sa garder aussi de lui attribuer la pensée d’Aristote, quand il nous enseigne , d’après les termes de ce philosophe, que la vertu peut dériver de trois sources : la science, la nature et l'exercice“. Aux yeux de Philon, la science ou la sagesse véritable
4. Dans ces paroles de l'Écriture : «Abraham suivait toutes les voies du Seigneur, » on trouve cette maxime enseignée par les plus célèbres philosophes, qu’il faut vivre selon la nature, etc. De Migrat. Abraham.
‘2. Après avoir dit que les quatre vertus ont leur source dans la beauté, notre auteur ajoute : Aaubaver pév oùv raç &pyxae % ave dpérn &nd vie ÉdUe, re ro Oscù oopias, À aipu nal yérurar nai rpuq énl pive T@ marpi abrñç sw. Leg. alleg. I.
3. Krnoduevos de émiornun, Tv dperüv Beéauordrny ouvexräro xal räç ac dndcaç. De Nobilitate, ed. Mangey, t. IF, p. 442.