‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 154 sur 202 · De Migrat. Abrah. — De Sommits I, et passim · texte numérisé non relu

De Migrat. Abrah. — De Sommits I, et passim

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n’est pds celle qui résulte du développement naturel de notre intelligence, mais celle que Dieu nous donne par un effet de sa grâce. La nature, dans l'opinion du philosophe grec, nous porte d’elle-même vers le bien ; selon Philon, il y a dans l’homme deux natures entièrement opposées qui se combattent, et dont l’une doit nécessairement succomber ; dès lors toutes deux sont dans un état de violence et de contrainte qui ne leur permet pas de rester elles-mêmes. De là, son troisième moyen d'atteindre à la perfection morale, l’ascétisme dans toute son exaltation , substitué à l’empire légitime de la volonté et de la raison sur nos désirs. En effet, il ne s’agit pas seulement d’atténuer le mal, de le circonserire dans des limites plus ou moins restreintes, il faut le poursuivre tant qu’il en reste la plus légère trace, il faut le détruire, s’il est possible, dans sa racine et dans sa source. Or, le mal dont nous souffrons dans ce monde, est tout entier dans nos passions que Philon regarde comme absolument étrangères à la nature de l'âme‘. Les passions, pour me servir de son langage, ont leur origine dans la chair. Il faut donc humilier et macérer la chair; il faut la combattre sous toutes les formes et à tous les instants? ; il faut se relever de cet état de déchéance qu’on nomme la vie; il faut, par une indifférence absolue pour tous les biens périssables,

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